Randonnée pédestre en Catalogne

Étant une grande amatrice des randonnées en montagne, j’ai voulu en savoir plus sur les randonnées pédestres possible à faire en Catalogne. J’ai été surprise de découvrir que nous pouvons réaliser facilement une excursion au massif Montserrat à Barcelone. Cette montagne s’étend sur quatre communes, soit: Collbató, El Bruc, Marganell et Monistrol. Formé par un parc naturel, Montserrat est un endroit où la faune, la flore, la géologie et l’histoire est bien respectées et à découvrir. De plus, selon plusieurs personnes ayant laissé des commentaires sur le site Tripadviser, cette randonnée est la solution parfaite pour s’échapper des centaines de touristes venant visiter Montserrat. L’ascension ne prend qu’une heure et au sommet de la montagne, on nous offre une vue exceptionnelle des environs de Barcelone. Il est même possible de faire des randonnées plus longues, car il y a une grande variété de petits chemins faisant tout le tour du massif.

Randonnée Montserrat

montserrat

 

 

 

 

Pour poursuivre, il y a la fameuse route Aiguafreda dans la ville de Montseny en Catalogne qui offre des paysages spectaculaires aux adeptes de la randonnée. Classé réserve mondiale de biosphère par l’UNESCO, le massif du Montseny est répartis entre dix-huit communes. Les différences de température dans chaque environnement procure une végétation riche et impressionnante sans parler d’un grand nombre d’espèces animales. Matagalls, étant la route la plus populaire, est d’une durée d’approximativement quatre heures et d’une distance de 14km. Des randonnées accompagnées d’un guide sont offertes permettant d’en connaître davantage sur la culture catalane. Il est même possible de visiter une éco-ferme et de faire de l’équitation dans les sentiers. Au sommet de la montagne Tagamanent, se trouve l’église Santa Maria construite en 993 qui était autrefois une paroisse rurale. Cette église est considérée comme un «must see» lorsque vous faite l’excursion.

matagalls

Finalement, une randonnée familiale, plus facile à monter et moins exigeante physiquement, est la montagne Tibidabo. Celle-ci se trouve à Barcelone et elle est le plus haut pic de la Serra de Collserola avec une altitude de 512 mètres. Lors des journées peu nuageuses, il est même possible d’apercevoir le Montserrat au loin. Plusieurs monuments ont été construits aux alentours de la montagne, dont un parc d’attraction qui date du 20e siècle et l’église catholique Sagrat Cor. La plus haute tour de l’église permet un panorama de 360 degrés. De plus, la randonnée du mont Tibidabo Randonnée Montserrat est grandement appréciée grâce à la beauté des espaces verts. Côté géographique, il est intéressant de voir que la montagne possède deux biodiversités distinctes; l’Euro-Sibérien et le Méditerranéen. De plus, il y a plus de 190 espèces animales vivant dans le parc, c’est donc l’endroit parfait pour les amoureux de la nature.

tibidabo

Source :

http://www.everytrail.com/browse.php?activity_id=5&country=spain&state=catalonia

http://www.montserratvisita.com

https://fr.tripadvisor.ca/Attraction_Review-g187497-d195113-Reviews-Tibidabo_Mountain-Barcelona_Catalonia.html

http://www.everytrail.com/guide/circular-route-aiguafreda-montseny

La Mercè

 

La-Merce-Festival-Barcelona-1La Festa Major ou la Mercè est une fête qui se déroule annuellement à Barcelone. Cette grande célébration est d’origine religieuse et rend honneur à Notre-Dame-de-Grâce ou la vierge de la Mercè. Elle est considérée comme la protectrice de la ville suite à une invasion de sauterelles où son nom fut prié avec ferveur. Ce n’est qu’aux alentours de 1868 que le pape reconnait la Mercè et que les célébrations débutent de manière annuelle.

 Le déroulement de cette fête peut s’étendre sur plusieurs jours et invite la population à participer à de nombreuses activités traditionnelles catalanes. Au commencement de la fête, on retrouve toujours le pregò. Il s’agit d’un discours donné par un personnage d’actualité. C’est par les mots de la vedette de l’heure que les festivités débutent.

En plus d’y avoir des spectacles, des correfocs apportent des émotions fortes à la foule. Les correfocs sont des groupes de personnes qui se déguisent en diables et allume des feux d’artifices tout en dansant sous le rythmes des tambours. Il s’agit souvent d’une parade ou les feux d’artifices sont allumés parmi les spectateurs. Certains peuvent décider d’observer le tout à une distance sécuritaire pendant que d’autres vont se vêtir de manière à se protéger du feu et auront pour but de se précipiter le plus proche possible de ces démons.

Correfoc

D’un autre côté, les Castells et les Falcons apportent une ambiance fabuleuse aux célébrations. Les Castells sont des tours humaines de 6 à 10 étages et les Falcons présentent des figures gymnastiques impressionnantes! Ces démonstrations sont un merveilleux symbole d’entraide et de force que présente l’union du peuple catalan.

Castelles    CastellsFalcons    Falcons

Les bals de Géants de Catalogne ne sont pas à négliger. Les géants de Catalogne sont des statues de bois que l’on fait défiler dans la ville et qui représentent des personnages importants de la culture locale comme des écrivains ou bien des artisans.

Gigantes_Barcelona

Il ne faut pas oublier la Sardane! Cette danse traditionnelle ou les gens forment un cercle en se tenant les mains se pratique sous le rythme de la Cobla. Celle-ci rassemble des musiciens jouant des instruments à vent traditionnelles comme la trompette et le trombone et d’autres qui jouent des instruments a vent typiquement catalan comme le tenora et le tible.

La-Sardana

En résumé, la Mercè est une fête qui rassemble énormément la population à Barcelone par une grande variété de pratiques traditionnelles. De plus, des fêtes comme celle-ci ont lieu dans plusieurs villes de l’Espagne et les étrangers y sont toujours les bienvenus. Pour ma part, je compte bien participer à l’une d’entre elles un de ces jours!

https://en.wikipedia.org/wiki/Correfoc

http://www.gencat.cat/culturcat/portal/site/culturacatalana/menuitem.be2bc4cc4c5aec88f94a9710b0c0e1a0/fr_FR/index7bdb.html?vgnextoid=d3ed5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextchannel=d3ed5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextfmt=detall2&contentid=cc94352101fd7210VgnVCM1000008d0c1e0aRCRD&newLang=fr_FR

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Merc%C3%A8

https://en.wikipedia.org/wiki/Our_Lady_of_Graces

https://www.youtube.com/watch?v=Eh7y71Ed89E

 

La légende d’Otger Catalò ou le mythe fondateur d’un peuple.

Comme tous les pays, l’on s’attache aux mythes fondateurs des villes et des peuples, récits oraux et légendes s’entremêlent souvent et donnent au fil du temps de très belles fables ou le mythe prend place.

Ainsi pour la Catalogne, plusieurs récits mythiques racontent l’origine des montagnes, la découverte de la vierge noire ou celui du compte Arnau qui paraît il avait un pied sur terre et l’autre en enfer. Nous retrouvons également des contes célèbres comme celui de Peau d’âne, mais très différent de celui que nous connaissons, car le malheureux héros ici est un jouvenceau qui voulait surprendre de vilaines sorcières et fut transformé en baudet (je mets un lien en bas de l’article pour ceux ou celles qui voudront lire le conte en entier et d’autres contes catalans[1]). Nous trouvons notamment l’exemple de la légende qui forme les quatre barres du drapeau de la Catalogne. Mais parmi les légendes fondatrices de la Catalogne, deux mythes sont liés à la Vierge noire et à Guifré le Velu, fondateur de la dynastie des comtes de Catalogne. Ainsi lorsqu’on évoque les mythes fondateurs de la Catalogne, l’on se rend compte qu’ils sont construits autour de la religion et de l’identité catalane. Cependant et autour justement de la Vierge noire et de l’honneur de la chevalerie, nous arrivons au personnage mythique d’un prince allemand Otger Catao. Bien sûr comme tout mythe ou légende celle-ci est contestée notamment par les factions proches d’idéologies conservatrices, mais admise toutefois par une partie importante de la population locale.

La légende raconte qu’Otger Golant ou Catalo pour les Catalans aurait été le seul survivant d’une attaque des Maures vers 756. Grièvement blessé, il fut traîné jusqu’à une grotte par son chien qui le guérit (on retrouve un chien au collier d’or dans les armoiries d’Otger Catalo). Une fois les forces récupérées, il convoqua neuf chevaliers catalans afin de combattre à ses côtés les Maures. La légende intervient ici. Car, il est mentionné dans l’histoire que les neufs chevaliers qui déposèrent leurs épées devant l’autel de la Vierge noire et jurèrent de débarrasser la terre sainte et la rendre aux chrétiens, soit les barons de la Farma se trouvent des seigneurs ; Cervelló, Erill, Ribelles, Montcada, Cervera, Pinós, Anglesola, Alemany et Mataplana et avec Otger Catalò qui ont vécu à des époques différentes parfois même avec un décalage de deux siècles. Ces chevaliers du nombre de neufs, et de dix avec Otger Catalo. Ce chiffre de neuf va se retrouver au cœur même dans la construction de la Catalogne, divisée en neuf comptés puis en neuf communautés religieuses.

Ces barons étaient les plus audacieuses de la terre catalane, souvent représentés autour d’un cercle avec Otger au milieu et les épées brandies, jurant dévouement à la Vierge noire, Notre-Dame de Montgrony. Otger_cataló

À sa mort Otger aurait remis son épée qu’il tenait lui aussi du cavalier Saint-Jordi au grand-père de Guillem qui aura la charge de la transmettre à un chevalier capable de défendre la patrie si elle se trouve menacée de nouveau par les Maures. Devenu moine Saint-Guillem garda l’épée et un jour que les Maures attaquèrent de nouveau le pays, la cloche de l’ermitage de Saint-Guillem-de Combret[2] sonna si fort toute seule qu’on l’entendit dans toutes les Pyrénées.

Otger Catalò aurait eu une lignée dont les membres vivants porteraient les noms de famille : Catalan (en Allemagne et en Espagne), Catalò (en Espagne et au Portugal) et Cathala (en France).

[1] http://pyreneescatalanes.free.fr/Decouvrir/Legendes.php

http://www.crdp-montpellier.fr/produits/ultreia/pdf/Ultreia-legendes.pdf

http://www.soysanador.com/archivos/catalunya1-un.debate-a-ciegas.html#.Vqj_NirhDIU

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ermitage_Saint-Guillem_de_Combret

Carme Pinós

Carme Pinós est une architecte catalane née en 1954 à Barcelone. Depuis son enfance, l’art et l’architecture la fascinent et font partie de son quotidien. En effet, sa famille était très ouverte à l’art et Carme se souvient que lorsqu’elle était petite, elle allait voir « des monuments ».

Source de l’image: http://www.urv.cat/media/upload/gif//Carme_Pinos_01_pag_35418_1.jpg

Elle fait ses études à l’Escola Tècnica Superior d’Arquitectura de Barcelona aux côtés d’Albert Viaplana et d’Enric Miralles – son futur conjoint – et obtient son diplôme en 1979. Elle se perfectionne ensuite en étudiant aussi l’urbanisme en 1981.

Elle ouvre par la suite une agence avec Enric Miralles; le couple travaillera ensemble jusqu’en 1991. Leurs réalisations les plus reconnues incluent une école à Badalona (pour laquelle ils gagnent le Premio FAD en 1986) et une à Morella  (pour laquelle ils se méritent le Premio Nacional de Arquitectura del Consejo Superior de los Arquitectos de España en 1995), ainsi que le célèbre cimetière d’Igualada (2).

En 1991, Carme Pinós fonde sa propre agence: Estudio Carme Pinós. Elle y termine certains projets déjà commencés dans son ancienne agence et en commence d’autres. Ses réalisations comptent notamment le parc et la passerelle de Petrer (ci-dessous), le Parc de Ses Estacions à Palma et un building de la Wirtschaftsuniversität Wien.

Source de l’image: http://www.bienalesdearquitectura.es/archivo/imagenes/beau/06BE/06BE-16/06BE-16%20(6).jpg

L’un de ses projets les plus marquants demeure le Torre Cube (2004-2005) à Guadalajara, au Mexique. Elle se mérite d’ailleurs le prix ArqCatMón (Catalan Architecture in the World) du College of Architects of Catalunya pour cette réalisation.

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Source des images: http://www.noticiasarquitectura.info/especiales/torre_cube.htm

 

L’architecte travaille sur des projets variés et originaux, « from urban layouts, parks, bridges, seafronts, office towers, cultural and sports centers, universities and schools to housing facilities and furniture design » (source). En 2012, Carme Pinós lance sa collection OBJECTS qui comprend des objets créés, produits et commercialisés par son studio. On y trouve de nombreuses étagères, des tables et des gardes-robes. Le site web officiel permet même l’achat en ligne.

Dans le domaine de l’architecture, les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes. Dans un Q&A pour The Architects’ Journal,  elle souligne d’ailleurs que « for a woman it is always more difficult to socialise in a male dominated environment », mais elle encourage les femmes à prendre leur place en disant: « be clear about what you want and have the courage to achieve it ». C’est d’ailleurs ce qu’elle a elle-même fait en se séparant d’Enric Miralles et en créant sa propre agence. Elle déclare même que, à ce moment, la majorité des architectes devaient probablement penser qu’elle ne ferait pas long feu en architecture et finirait par disparaitre de la carte, que « esta mujer ahora va a desaparecer del mapa ». Or, elle a persévéré, car l’architecture est pour elle une passion qu’elle décrit comme une discipline complète et actuelle.

Source de l’image: http://www.objects.es/media/images/estudio/18%20(jun.2009).jpg

En plus de travailler sur ses nombreux projets, publications et expositions, l’architecte prend aussi plaisir à enseigner. Elle a été professeure à l’université de Colombia (New York), à Harvard (Cambridge), à l’école polytechnique fédérale de Lausanne, à la kunstakademie de Düsseldorf et à l’Escola Tècnica Superior d’Arquitectura de Barcelone.

Carme Pinós est décorée du Premi Nacional d’Arquitectura i Espai Públic en 2008 de la Généralité de Catalogne et de la creu de Sant Jordi en 2015 : « chaque année, le gouvernement Catalan décerne à différentes personnalités ou entités la croix de Saint Jordi, pour leur contribution à la culture et la défense des valeurs civiques de Catalogne ». Elle était aussi finaliste pour le prix de Women in Architecture 2015.

Sources

  • https://undiaunaarquitecta.wordpress.com/2015/09/08/carme-pinos-i-desplat-1954/
  • http://elpais.com/elpais/2015/07/02/eps/1435850356_281571.html

 

« Avant qu’ils ne deviennent Buñuel, Lorca et Dalí »

1910 voit arriver à Madrid La Residencia de Estudiantes, résidence fondée par quelques universitaires.  Indépendante de l’État, elle garanti à ses pensionnaires, des jeunes aux talents prometteurs,  une liberté de pensée peu encouragée à l’époque.  De grands intellectuels,  dont Albert Einstein, George Wells, Paul Valéry, John Maynard Keynes et bien d’autres s’y sont rendus pour discuter et pousser la réflexion avec ses résidents.

Au début des années 20, les astres s’alignent pour y réunir les pensionnaires suivants :

Luis Buñuel, Federico García Lorca et Salvador Dalí.   Oui,  il s’agit bien du cinéaste Buñuel  ( Un chien andalou, L’âge d’or ) , de Salvador Dali (La persistance de la mémoire, Cabaret Scene ) et du dramaturge espagnol Garcia Lorca ( La maison de Bernarda Alba, Noces de sang ). Tous trois n’ont pas 25 ans, tous trois se lient d’amitié dans ce creuset de la création situé au  21-23 Pinar, à Madrid.  Ils échangent, s’influencent les uns les autres.

On voudrait y être quelques instants non ?

Ce sera possible de faire une incursion dans cet univers du 4 au 27 février prochains.  Le Théâtre Denise-Pelletier présentera « Le miel est plus doux que le sang »,  pièce créée en 1994 par Simone Chartrand et Philippe Soldevila.

« Lolita », personnifiant la muse au parfum d’anarchie et l’étincelle qui allume les consciences politique, partage la scène avec ces trois artistes encore à l’aube de leur vie adulte avant qu’ils aient nourri l’imaginaire collectif.

La metteur en scène Catherine Vidal :

« …on sent peu à peu une conscience naître en eux, avec ce qui se profile  lentement à l’horizon :  les années les plus noires que connaîtra l’Espagne  avec la guerre civile, le fascisme… »

Le Théâtre Denise-Pelletier est un théâtre de Montréal. Il est situé au 4353 rue Sainte-Catherine est, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal

La pièce Le miel est plus doux que le sang : Entrevue avec Philippe Soldevida à Radio-Canada (Medium large – 3 février 2016)

Danielle Bélisle

http://next.liberation.fr/culture/2011/08/04/genese-madrilene_753089

http://www.denise-pelletier.qc.ca/media/shows/Version%20finale_communiqu%C3%A9%20LE%20MIEL%20EST%20PLUS%20DOUX%20QUE%20LE%20SANG%20.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sidence_d%27%C3%A9tudiants_de_Madrid

https://www.google.ca/search?q=th%C3%A9%C3%A2tre+denise-pelletier&oq=Th%C3%A9%C3%A2tre+denise&aqs=chrome.1.69i57j0l5.21420j0j9&sourceid=chrome&es_sm=93&ie=UTF-8

La petite soeur de Montserrat

Montserrat n’est pas seulement le berceau de la « Moreneta ». Il y a également une petite île volcanique des Antilles voisine d’Antigua et de la Guadeloupe. L’île a été découverte en 1493 par Christophe Colomb qui lui donne le nom de « Montserrat » en souvenir du monastère situé dans les montagnes de la Catalogne. L’île ne sera toutefois pas colonisée par les Espagnols. Ce fut plutôt les Anglais et les Irlandais qui s’y installèrent. La France a également pris possession de l’île pour la perdre définitivement aux mains des Britannique avec le Traité de Versailles en 1783. L’île est depuis lors dépendante du Royaume-Uni.

L’île est souvent décrite comme l’île d’émeraude des Antilles à cause de sa ressemblance avec l’Irlande côtière. Elle abrite un stratovolcan actif, La Soufrière, qui a entraîné la destruction de la partie sud de l’île et particulièrement Plymouth, la capitale d’antan, en 1997. Les coulées pyroclastiques (formées de gaz, de cendres et de blocs rocheux de tailles variables) sont encore aujourd’hui choses fréquentes. Ainsi, l’escalade du volcan est interdite au public, mais des points de vue ont été installés à l’Observatoire ou sur Jack Boy Hill. Seuls les experts peuvent se rendre à Plymouth pour étudier la région. Par exemple, un groupe d’étudiants en géologie de l’Université Laval ont pu se rendre à Plymouth et voir deux autres sites pour étudier les effets écologiques, biologiques, etc. Plymouth est alors surnommée « La Pompéi moderne ».

L’île volcanique a eu son lot d’évènements historiques et géographiques la rattachant, certes de manière infime, à la Catalogne. Or, les deux Montserrat puisent leur origine dans des mythes et légendes fondés sur des mœurs de l’époque. L’île de Montserrat fait référence à Christophe Colomb et à Pompéi. La montagne Montserrat, quant à elle, tire son origine de plusieurs mythes. Les deux mythes fondateurs sont liés à la « Moreneta » et à Guifred le Velu.

La Vierge aurait été découverte par des enfants qui ont été guidé par une lumièere et un choeur céleste vers la grotte enfermant la Vierge. Les parents, le curé et l’évêque tentent de déplacer la statue, mais cette dernière semblait vouloir rester sur sa montagne. Son poids fut si grand que les transporteurs n’ont pu la descendre plus loin. Ils ont alors érigé un monastère sur la montagne.

Les représentations de la « Moreneta » la montrent toujours parmi les rochers et souvent avec une scie ou des anges maniant la scie fournissant une explication poétique et religieuse au relief de Montserrat qui signifie la montagne sciée.

La légende de Fra Garí souligne l’importance du rôle du pape et atteste l’existence de monstres mi-hommes mi bêtes. Selon la légende, la fille de Guifred le Velu était possédé et pour se débarrasser du démon, Guifred demande de l’aide à Fra Gari. Ce dernier la guérit, mais sera désormais sous le joug du démon. Il viole alors la fille et la tue pour cacher son crime. Pour se faire pardonner, Fra Gari se rend à Rome. Pour son châtiment, il est transformé en monstre mi-homme mi bête. Son châtiment prendra fin lorsqu’un nouveau-née lui donnera le pardon. Un jour, il est abandonné au château de Guifred. Le bébé de la comtesse lui donne le pardon et il reprend sa forme humaine. Il leur explique la situation et leur montre l’endroit où il a enterré leur fille. En voulant lui prodiguer une sépulture décente, il la déterre et miracle, elle était toujours vivante.  Fra Gari devient alors le directeur de conscience de la famille. 

Une autre légende entoure la pierre « Cavall Bernat », un sommet du Montserrat. Selon la légende, un bûcheron transportant des fagots de bois à Llobregat rencontre le diable. Pour l’aider, le diable lui prête un cheval appelé Bernat qui est rapide comme l’éclair. En échange, le diable lui demande que dans dix ans, le bûcheron lui offre un cheval aussi rapide. Dix ans plus tard, le bûcheron oublie son pacte avec le diable et ce dernier le menace. La femme du bûcheron est allée prier la Vierge, qui exauça ses vœux. Une lumière illumina le ciel et le diable et le cheval avaient disparus. À leurs places, une énorme pierre pointée vers le ciel s’érigea.

Le Montserrat est un lieu unique en Catalogne. Il attire les pèlerins en quête de la « Moreneta » et les curieux en quête de paysages naturels. Sa petite sœur des Caraïbes n’est que l’expansion de cette culture catalane forte qui influence même les grands voyageurs tels que Christophe Colomb. Les deux endroits sont des bijoux de la nature ayant des histoires aussi rocambolesques les unes que les autres.

 

Sources

http://www.axl.cefan.ulaval.ca/amsudant/Monserrat.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soufri%C3%A8re_(Montserrat)

http://cdlm.revues.org/4371

http://www.capcatalogne.com/La-legende-de-Fra-Gari-Montserrat—6671.phtm

http://www.voyageurs-du-net.com/montagne-montserrat-barcelone

La langue catalane

Au total, près de 430 millions de locuteurs parlent des langues romanes (latines). Lorsqu’on parle de langues romanes, ceci inclus le français, l’espagnol, l’italien, le portugais, le catalan et bien d’autres… En d’autres mots, le catalan vient directement du latin et il est aussi ancien que n’importe laquelle de ces langues. Le catalan compte près de 10 millions de locuteurs en Europe. Il est parlé dans quatre États de l’Union Européenne soit en France, Andorre, Espagne et en Italie.

Brève histoire de la langue catalane

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Suite à la victoire de Franco et à l’instauration de la dictature, un nombre important de personnes décidèrent de quitter le pays. Bien que son usage ait été interdit par Franco, ce dialecte a continué d’être parlé en Espagne. Il était possible de repérer des gens de différents secteurs notamment des intellectuels et des spécialistes de la langue. L’exil qui suivit la fin de la guerre civile en 1939 entraina un accroissement notable du nombre des enseignants catalans dans les universités étrangères.  L’enseignement du catalan a acquis de telles proportions dans le monde que certains pays ont créé des associations regroupant les personnes qui se consacrent a l’enseignement et a l’étude de la langue et de la culture catalanes.  Malgré l’interdiction, le catalan est toujours resté une langue bien vivante. En 1978, elle est redevenue langue officielle en Catalogne, aux îles Baléares et dans la Communauté valencienne (sous le nom de valencien).

Le catalan et l’espagnol

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il est erroné de présenter le catalan comme un dialecte de l’espagnol. Depuis le XVe siècle, il a subi l’influence du castillan c’est pourquoi, il est en effet possible de voir certaine similitude entre le catalan et l’espagnol. Par contre, si nous souhaitons réellement comparer la langue catalane aux autres langues romaines, nous noterions une plus grandesimilarité avec le français et le portugais qu’avec le castillan.  Il est donc important de savoir que le catalan et l’espagnol possèdent : une grammaire et une prononciation différente, un vocabulaire distinct, des règles orthographiques distinctes et une intonation complètement différente. En d’autres mots, il s’agit au final de deux langues complètement distinctes.

Voici donc un petit tableau comparatif qui démontre très bien quelques unes des différences entre ces deux langues :

Catalan Espagnol Français
Cadira Silla Chaise
Net Limpio Propre
Brut Sucio Sale
Got Vaso Verre
Finestra Ventana Fenêtre
Taula Mesa Table

 

J’adore apprendre de nouvelles langues et malheureusement, lors de mon séjour à Barcelone, je ne connaissais aucun mot en catalan. J’ai donc trouvé un mini vidéo, que je trouve très pertinent, dans lequel un jeune homme nous apprend 22 petites expressions catalanes utiles dans la vie de tous les jours. Si cela vous intéresse pour votre futur voyage en Catalogne, voici le lien :  https://www.youtube.com/watch?v=CufKMfQi19A !

Ann-Sophie Roy

Source:

http://eric.hurtebis.chez-alice.fr/catalan.htm

http://www.espagne-facile.com/catalan/270/

 

Restaurant les Pyrénées, fier point de rencontre des catalans à Montréal !

Restaurant situé en plein cœur du Vieux-Montréal, cet endroit vous   transportera en méditerranée, plus précisément en territoire nord-catalan. Vous y découvrirez, au-delà d’une cuisine raffinée et savoureuse, une ambiance chaleureuse. Moi et trois de mes amis sommes partis à la découverte de cette gastronomie pour y apprécier de nouveaux plats qui nous sont méconnus, mais aussi pour y comprendre une culture immense qui s’y rattache.

Après avoir mangé de bons plats que nous avons appréciés, nous avons discuté avec Jeremy, fier catalan d’origine, qui travaille au restaurant depuis plus de 4 ans. D’origine basque du côté de sa grand-mère, et catalane de ses parents, il nous a fait découvrir le côté historique et culturel du restaurant.

En premier lieu, l’endroit aborde fièrement les couleurs de la catalogne. Même de l’extérieur vous allez retrouver l’endroit facilement grâce à ses drapeaux catalan et français. Si vous appréciez le bon vin sachez qu’une sélection catalane s’y trouve avec des origines perpignanaises, entre autres. En lui demandant quels étaient les autres éléments rattachés à la catalogne, Jeremy a porté à notre attention plusieurs petits détails qui nous avaient échappés. Par exemple, le logo du restaurant, en plus de ses couleurs jaune et rouge, représente le pic du Canigou, sommet emblématique des Pyrénées situé dans le Conflent, vu du haut. (Comme sur une carte topographique). Avant de continuer dans la discussion, Jeremy a pris le soin de « nous payer la traite » comme on dit en québécois en nous faisant boire la boisson par excellence : le Muscat de Rivesaltes. Ce vin était autrefois servi durant les occasions spéciales et est de nos jours plus banalisé et se boit plus régulièrement. L’histoire ne s’arrête pas là. Le Muscat était le contenu, mais il manquait le contenant. Pour rester dans la thématique catalane, nous avons bu le vin dans un puru catalan. Ce genre de carafe a la particularité d’avoir un long bec verseur qui se boit à la main tendue (voir photos) directement dans la bouche. Une expérience amusante et inoubliable!

Lorsque je lui ai demandé quelle était la proportion de catalan versus de québécois qui fréquentait le restaurant, il m’a répondu qu’il y avait environ 2/3 de la clientèle qui était québécoise et/ou non d’origine catalane et l’autre tiers étant des gens de la grande famille catalane. Le premier groupe fréquente le restaurant pour y faire une découverte gastronomique tandis que le deuxième utilise le restaurant comme quartier général des catalans de Montréal. Des assemblées de groupes catalans se rencontrent annuellement ou bien lorsqu’un catalan établit au Québec reçoit sa famille en visite de la catalogne, pour ne pas trop les dépayser, les invites dans ce restaurant.

Entre temps, un des cuisiniers se joint à notre conversation pour partager sa culture. Aussi originaire des Pyrénées, il vient à point pour répondre à ma prochaine question. Je lui demande quelles sont les particularités qui rendent unique les plats de la catalogne du Nord par rapport à la gastronomie française en générale ou même du reste de la catalogne. Ce dernier et Jeremy sont unanimes : ce qui fait la particularité de leur cuisine ce sont leurs viandes. Les viandes ainsi que les produits de la mer font partis de l’alimentation des catalans et c’est ce qu’ils ont voulu transmettent à travers leur menu. La partie végétarienne de leur menu n’est pas aussi présente en catalogne, mais on m’a expliqué que, dans un souci de plaire à une clientèle plus large, qu’il fallait faire des ajustements. De plus, du fait que le restaurant se trouve au Québec et que certains produits se trouvent qu’en catalogne, ils doivent composer avec des contraintes de disponibilités des produits ainsi que de prix. Ils ont ajouté aussi que dans le menu il y manquait peut-être certains éléments auxquels ils auraient, eux, voulu retrouver. Ils pensent a deux plats en particulier, qui ne sont pas dans le menu, mais qui sont disponibles sur demande. Il s’agit des bols de picolat (boulettes de viande avec haricots) et d’un dessert incontournable : les bougnettes (type de beigne). Tous deux plats roussillonnais, ils seront vous charmer ! (parole de chef!)

En terminant, ça l’a été une expérience formidable tant pour nos papilles gustatives, que pour notre enrichissement personnel sur la culture catalane. Je conseil fortement ce restaurant si vous aussi vous voulez en apprendre plus sur la gastronomie des Pyrénées et de sa culture en générale. Ambiance décontractée et agréable, ce fut une très belle sortie entre amis.

ps:

Kim, Sabrina, Didier et Moi (Damien) avons tous essayé des plats différents et voici nos appréciations : 

Kim, tes appréciations sur le calmar farcis au boudin noir : «Délicieux! Un bon agencement des goûts. J’en aurais pris une deuxième portion!».

Sabrina, tes appréciations sur le confit de cuisse de canard : «Très gouteux! Une belle présentation dans l’assiette avec une portion raisonnable».

Didier, tes appréciations sur la quiche aux poireaux : «Savoureuse! L’accompagnement avec une salade se marie bien avec la pièce de résistance qu’est la quiche».

Damien, mes appréciations sur la morue grillée : « Excellente! L’assiette est très colorée et le poisson fond dans la bouche!».

En terminant, notre appréciation du dessert du jour, le sabayon aux pommes caramélisées : «Wow! Frais et léger, ça termine bien un bon repas!».

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Histoire d’une rencontre

Il était une fois une révolution industrielle qui menait grand train à travers l’Europe et jusque par delà l’Atlantique.  Avide de modernité et  friande d’urbanité elle ne ratait jamais un rendez-vous avec l’Histoire.  Un jour son chemin croisa celui d’un ingénieur des ponts.  Un homme réfléchi et visionnaire qui su faire écho aux aspirations de cette maîtresse insatiable sans qu’il eut à lui sacrifier son humanisme et son penchant pour l’égalitarisme. Cette heureuse rencontre se passe à Barcelone au milieu du XIXe siècle.  Originaire de l’Osona, une comarque de la province de Barcelone, l’homme se nomme Ildefons Cerdà.

La trame de leur histoire commence quelque 19 années avant leur union officielle. En 1841 la mairie de Barcelone commande des études en vue d’agrandir la ville.  On devra se résoudre à abattre les murailles de la vieille ville.  Une population devenue trop importante  s’y entasse, les conditions de vie deviennent insalubres. Au final, c’est le plan Cerdà qui remporte la faveur de la mairie et du gouvernement central,  la décision est entérinée le 8 juillet 1860.

La révolution industrielle aura donné matière à réflexion  à plusieurs penseurs de divers pays et sur plus d’un plan : économique, philosophique, politique et… urbanistique.  L’ingénieur, témoin de changements sociétaux émanant des usines et mus à la vapeur avec une rapidité jamais égalé dans l’Histoire, passera enfin des idées à la mise en chantier de l’Eixample. Les considérations humaines et égalitaires prévaudront sur les considérations matérielles dans ce projet d’expansion. C’est mathématique : les écoles, hôpitaux, parcs, marchés, églises, espaces verts, même les platanes se verront répartis également dans tous les quartiers.

Singuliers, les îlots d’habitation de forme carrée avec des coins à 45° sont conçus de telle sorte que chaque logement possédera sa cour intérieure et jouira d’un ensoleillement à un moment ou à une autre de la journée.  Hygiène et salubrité obligent : de par leur orientation, tous les édifices bénéficieront d’une ventilation naturelle.

La planification des voies de circulation dans la ville et inter-cités est tournée vers l’avenir.  En 1851 Ildefons Cerdà disait :

 « Lorsque les voies de chemin de fer seront généralisées, toutes les nations européennes seront une ville unique, toutes les familles ne feront qu’une, et leurs formes de gouvernements seront les mêmes »

On dit qu’avec la publication de sa Teoría General de la Urbanización en 1867, Cerdà aura fait de l’urbanisme une discipline à part entière.

Bien sûr, au fil des ans la spéculation s’appliquera à travestir le dessein de Cerdà.  Le rêve d’Ildefons ne sera pas demeuré intact jusqu’à la fin des temps car l’embourgeoisement, c’est bien connu, mène toujours grand train partout où il choisi de s’installer.

Danielle Bélisle

https://www.casabatllo.es/fr/histoire/barcelona-modernisme/plan-cerda/

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/02/01/a-cerda-inventeur-de-l-urbanisme-moderne-barcelone-reconnaissante_1299555_3246.html

http://www.universalis.fr/encyclopedie/urbanisme-theories-et-realisations/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/urbanisme/100337

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Plan_Cerd%C3%A0

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentrification

L’amour de la cuisine catalane et méditerranéenne

Lorsque l’on pense à l’Europe, on pense très souvent à la bonne cuisine. Depuis mon enfance, passée en village canadien parmis les mets tradiotionnels québécois, je rêve de ces plats qui semblent tous meilleurs les uns que les autres, aperçus dans un documentaire sur la France, dans un film qui se déroule en Espagne, ou encore dans une émission de cuisine aux recettes grecques.

La Catalogne, qui très malheureusement m’est restée inconnue trop longtemps, ne fait pas exception. La première chose que l’on remarque, en s’intéressant à la cuisine de la région, est qu’elle est très variée. Depuis les tapas, en passant pas les salades appétissantes aux fruits de mers apprêtés avec soin, on est certain d’y trouver son compte. Les fameux tapas, en catalan « tapes », ne sont pas un met en particulier, mais plutôt une façon de désigner leur taille; ce sont en effet des bouchées généralement composées des amuse-gueules les plus populaires, soient les charcuteries, les olives, les anchois, etc. Bien sûr, ceux-ci se retrouvent aussi dans d’autres cultures, et sont connues internationalement.

Une des premières entrées que j’ai pu voir en m’intéressant à la cuisine catalane, fût ce qui est appelé  la « calçotada ». Un oignon posé sur le feu, une fois bien grillé, épluché et déguster avec une sauce. J’ai aussi eu le bonheur récemment de goûter à l’escalivada, bien connue des gens de la méditerranée. Mon conjoint étant Croate, il la prépare en accompagnement, tout comme il est commun de voir en Catalogne.

Les fruits de mer sont très présents dans les recettes de cette culture, ce qui est évidemment

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Les Faves a la catalana

lié à la proximité de la mer. La morue, les moules, les escargots sont mélangés au riz, aux tomates, aux légumes si bien préparés. Les fèves font aussi parties des meilleures recettes catalanes, telles les « faves a la catalana ».

 

On ne peut parler de cuisine sans penser desserts! Un des populaires lorsque l’on mentionne la cuisine catalane est la crème du même nom, qui est en quelque sorte la mère de la crème brulée française. Les catalans semblent de plus raffoler des beignets et des pâtisseries, comme on peut voir dans la vidéo ci-dessous, sur la bunyeta.

Je vous invite fortement à en lire d’avantage sur la cuisineCreme catalane catalane, qui met l’eau à la bouche dès le premier coup d’oeil!

À voir:  Les Bunyols

Bon appétit!

 

Sources:

-http://les-bons-plans-de-barcelone.com/specialites-catalanes-le-grand-bal-des-saveurs-gourmandes/#

-http://www.catalunyaexperience.fr/