Ramòn Berenguer IV

Né en 1131, fils de Ramòn Berenguer III et Dolça de Gavaudan (Douce de Gévaudan) il fut le comte de Barcelone ainsi que de Gérone. On l’appelait également le Saint. Il se maria à l’âge de 24 ans avec Pétronille d’Aragon alors âgée de 14 ans, héritière du royaume du même nom, ce qui eut pour effet d’assurer l’union de ses domaines, ainsi que ceux du royaume d’Aragon. Cette union était prévue par les accords matrimoniaux de Barbastro dés 1137. Les conquêtes de Ramòn IV s’Étendent vers le sud (voir image 1), principalement contre les règnes Musulmans.

Rapidement, Raimond-Bérenger IV entame la reconquête de plusieurs villes aragonaises, perdues à la suite de la défaite de Fraga : en 1141, il a déjà repris, dans la vallée de l’Ebre, Pina de Ebro et Velilla de Ebro, et dans la vallée du CincaAlcolea de Cinca et Chalamera. En 1142, c’est au tour de Monzón, tandis qu’il organise le repeuplement de Daroca.

Ramòn IV continue ses conquêtes sous la forme de croisades jusqu’en 1156, 6 ans avant sa mort. Tous ses territoires conquis seront redistribués à ses fils et sa femme en 1162.

 

La Cargolada

Bonjour chers collègues,

Je prépare mon travail de recherche sur la gastronomie catalane. Je souhaitais partager avec vous une belle découverte… Peut-être connaissez-vous déjà LA CARGOLADA, ce plat typiquement catalan où l’on fait griller des escargots dans leur coquille sur un feu de bois.

Les romains déjà en faisaient l’élevage avec la création des premières hélicicultures ou escargotières. Au moyen-âge, on les mangeaient frits, bouillis, en brochette et même en sauce. Ce petit escargot porte le nom de : petit gris (Helix aspersa). Les marins en embarquaient dans des tonneaux sur leurs bateaux afin d’en faire le commerce. Surtout, lorsque la viande était plus difficile à obtenir.

Initialement la cueillette se faisait individuellement dans les champs après les pluies. Puis, l’élevage rapidement commença.
La Bompas, cette fête de l’escargot en juillet dans les Pyrénées se veut le moment de festoyer en famille et entre amis. On prépare les escargots après un trempage d’environ 3-4 semaines dans le thym. Ceci afin de bien les parfumés. Par la suite on les cuits sur le feu de bois 12 minutes environ. À la fin de la cuisson on arrose le tout d’un peu de jus de lardon. Selon la tradition les escargots se mangent debout accompagnés d’une sauce d’aïoli et d’un bon verre de vin.

Je joins 3 fichiers afin de vous faire découvrir cette tradition catalane. Un article paru en 2014 dans le journal de Montréal, un petit vidéo afin de voir comment on prépare la cargolada puis question de vous faire sourire, une petite chanson en français sur le fameux escargot ¨petit gris.

Voilà, j’espère vous avoir mis l’eau à la bouche !

p.s. Site intéressant également sur la culture catalane :

cadres catalans.com

 

Article du journal de Montréal juillet 2014

Cargolada

Chanson de l’escargot catalan

Sources: Wikipedia,  les-pyrénées-orientales.com, héliciculture.net

 

 

 

JOANOT MARTORELL

Joanot Martorell est né à Gandie en 1413 et est mort à Valence en 1468.Il a grandi dans une famille de nobles originaire de la province de Gandie qui  s’est établi à Valence depuis 1400.Durant sa vie, il fut nommé chevalier en 1433 et seigneur de Murla une commune d’Espagne de la province d’Alicante et aussi de Benibraïm. En 1438 agé de 25, il entreprend un voyage en Angleterre .De là, il traduit le poème du XIIè siècle, Guy de Warwick. Sa vie fût parsemée d’embûches.Il  eut à relever plusieurs défis chevaleresques qui sont pour lui synonymes d’honneur, de grands exploits et en même temps cela lui permettait  d’ acquérir des biens matériels essentiels.

 

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Tirant le Blanc demeure son oeuvre la plus célèbre et est considéré comme un roman contemporain.Ce livre -là divisé en 487 chapitres  raconte les aventures d’un gentilhomme Breton nommé Tirant le Blanc qui s’est fait remarqué lors des combats et fêtes  dans la cour du roi d’Angletere et qui devient par la suite chef des forces armées qui défend l’empire grec ainsi que l’amour qu’il porte à Carmésine , la fille de l’Empereur de Constantinople. Miguel de Cervantes, grand romancier, poète, dramaturge espagnol considère ce livre comme étant le meilleur de tous les livres au monde.

Page de garde de la traduction espagnole (1511) de Tirante el Blanco.

 

Il est considéré comme une figure du siècle d’Or  valencien et il fut le premier écrivain qui s’est démarqué de la langue valencienne.Il a eu comme beau-frère le poète Ausiàs March qui a été le mari de sa soeur Isabel Martorell qui mourut deux ans après leur union.il fut  lui aussi chevalier  et a été une figure importante et influente de la littérature classique en langue catalane.

 

 

Guillem de Cabestany

Guillem de Cabestany (ou Cabestanh en occitan) est un troubadour du Roussillon, donc poète de langue occitane. Il aurait vécu (possiblement!) entre 1162 et 1212.

La vie personnelle du personnage est très peu connue : on lui attribue neuf poèmes, dont le plus fameux est «  Lo dous cossire » (Le doux souci).

Tot jorn m’azire

Amors que·us mi defen,

s’ieu ja·l cor vire

ves autra, ni·m desmen.

Tout m’ avetz rire

e donat pessamen ;

pus greu martire

de mi nulhs hom no sen…

(Qu’à jamais me haïsse

Amour qui vous refuse à moi

si jamais je tourne mon cœur

vers une autre ou change d’avis.

Vous m’avez ôté le sourire

et donné le souci ;

il n’est pas d’homme qui ressente

un martyre plus cruel que le mien…)

Malheureusement pour le poète, son intérêt majeur se trouve dans son héritage légendaire, et non dans son existence réelle. La tragédie du cœur mangé par son amante est un récit célèbre qui se diffusera partout en Europe. Plusieurs versions après sa mort amplifieront le mythe du  »màrtir d’amor. », et rajouteront des tournures plus dramatiques à certains épisodes ou reprendront presque exactement la légende. Selon celle-ci, Cabestany serait tombé en amour avec Saurimonda, la femme d’un comte provençal. Furieux, celui-ci aurait tué Cabestany et l’aurait donné à manger à la dame, qui se suicidera ensuite :

« Senyor, m’heu donat tan bona menja que mai més no en menjaré d’altra. » … i ella va córrer cap a un balcó i es deixà caure a baix, i així va morir.

(« Vous m’avez donné un plat si bon que jamais je n’en mangerai d’autre. »  … Et elle courut jusqu’à un balcon et se laissa tomber en bas, et ainsi mourut.)

Ce thème narratif venant sans doute d’Orient fut aussi appliqué à la vie de plusieurs troubadours. Le thème du « cœur mangé » est un motif qui se répète dans les récits d’amour courtois et dans les Vidas des troubadours. Loin d’être seulement des écrivains, ceux et celles-ci étaient aussi des personnages à part entière, auxquels on attribuait légendes et destins tragiques. Les Vidas étaient des textes à prétention biographique, qui se voulaient des classifications, des catégorisations, des auteurs du fine amor. Il y avait là une recherche, une volonté de créer une mémoire culturelle. Au-delà de sa production poétique, Cabestany est donc un exemple de la dramatisation des existences de ces célébrités médiévales, et du travail sur la mémoire qui s’y accomplissait déjà.

Sources :

Vikipedia – Guillem de Cabestany

Enciclopèdia.cat – Guillem de Cabestany

Université de Montpellier – http://disciplines.ac-montpellier.fr/catalan/sites/catalan/files/fichiers/dp/panorama/annexos-2.pdf

Mariella Di Maio – Le cœur mangé : Histoire d’un thème littéraire du Moyen Âge au XIXe siècle, p. 22 à 31

Simon Gaunt et Sarah Kay – The troubadours : An Introduction, p.246-252

 

Panorama de la littérature catalane

Pour tous ceux qui désirent en apprendre plus ou faire leur travail de session sur des auteurs Catalans, vous avez ici un site qui parle de certains auteurs, ainsi que de leur biographie, histoire, leurs œuvres et parfois même des entrevues, et vraiment tout ce qu’il est nécessaire de savoir à leur sujet. Le site est en Catalan, mais vous pouvez utiliser les outils de traductions à votre disposition tels que «Lucy» ou «Google Translation» .

https://www.escriptors.cat/autors/index.html

Afin de faciliter les recherches, il existe un index des auteurs présents sur le site en ordre alphabétique, ainsi qu’un moteur de recherche qui permet de trouver les auteurs grâce à la première lettre de leur nom de famille.

«  L ‘Association a été créée le 31 octobre 1977, avec la participation de plus de cent écrivains provenant de tous les territoire où on parle le catalan, c’est-à-dire de Catalogne, du Pays Valencien et des Iles Baléares, aussi bien qu’avec l’adhésion écrite d’une autre centaine d’écrivains qui n’ont pas pu être présents à la cérémonie. A partir de 1977 jusqu’à 1988, L’AELC a rempli les fonctions représentatives de la vitalité littéraire des pays catalans, avec l’objectif d’articuler un programme qui serait un moyen de dialogue et de relation avec les nouvelles autorités publiques en train de se constituer pendant cette période qu’on appelle la transition démocratique de l’Espagne.  » citation tirée du site même

Nous pouvons donc constater que les sources sont crédibles et d’une extrême fiabilité.

Ramon Berenguer III

Celle-ci est une petite travail sur Ramon Berenguer III, la source initiale a été une brève investigation en Wikipédia, par conséquent celle-ci sujet à des changements postérieurs, au fur et à mesure que je réaliserai une investigation un peu, mais profonds sur le personnage.
Initialement il y a plusieurs points qui m’ont marché de grand inters sur ce personnage, initialement sa relation avec le CID, connue comme le Cid Campeador, qu’a fait une convention avec Ramon Berenguer III, et a fait unir sa fille Maria avec lui.

Un autre facteur très important que je trouvé particulièrement intéressant, a été la politique de mariages que lui a utilisés pour obtenir plus pouvoir à l’intérieur de la région, à part de se marier avec la Fille du CID, de même a eu la vision de se marier à sa fille Jimena avec le comte Bernardo III de la Provence, de la même manière, lui personnellement se marie avec Dulce de Provence, qui l’a garanti même, mais son pouvoir sur les territoires de Provence.

 

Isabel de Villena

Né en 1430 à Valence (València), Isabel de Villena est une religieuse puis abbesse du XVème siècle qui fit également figure d’écrivaine protoféministe. Fille illégitime d’Enric de Villena – à la fois poète et marquis de Villena – et de mère inconnue, elle est non seulement de sang noble mais également, grâce aux liens du sang, cousine de la reine Marie de Castille. Baptisée sous le nom Elionor Manuel de Villena, la jeune fille sera éduqué à la cours de Valence sous la tutelle de cette dernière jusqu’en 1445, année où elle professe ses vœux et entre au couvent de la Trinité située sur les bords du fleuve Túria.

Religieusement, Isabel de Villena est une Clarisse, c’est-à-dire une membre de l’Ordre des Pauvres Dames (en Catalan: Orde de Santa Clara). Dévoué à vivre une vie de spiritualité et de contemplation, il apparait bientôt clair pour cette dernière que la meilleure façon de réaliser ce vœu est d’écrire, ce qui la conduit alors à produire différents traités sur la religion. C’est ainsi que cette dernière gagnera l’admiration de ces contemporains et sera alors considéré par ceux-ci comme une figure importante du monde littéraire valencien. En plus de gagner une réputation de femme cultivée, elle acquiert également une renommée de sainteté, possiblement en raison de son dévouement.

De nos jours, seulement une de ces oeuvres à survécu au temps, et ce, grâce à son successeur Aldonça de Montsoriu qui publia l’une d’entre elle en 1497.  Cette oeuvre, connu sous le nom de Vita Christi, est aujourd’hui considérer comme un des ouvrages phares du XVème siècle, aussi connu en Espagne comme l’Âge d’Or de Valence. Œuvre de génie, la particularité de cet ouvrage qui se veut partiellement biographique est le fait qu’il parle en particulier des femmes dans la vie du Christ, notamment Marie, la Sainte Vierge. Elle devient ainsi, au moment de la publication de son œuvre quelque temps après sa mort en 1490, le premier véritable écrivain dans la littérature catalane dont le nom fut connu de même qu’une pionnière de ce qui deviendra plusieurs siècles après sa mort le féminisme. Anecdote pour les plus curieux: certains attribuent à cette dernière l’écriture du Speculum animae, document écrit en 1760 au même monastère où elle prononça ses vœux. Néanmoins, si certaines hypothèse semblent confirmer cette idée, plusieurs autres peuvent rebuter cette affirmation, ce qui peut nous laisser penser qu’Isabel de Villena n’a pas fini de nous révéler ces secrets.

Bibliographie:

http://dbd.cat/fitxa_biografies.php?id=820

https://www.escriptors.cat/autors/villenai/pagina.php?id_sec=305

Almodis de la Marca

Almodis est malheureusement la nationalité française, née à Toulouse, en France, en 1020. Ce fut la fille du comte Bernard I de la Marche. Elle fut mariée la quatrième fois dans sa vie, donc le comte de Barcelone, Raimond-Bérenger I, fut son quatrième époux. Ils eurent quatre enfants, dont les deux fils jumeaux, Raimond-Bérenger II et Bérenger-Raimond II. Almodis participa à la réaction des usages de Barcelone. Elle s’occupa aussi de renforcer le pouvoir de son mari tête à tâte de ses vassaux catalans. Hélas, elle fut assassinée, le 17 novembre 1071, par son beau-fils, Pierre-Raimond, car elle essaya de placer ses propres deux fils jumeaux à la tête du comte de Barcelone.

Source : https://ca.wikipedia.org/wiki/Almodis_de_la_Marca

Beatriu comtessa de Dia

 

Beatriu de Dià

 

Beatriu de Dia aurait été une trobaritz de langue d’Oc de la fin du XIIème siècle. Également nommée troubadouresse (forme féminine de troubadour). En provençal Trobaire qui provient du verbe trobar, et qui signifie trouver. Poétresse/compositrice occitane du sud de la France (XIIème-XIIIème siècle). Elle aurait épousé Guillaume de Poitiers (personnage médiéval de la dynastie Ramnulfides) aussi appelé Guillaume d’Aquitaine. Beatriu aurait éprouvé un amour passionné pour le troubadour Raimbaut d’Orange pour qui elle écrira plusieurs poèmes et chansons. Selon les informations trouvées, ce beau troubadour lui aurait été infidèle. Au bas de l’article, j’ai ajouté un lien pour vous permettre d’écouter un hymne (chanson) que l’on retrouve sur le site de wikipedia. On dit de sa poésie qu’elle ne pouvait être appréciée que par les lettrés. Elle aurait présidé plusieurs cours d’amour. Ceux-ci étaient en fait un regroupement de gens d’esprit des deux sexes qui se communiquaient leurs ouvrages, où le sujet de l’amour avait toujours la place principale des discussions.  On ne connait malheureusement peu de chose de cette troubadouresse et les dates de naissance semblent également incertaines. Nostradamus aurait parlé souvent de la comtesse de Die, et même de deux comtesses. Sa vie et ses aventures seraient publiées par la romancière est allemande Irmtraud Morgan. Son buste est élevé à Die depuis 1988 (République française). Il serait l’oeuvre de  Clovis Hugues (1887). L’offre de ce buste à Die se voulait en symbole de cette belle langue des ancêtres. Cette commune est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes où elle a vécu.

 

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sources:  Wikipédia et Sernin Santi, La Comtesse de Die : sa vie, ses oeuvres complètes, les fêtes données en son honneur avec tous les documents, Paris, A. Picard, 1893.

 

 

Envolées catalanes – blogue du cours CTL1120

Bienvenue au blogue des étudiants du cours Introduction à la culture catalane (CTL1120) de l’Université de Montréal.

Ceci est votre carnet virtuel pour partager vos découvertes et/ou coups de coeur autour de la culture catalane dans laquelle nous allons plonger tout au long de cette session.

Vous êtes donc invité(e)s à créer des nouveaux articles (4 minimum, deux avant le 7 mars et les deux autres avant le 11 avril) et à commenter ceux de vos collègues (6 commentaires, trois avant le 7 mars et trois autres avant le 11 avril).

N’oubliez-pas que vous avez également Youtube, Enciclopedia, Viquipèdia, Patrimoni.cat, CultureCat, etc. comme source d’information et que vous pouvez insérez des vidéos dans vos articles en tout temps.

N’oubliez pas d’expliciter vos sources en tout temps.

Bonne découverte à toutes et à tous!

Èric Viladrich i Castellanas