Isabel de Villena

Né en 1430 à Valence (València), Isabel de Villena est une religieuse puis abbesse du XVème siècle qui fit également figure d’écrivaine protoféministe. Fille illégitime d’Enric de Villena – à la fois poète et marquis de Villena – et de mère inconnue, elle est non seulement de sang noble mais également, grâce aux liens du sang, cousine de la reine Marie de Castille. Baptisée sous le nom Elionor Manuel de Villena, la jeune fille sera éduqué à la cours de Valence sous la tutelle de cette dernière jusqu’en 1445, année où elle professe ses vœux et entre au couvent de la Trinité située sur les bords du fleuve Túria.

Religieusement, Isabel de Villena est une Clarisse, c’est-à-dire une membre de l’Ordre des Pauvres Dames (en Catalan: Orde de Santa Clara). Dévoué à vivre une vie de spiritualité et de contemplation, il apparait bientôt clair pour cette dernière que la meilleure façon de réaliser ce vœu est d’écrire, ce qui la conduit alors à produire différents traités sur la religion. C’est ainsi que cette dernière gagnera l’admiration de ces contemporains et sera alors considéré par ceux-ci comme une figure importante du monde littéraire valencien. En plus de gagner une réputation de femme cultivée, elle acquiert également une renommée de sainteté, possiblement en raison de son dévouement.

De nos jours, seulement une de ces oeuvres à survécu au temps, et ce, grâce à son successeur Aldonça de Montsoriu qui publia l’une d’entre elle en 1497.  Cette oeuvre, connu sous le nom de Vita Christi, est aujourd’hui considérer comme un des ouvrages phares du XVème siècle, aussi connu en Espagne comme l’Âge d’Or de Valence. Œuvre de génie, la particularité de cet ouvrage qui se veut partiellement biographique est le fait qu’il parle en particulier des femmes dans la vie du Christ, notamment Marie, la Sainte Vierge. Elle devient ainsi, au moment de la publication de son œuvre quelque temps après sa mort en 1490, le premier véritable écrivain dans la littérature catalane dont le nom fut connu de même qu’une pionnière de ce qui deviendra plusieurs siècles après sa mort le féminisme. Anecdote pour les plus curieux: certains attribuent à cette dernière l’écriture du Speculum animae, document écrit en 1760 au même monastère où elle prononça ses vœux. Néanmoins, si certaines hypothèse semblent confirmer cette idée, plusieurs autres peuvent rebuter cette affirmation, ce qui peut nous laisser penser qu’Isabel de Villena n’a pas fini de nous révéler ces secrets.

Bibliographie:

http://dbd.cat/fitxa_biografies.php?id=820

https://www.escriptors.cat/autors/villenai/pagina.php?id_sec=305

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