Decidir no es un delito

C’est le mardi 12 février 2019 que s’ouvrait le procès de 12 anciens ministres du gouvernement catalan à la cour suprême espagnol située à Madrid. Ces 12 représentants faisaient face à des accusations de rébellion, sédition et de désobéissance face au gouvernement espagnol et risquent une peine d’emprisonnement de 7 à 25 ans, s’ils sont coupables. Une immense foule, dont plusieurs indépendantistes étaient même à l’extérieur du tribunal revendiquant leurs droits et parmi ceux-ci : Quim Torra, président de la généralité de Catalogne.

Les 12 représentants catalans à la cour suprême de Madrid.

Rappelons-nous qu’en octobre 2017 avait eu lieu un référendum sur l’indépendance de la Catalogne et que la majorité (90%) l’avait emporté, mais que par la suite, le gouvernement espagnol accusait ce référendum d’être illégal et annulait du coup sa légitimité. D’ailleurs, avant le vote, plusieurs interventions de violence gratuites du gouvernement espagnol ont eu lieux dans diverses régions de la Catalogne. Une violence sans raison et pour vouloir faire peur, mais cela a eu l’effet contraire et aujourd’hui, la communauté catalane est beaucoup plus forte et unis.

Manifestation à Bruxelles supportant les 12 représentants catalans.

Il faut noter aussi que l’un des principaux militants pour cette juste cause, Carles Puigdemont, n’était pas présent lors de cette audience, car il est en exil en Belgique. Carles affirme que tout ceci va à l’encontre de la démocratie et qu’elle parlera d’elle-même. Les séparatistes pointent du doigt le gouvernement espagnol et les accuse de former une sorte de condamnation à l’encontre de la cause.

Manifestant revendiquant le fait que décider n’est pas un délit

La tension est palpable entre les deux camps, mais quel sera le verdict ? La seule vérité est qu’elle ne prendra jamais fin, tant que la Catalogne n’obtiendra pas son indépendance parce qu’il y a bien une chose que l’histoire nous a prouvé; les Catalans ne s’avouent jamais vaincus et vont jusqu’au bout.

Sources: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1152479/proces-dirigeants-independantistes-catalans-espagne

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_de_2017_sur_l%27ind%C3%A9pendance_de_la_Catalogne

https://www.lepoint.fr/monde/1er-octobre-le-referendum-illegal-qui-a-change-la-catalogne-30-09-2018-2258972_24.php#

Une réflexion sur « Decidir no es un delito »

  1. Javier,

    J’aime beaucoup la clarté avec laquelle tu t’exprimes et comment tu as su résumer une situation qui est complexe par les enjeux qui l’entourent et les répercussions qui en découlent.

    Je suis toujours frappée par la violence avec laquelle ont été reçus les résultats du référendum d’octobre 2017, malgré le pacifisme des catalans. Comme tu l’écris si bien, il s’est bel et bien produit un effet contraire suite à cette violence inexpliquée, et l’identité catalane s’en est réaffirmée.

    Quoi qu’il en soit, il reste beaucoup de travail à faire. J’ai récemment lu un article portant sur le référendum et le décrivant comme étant « une collision de trains », analogie que j’ai trouvée très apte. Je suis anxieuse de connaître la suite des événements.

    Merci pour un très bon article qui explique avec justesse les diverses couches d’enjeux qui entourent la question de l’indépendance catalane et qui offre une lueur d’espoir malgré la complexité de la situation.

    Mira

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