Destino

En 1945, Salvador Dalí et Walt Disney se lancent dans la création d’un court-métrage nommé Destino. Malheureusement, le studio éprouve des difficultés suite à la guerre et la production est suspendue huit mois plus tard.

En 1999, le neveu de Walt Disney, entreprend de terminer le projet. Son équipe et lui-même se basent sur les planches à dessins que Dalí avait complétées avant que le projet soit avorté, afin de réaliser un court-métrage de six minutes.

Celui-ci nous transporte dans l’univers excentrique de Salvador Dalí et nous permet, pendant un bref instant, de contempler «le destin tragique de Chronos,  dieu grec du temps, désespérément amoureux d’une mortelle1».

Achevé en 2003, la première de Destino est présentée au Festival d’Annecy en France, où il remporte quelque prix. On peut le voir aujourd’hui dans quelques musées et expositions dont celle où j’ai découvert ce petit film : Dalí-Die Ausstellung am Potsdamer Platz de Berlin.

Prenez quelques minutes pour admirer le résultat de cette collaboration si ce n’est déjà fait.

1 L’incroyable destin de «Destino», petit film signé Disney et Dalí. www.télérama.fr

 

Bibliographie :

http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2013/01/19/le-court-du-week-end-destino/

http://www.daliberlin.de/data/info_fr.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=1GFkN4deuZU&t=181

http://radiodisneyclub.fr/insolite-walt-disney-rencontre-salvador-dali/

http://www.telerama.fr/cinema/l-incroyable-destin-de-destino-petit-film-signe-disney-et-dali,46418.php

La corrida en Catalogne

Toro de Osborne
Toro de Osborne

Lorsque l’on pense à l’Espagne, l’un des clichés qui nous viennent à l’esprit est la corrida, pratiquée un peu partout sur la péninsule ibérique. Par contre, depuis le 1er janvier 2012, la corrida est interdite en Catalogne, devenant ainsi la deuxième région, après les Îles Canaries (interdite depuis 1991). C’est le 28 juillet 2010 que le Parlement de Catalogne adopte une disposition interdisant la corrida en Catalogne.

En Espagne, plusieurs « pros-corrida » dénoncent les arrières pensés politiques régionalistes catalans. Plusieurs considèrent que l’interdiction de la corrida est surtout une démarche politique « anti-espagnole » que « anti-corrida », voulant bannir tout symbole espagnol.

Il faut mentionner qu’avant l’adoption de cette loi, la tauromachie n’était plus très populaire. Plusieurs des arènes, dont celle de Barcelone était pratiquement vide lors des dernières corridas.

Point de vue économique, le monde taurin génère plus de 40 000 emplois, principalement liés au secteur du tourisme et des loisirs. Cette industrie génère plusieurs milliards d’euros par année, ce qui n’est pas négligeable dans pays en pleine crise économique.

Plusieurs régions d’Espagne souhaitent que la corrida soit protégée comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ainsi, celle-ci serait protégée contre toute forme d’interdiction comme la disposition votée en Catalogne.

Selon un sondage du journal catalan La Vanguardia, mené en 2013, 81 % des Catalans sont opposés au retour de la corrida dans leur région, contre 18 % en faveur. Selon le Huffington Post, 91 % des Espagnoles n’ont plus aucun intérêt pour la corrida.

Que l’on soit pour ou contre, la corrida suscite encore bien des débats au sein de la population espagnole. Pour ma part, lorsque l’on m’a posé la question lors de mon séjour en Espagne, j’ai dit que je n’étais pas contre, étant donné l’aspect culturel du spectacle. Par contre, je peux comprendre les « anti-corridas » étant donné le caractère cruel de la tauromachie.

Le saviez-vous?

Plusieurs nationalistes catalans ont détruit plusieurs panneaux du Toro Osborne que l’on peut apercevoir un peu partout le long des autoroutes espagnoles (voir image ci-dessus). Pourtant, ce panneau en forme de taureau était autre fois qu’une publicité de la marque de spiritueux Osborne, mais qui est depuis un symbole de la nation espagnole et non de la corrida.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Opposition_%C3%A0_la_corrida

http://www.huffingtonpost.fr/anna-galore/disparition-corridas_b_2788368.html

http://www.lavanguardia.com/cultura/20130208/54366492416/pp-toros-merce-barcelona.html

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/28/01003-20100728ARTFIG00396-la-corrida-interdite-en-catalogne-a-partir-de-2012.php

«Dancers are the athletes of God» -Albert Einstein

nacho-duatoNacho Duato, danseur professionnel et chorégraphe, né à Valence en 1957, a suivi de nombreuses formations dans des écoles prestigieuses autour du monde. Âgé de 18 ans, il commence par la Rambert School de Londres, puis continue l’année d’après à la Mudra School de Bruxelles, pour terminer, deux ans plus tard, à l’Alvin Ailey Dance Center de New-York.

En 1980, il débute sa carrière de danseur professionnel en se joignant au Culberg Ballet de Stockholm. Puis, l’année suivante, le célèbre chorégraphe Jiří Kylián le recrute pour la Nederlands Dans Theater aux Pays-Bas, où il interprétera six ballets différents.

C’est en 1983 qu’il crée sa première chorégraphie, Jardí Tancat, qui signifie en Catalan «Jardin Fermé». La chorégraphie, interprétée par trois couples de danseur exécutant des mouvements intenses et se laissant porter par la voix de Maria del Mar Bonet, s’inspire de contes traditionnels catalans. L’histoire raconte la vie de paysans catalans, désespérés par la sécheresse, qui persévèrent à semer et labourer la terre aride de la Catalogne tout en adressant cette prière à Dieu :

«De l’eau, nous avons demandé de l’eau                                                              Et toi, ô Dieu, Tu nous as donné du vent                                                            Et Tu t’es détourné de nous                                                                                  Comme si Tu ne voulais pas nous écouter»

Jardi Tancat

 

Nacho Duato, gagna de nombreux prix dont, la première place au Internationaler Choreographischer Wetterverb de Cologne, en 1983, pour sa chorégraphie Jardí Tancat. Elle fut dansée un peu partout sur le globe et reprise par des  compagnies prestigieuses comme Les Grands Ballets de Montréal qui l’ont présenté en 1995 et en 2001.

Voici une reprise de 2012 par Centro Coreográfico Galego :

Bibliographie :

http://www.spainisculture.com/fr/artistas_creadores/nacho_duato.html#ancla_secciones

http://www.arte.tv/guide/fr/050136-000/le-choregraphe-nacho-duato

http://esbq.asp.visard.ca/GEIDEFile/1015314b.pdf?Archive=192270291045&File=1015314b_pdf

http://www.grandsballets.com/fr/spectacle/jardi-tancat/

Lluís Llach et le catalan

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Lluís Llach est un chanteur catalan, né à Gérone en 1948. Dès son jeune âge, il est rapidement initié à la musique. Il compose ses premières mélodies à l’âge de 6 ans, d’abord à la guitare et par la suite, au piano.

Il est très apprécié, en Catalogne, pour sa musique,  mais également pour son engagement moral et politique.

En 1967, Lluís Llach devient la dernière recrue du groupe Els Setze Lutges. D’ailleurs, Maria del Mar Bonnet est une des membres de ce regroupement des grands de la chanson catalane. Ce groupe était composé de chanteurs d’expression catalane qui tentaient d’encourager la Nova Canço et de normaliser l’usage du catalan dans l’univers de la musique moderne.

La Nova Canço est un mouvement artistique et musical sous le franquisme. Il avait pour but de promouvoir l’utilisation du catalan dans le monde des chansons. En plus, la musique permettait de dénoncer les injustices sociales qui régnaient en Espagne à cette époque.

Lors du franquisme, il compose la chanson l’Estaca qui sera l’hymne catalan de la résistance et le symbole de la liberté. Elle est un appel à la mobilisation et à la solidarité pour vaincre l’oppression.

Dans les années 1970, on interdit ses concerts en Espagne sauf en Catalogne, pendant quatre ans. Cette sanction fut causée par des propos contre Franco qu’il a tenu lors d’un concert à Cuba. Il devra s’exiler à Paris où il donnera de nombreux concerts.

La mort de Franco  marquera son retour en Catalogne.

Source:

Lluís Llach – Culturcat.

Wikipédia

Ruc català, l’âne catalan

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Appelé ruc català ou ase català, l’âne catalan est une race autochtone de la Catalogne.

Ces origines remontent à de nombreuses années et se concentrent dans la province de Gérone. On aurait observé une corrélation entre la modernisation de l’agriculture et son extinction. Effectivement, comme un bon nombre d’animaux de ferme, son utilité à travailler la terre diminua avec les avancées technologiques. Il semblerait qu’environ 50 000 ânes catalans aurait été recensés tandis qu’aujourd’hui, on n’en retrouve que 500.

L’âne catalan a une taille moyenne de 1,50 mètres au garrot et peut peser jusqu’à 500 kg. Son pelage est ras et noir, et blanc autour de la bouche, des yeux et sur le ventre. Toutefois, la couleur et la longueur du pelage peuvent varier selon la saison. Il est caractérisé pour sa grande résistance.

On le retrouve souvent sous forme d’autocollant placé à l’arrière des voitures et des motos. Cet autocollant fut créé par Jaume Sala et Àlex Ferreiro afin de sensibiliser les gens à l’extinction future de cet équidé. Le symbole de l’âne connut un énorme succès en Catalogne surtout pour son côté écologique. Puis, quelques années plus tard, il devient le symbole non officiel des nationalistes catalans puisqu’il fait opposition au taureau, symbole espagnol.

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Source:

http://es.wikipedia.org/wiki/Burro_catalán

https://fuives.wordpress.com

Tirant le Blanc

« Tirant le Blanc » est un roman de chevalerie écrit par Joanot Martorell (terminé par Marti Joan de Galba) et publié en 1490. C’est un des travaux médiévaux les plus connus de la littérature catalane.

Ce qui me semble intéressant, est que Miguel de Cervantes s’en est influencé. Il en a d’ailleurs introduit un passage dans son oeuvre « Don Quichotte », au chapitre 22. Ca sera à cette issue que le texte de Martorell se fera traduire en français pour la première fois.

En France, le roman est tres bien connue pour la raison suivante : à Nantes, il y a une place qui porte le titre du roman. Ca serait soit disant l’endroit où est né la mère du chevalier, et où il fut enterré avec son aimée.

Le roman fut adapté en film en 2006 par Vincente Aranda (version anglaise). Il l’a nommé « The Maiden’s Conspiracy ». Il avait 14 millions d’euros pour sa réalisation, mais le weekend d’ouverture, ils ne gagnèrent que 467 mille euros (en Espagne). Ils ont filmé à Madrid, Istanbul, Palermo, Grenade, Huelva, Barcelone et Valence. Le film reçu deux nominations en 2006 aux « Barcelona Film Awards »:

-Best Cinematography (José Luis Alcaine)

-Best Art Direction (Josep Rosell)

Ils n’ont cependant pas gagné.

Bibliographie:

http://en.wikipedia.org/wiki/Tirant_lo_Blanch

« Des vertus des personnages du Tirant lo Blanc et de leur appétit : réflexions sur le rôle de la nourriture dans l’œuvre de Joanot Martorell », Frédéric Alchalabi

http://en.wikipedia.org/wiki/Tirant_lo_Blanc_(film)

http://www.imdb.com/title/tt0448154/

Un nuage toxique au dessus de la Catalogne

Il y a plus ou moins une semaine, la Catalogne a subit une explosion dans un entrpôt de produits chimiques. Un grand nuage orange toxique s’est formé et a survolé six municipalités catalonienes pendants plusieurs heures, incluant Igualada, Jorba et Òdena.  Cette explosion a été causé par un mélange entre les produits chimique pendant leur livraison à Igualada.

Les services de sécurité on dû avertire aux citoyens de rester chez eux et de ne pas se mettre en danger et éviter de prendre des photos.

La bonne nouvelle de tout cela est que le nuage toxique ne peut causer que de l’irritation tel que les yeux qui piquent ou le nez qui coule. Ce n’est pas une situation trop grave, mais les enfants et femmes enceintes sont déconseillées de sortir de la maison jusqu’au retour à la normal. J’espère que ça n’arrive pas trop souvent pour eux.

 

http://www.theguardian.com/world/2015/feb/12/toxic-orange-cloud-spreads-over-catalonia-after-chemical-blast-spain

80,7%

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C’est le résultat obtenu en faveur de l’indépendance de la Catalogne vis-à-vis l’Espagne lors du vote symbolique de Novembre 2014. Malgré la victoire claire du oui, le fait que ce vote soit symbolique occulte les résultats probables advenant un réel référendum.

 Les relations avec Madrid

Pourquoi un vote symbolique plutôt qu’un réel référendum? La réponse se trouve dans la relation qu’elle entretient avec le gouvernement espagnole. En effet, ayant déclaré un référendum sur la sécession catalane comme étant anticonstitutionnelle, Madrid ne fournit aucun outil légal permettant à la Catalogne de consulter sa population. Corollairement, les résultats découlant d’un plébiscite n’auraient aucune force de loi.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement catalan a effectué un référendum symbolique. Cela signifie que, même si le résultat n’a pas force de loi, il envoie néanmoins un message à Madrid voulant affirmer que la population veut se prononcer sur la question constitutionnelle.

L’avenir nous dira si le gouvernement espagnol permettra à la Catalogne de faire un référendum concernant sa place au sein de la constitution espagnole.

Une prime à l’urne?

Cependant, le passé étant garant de l’avenir, l’enthousiasme des forces souverainistes catalanes risque d’entraîner une peine d’amour politique. En effet, Que ce soit durant les deux référendums québécois ou bien du récent référendum écossais, les forces pour le statut quo ont toujours été plus discrètes. Elles possèdent ce que nous appelons communément, la prime à l’urne. Ce qui veut dire qu’elles sont très discrètes en matière d’expression de leurs convictions dans l’espace public, mais très présentes lorsque vient le temps de s’exprimer au scrutin.

Bien sûr, ce n’est que des suppositions fondées sur les expériences passées, car encore une fois, l’avenir nous le dira.

Sources

http://www.lapresse.ca/international/europe/201411/09/01-4817217-catalogne-victoire-facile-du-oui-a-plus-de-80.php

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/10/le-referendum-catalan-un-premier-pas-pour-les-independantistes_1140159

La Fundacio Institut Catala de la Cuina i de la Cultura Gastronomica

À la lecture de ce titre, vous vous demandez bien qu’elle fondation je vous amène encore à découvrir. Il s’agit d’une fondation privée à but non lucratif. Ses membres sont des professionnels de la restauration, des producteurs alimentaires ou des distributeurs.

La fondation a crée sa propre marque : Cuina Catalana ( la cuisine catalane). Il s’agit en fait d’une marque culturelle. Nous avons vu en cours que la cuisine catalane faisait partie du patrimoine immatériel de l’UNESCO. L’objectif de la création de cette marque était entre autre la prise de conscience et la différence de la cuisine afin de démontrer la richesse culturelle qu’elle constitue.

En 2006, ils ont constitué le corpus de la cuisine catalane. Cette étape a nécessité une compilation et une validation des différents moeurs gastronomiques et des recettes propres à la catalogne. En 2011, ce corpus a été révisé et augmenté. Un an après, il a gagné le premier prix du prestigieux concours: Gourmand World Cookbook.

La marque Cuina Catalana est aujourd’hui gage de qualité et certification de produit catalan.

http://www.cuinacatalana.eu/es/pag/marca-que-es/
http://www.cuinacatalana.eu/es/pag/marca-que-es/

http://www.cuinacatalana.eu/es/pag/marca-que-es/

L’émergence du rock catalan: quand la musique rime avec l’histoire

 

 

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Chaque peuple produit, à des degrés divers, des groupes rocks qui marquent leur génération. Il va sans dire que la Catalogne a fait de même. Cependant, ce qui rend le rock catalan particulier est que sa naissance est étroitement liée aux transformations politiques qui ont accompagné la fin de la dictature franquiste.

En Catalogne, les années 70 furent marquées par la décrépitude du régime franquiste. Un régime dictatorial où les revendications nationalistes des minorités étaient vite étouffées et ce, durant quatre décennies. L’affaiblissement dudit régime fut donc un facteur prépondérant ayant permis la création de ce style de musique. En effet, la scolarisation entièrement catalane ayant suivie la chute de Franco a fait en sorte que, durant les années 90, cette nouvelle génération pouvait fonctionner quotidiennement dans cette langue.

Le second facteur, en étroite connivence avec le premier, est l’émergence d’une jeunesse de plus en plus décomplexée d’être catalane. En effet, cette jeunesse était au diapason des grandes tendances rocks musicales du monde. Elle plaignait cependant le fait que la majorité de la musique rock était écrite en anglais ou en Espagnol. Le rock écrit en Catalan était inexistant. Un manque devait être comblé par des membres d’une société  ancrée dans la modernité, mais où le rayonnement de leur propre culture à travers la musique n’était pas au rendez-vous.

Le pari risqué que certains groupes catalans ont prit de chanter dans leur propre langue a connu un succès retentissant. En effet, l’apparition de nombreux groupes fut possible pour deux raisons: l’aide du gouvernement de la Catalogne et, surtout, une demande très positive de la part de la population face à cette offre musicale où peu osaient s’aventurer auparavant.

Il va donc sans dire qu’aujourd’hui, le rock d’origine catalane a une identité qui lui est propre et ce, malgré tous les risques qu’impliquent la composition artistique dans une langue vernaculaire.

 

Voici une chanson d’un des groupes les plus illustres de cette époque: Sopa de Cabra

https://www.youtube.com/watch?v=c8dxKscdx78

Sources

http://www.gencat.cat/culturcat/portal/site/culturacatalana/menuitem.be2bc4cc4c5aec88f94a9710b0c0e1a0/fr_FR/index155c.html?vgnextoid=bb5bb080776d6210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextchannel=bb5bb080776d6210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextfmt=detall2&contentid=fa3ec5bdf1378210VgnVCM1000008d0c1e0aRCRD&newLang=fr_FR

http://www.raco.cat/index.php/Catalonia/article/viewFile/171230/243331

 

Carnet de découvertes catalanes des étudiant·e·s du cours CTL1120 Introduction à la culture catalane