La Vallée du Madriu-Perafita-Claror

En 2013, lors de mon second semestre au collège, j’ai décidé que le temps était venu de m’inscrire à mon premier cours hors-programme. Afin de rester en terrain connu, j’ai choisi un cours portant sur le patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que les différents sites inscrit sur la liste de cette organisation. Bien que je n’ai jamais réussi à mémoriser la liste au complet de tout les sites, l’un d’eux est resté gravé dans ma mémoire, l’un qui se trouve justement en terre catalane: la Vallée du Madriu-Perafita-Claror.

Situé en partie dans les communes d’Encamp, d’Andorra la Vella (Andorre la Vieille en Français), de Saint Julia de Loria et d’Escaldes-Engordany, le paysage culturel de la vallée du Madriu-Perafita-Claror est une ode à l’ingéniosité des habitants des Pyrénées à travers les âges et comment, à l’aide de différents moyens, ceux-ci réussirent à extraire les ressources du territoire.  D’une certaine façon, on peut ainsi décrire ce site comme l’un des premiers exemple de système mondial de développement durable qui, par ailleurs, se découle également en exemple parfait de ce qu’était un ancien système communal. C’est pour ces raisons que le site fit son entrée sur la liste, répondant ainsi au cinquième critère de la liste de critères de sélection de l’UNESCO et, ainsi, prouvant sa valeur universelle exceptionelle. Or, qu’est-ce que ce fameux cinquième critère? Pour citer l’UNESCO elle-même, le cinquième critère signifie qu’un site « [est] un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible (…) ». Bien sûr, il existe plusieurs autres critères pour qu’un site soit accepté sur la liste du patrimoine mondiale de l’organisation. Néanmoins, basé sur les critères auxquels répondent un site en particulier, il devient dès lors possible de classifier ceux-ci en trois catégories: sites naturels, sites cultures, et paysages culturels, cette dernière catégorie mélangeant à la fois nature et construction humaine. Dans le cas présent, le cinquième critère (ainsi que le site en lui-même) est généralement associé à la seconde catégorie, cette vallée étant, bien que magnifique d’un point de vue naturel, considéré comme un site culturel d’importance et façonné par l’homme. En effet, généralement, les sites naturels n’ont que peu voir rien à voir avec le travail humain, faisant en sorte que la vallée est considérée sur la liste comme un témoignage d’ingéniosité humaine, l’UNESCO notant même que le site est une parfait symbiose entre homme et nature.

S’étandant sur 4 247 acres, la vallée est le résultat d’une sédimentation datant d’années précédant l’homme. Originalement plus petite, le site fut agrandi en 2006 jusqu’à la frontière entre l’Andorre et l’Espagne afin de mieux protéger ce dernier de tout problème potentiel. Loin de toute ville et route, la vallée fut historiquement préservée et gardée à l’abri de toute intervention humaine grave pouvait nuire à son authenticité, ce qui le rend des plus exceptionnels considérant le nombre important de sites de nos jours classés sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO. Ce manque total d’infrastructures rend également le site intéressant pour le touriste qui visite l’Andorre puisqu’il s’agit du seul endroit au sein de la principauté à ne pas disposer de route, bien qu’on y retrouve certaines installations agropasturales ainsi que plusieurs sentiers. Le site contient également les restes d’une activité sidérurgique unique en son genre, soit la forge à la catalane, mais également d’anciennes fromageries, étables ainsi que de vieilles maisons relatant un style de vie qui a, de nos jours dans l’Andorre moderne, disparut bien que certains bergers continuent à fréquenter la vallée avec leur troupeau.

Pour parler plus précisément du site en lui-même, le site est constitué d’une vallée étroite (la vallée du Madriu) qui, petit à petit, se fait de plus en plus petite et boisée, une seconde section de celle-ci constituant de la rivière coulant en direction d’une courte gorge. Vers le sud-ouest, la vallée de Perafita-Claror vient rejoindre la première, expliquant ainsi comment le site obtint son nom. En hauteur, on peut observé un paysages constitué principalement de glaciers, le plus souvent rocheux, ainsi que de lacs formé par l’eau des glaciers. Les plus curieux peuvent faire la suggestion que cette eau sert à abreuver non seulement les patûrages aux alentours mais également certains villages à proximité du site, renforçant ainsi le besoin de l’UNESCO de protéger cet endroit exceptionnel.

Pour conclure, comme la plupart des sites inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, la Principauté d’Andorre a des devoirs envers ce site et ce doit d’être engagé dans sa protection. Néanmoins, la plupart des stratégies prises afin de protéger la vallée datent de 2005 et 2011, ce qui signifie que l’Andorre prend bien soin de ce trésor d’ingéniosité humaine qui marrie à la fois traditions et nature. Néanmoins, tel que le note l’UNESCO, la grande priorité du pays pour le moment est de s’assurer et de se mettre en parfaite harmonie sur une stratégie globale qui permet l’accès au bien. Il pourrait donc être intéressant de garder un oeil sur ce site, possiblement puisqu’il est possible, qu’un jour, on en entende plus souvent parler.

 

Bibliographie:

http://whc.unesco.org/fr/decisions/119

https://whc.unesco.org/fr/list/1160/

https://whc.unesco.org/fr/criteres/

Sant Jordi

La Sant Jordi, une fête en Catalogne qui fait penser à une sorte de Saint Valentin catalane avec des échanges de roses et de livres, est en réalité l’une des célébrations les plus originales et festives de la Catalogne. En effet, d’un coté, c’est une fête populaire qui est célébrée le 23 Avril de chaque année et dont son origine est un mélange  de diverses traditions datant d’époques différentes. C’est une journée qui associe la culture au romantisme car les femmes se doivent de recevoir une rose et les hommes un livre.

D’un autre coté, le 23 Avril n’est pas uniquement la journée des amoureux en Catalogne mais aussi et avant tout une journée qui rend hommage à la légende de Sant Jordi, dont l’origine remonterait à la nuit des temps. D’après la légende, Sant Jordi (Saint Georges) aurait tué un dragon qui menaçait toute la communauté et du même coup il aurait sauvé une princesse des griffes de ce terrifiant dragon. Ainsi, certaines versions nous racontent que du sang du dragon sortit un bouquet de roses rouges que Georges tendit à la princesse. D’où la tradition, qui remonte au Moyen Âge, d’offrir des roses, auxquelles une foire est alors consacrée autour de la Sant Jordi.

Toutefois, au delà de cette légende,  les annales de l’histoire confirment l’existence de ce héros légendaire, Sant Jordi.  Né au cours du IIIe siècle, il fut un militaire au service des ordres de l’empereur Romain, Dioclétien, martyrisé et décapité le 23 Avril 303 par ce dernier pour avoir refusé d’exécuter son ordre de persécuter les chrétiens. Par cet acte de bravoure, un culte lui a été consacré dans le monde chrétien et en Catalogne et en devint le patron au XVe siècle.

La Sant Jordi, c’est aussi un symbole de l’identité catalane devenue, dès 1930, une fête littéraire commémorant la langue et la culture catalanes. Également connu comme le patron des amoureux en Catalogne, cette croyance vient de l’ancienne coutume médiévale qui consista à visiter la chapelle de Sant Jordi du palais de la Generalitat, où se déroulait habituellement une foire aux roses ou « aux amoureux ». Ainsi, avec le temps, la fête des amoureux évolua peu à peu en celle du livre et de la culture catalane pour devenir officiellement la Journée du Livre en 1930.

En général, la journée du 23 Avril coïncide avec de nombreux événements littéraires dont celui de l’anniversaire de la mort de deux génies de la littérature à savoir Shakespeare et Cervantès, tous deux morts le 23 avril 1616. Ce qui expliquerait pourquoi depuis 1995 l’UNESCO a fait de cette journée la  »Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ». Chaque 23 avril, la Sant Jordi est célébrée à travers la Catalogne toute entière. Lecture de poésie, représentations de Castells, activités pour les enfants autour de la légende et bien sûr, ventes de livres et de roses résument une telle journée. C’est la fête dans toutes les rues catalanes en ce jour là!

Sources:

http://www.spain.info/fr_CA/reportajes/la_fiesta_sant_jordi.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi

www.catalunyaexperience.fr/sant-jordi

Crédit Photo:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi

Maria del Mar Bonet i Verdaguer

Portrait de Maria del Mar Bonet i Verdaguer

Maria del Mar Bonet i Verdaguer est née à Palme de Majorque, le 27 Avril 1947, où elle a passé toute son enfance.  Très jeune, elle s’est révélée une femme d’une grande sensibilité artistique. Aussi, de très tôt, elle apprit le solfège et la guitare et intégra à l’âge de onze ans la chorale Stella Maris où elle eut l’opportunité de connaitre et de s’intéresser à la chanson populaire ou folklorique des îles Baléaires. Quelques années plutard, soit en 1964, Maria del Mar Bonet, accompagnée de sa guitare, commença à chanter en public en ayant un répertoire composé uniquement de thèmes du folklore insulaire. Ainsi, sa participation au «Premier Festival de la Cançó Catalana», organisé à Palme, fut l’une de ses premières actions. Un tel festival lui permit de rencontrer Raimon, Nuria Feliu et Joan Ramón Bonet, son frère qui fut membre du groupe «Els Setze Jutges»

En 1966, après ses études de beaux-arts, elle se spécialisa en études artistiques de céramique à Barcelone puis décida de s’adonner complètement à la musique. Un an plutard, Maria del Mar Bonet fit partie du groupe «Els Setze Jutges» sous l’influence de son frère ainsi que Lluís Serrahima et Remei Margarit et édita son premier disque composé de quatre chansons populaires de Minorque. Ainsi, un tel disque laissa déjà entrevoir sa passion pour la musique populaire et la culture méditerranéenne qui ont un rôle constant dans ses œuvres.

En 1968, elle édita un nouveau disque qui intégra trois principaux thèmes inspirés du folklore populaire tels que: «Cançó d’es majoral, Cançó del bon amor y Me n’aniré de casa» et une chanson écrite à partir d’une lettre de Lluís Serrahima qui s’intitule «Que volen aquesta gent» Ensuite, pendant cette même année, par l’intermédiaire de Pau Riba, elle décida de collaborer aussi avec le groupe de Folk et participa au festival historique organisé par ce groupe dans le parc «Ciutadella» Plus encore, Maria del Mar Bonet intégra aussi l’univers théâtral en participant comme actrice dans certaines œuvres comme «La nau» de Josep Maria Benet et «Vens de garbi i una mica de por» de Maria Aurèlia Capmany. En 1969, elle sortit un nouveau disque avec la chanson «jo em donaria a qui em volgués» tirée du poème de Josep Palau i Fabre. D’ailleurs, cette chanson lui a valu le prix du disque catalan.

En résumé, Figure très emblématique de la voix féminine dans le domaine artistique,  elle édita beaucoup de disques de musique folk en catalan en dépit des interdictions du régime franquiste. De plus, elle a réalisé plusieurs concerts en Europe, Afrique du Nord et Amérique Latine et participe encore à la recherche de nouvelles formes d’expressions artistiques. En 1984, la Generalitat de Catalogne lui décerna le prix distinction, «Creu de Sant Jordi». Puis, en 2011, elle reçût du Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sports de l’Espagne la médaille d’or du mérite des beaux-arts sans compter tant d’autres.

Sources:

https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0011120.xml

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_del_Mar_Bonet

mariadelmarbonet.com/ultramar/

Crédit Photo:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Langue_catalane

 

L’intelligence Artificielle et Ramon Llull

L’intelligence artificielle est quelque chose que nous associons à l’ère moderne, et bien que les fondements aient commencés à se développer dans les années 50, l’idée de développer des «machines capables d’automatiser des processus» a des origines bien plus anciennes. Au Moyen Age, Ramón Llull pensait que le raisonnement pourrait être appliqué artificiellement dans un dispositif mécanique.

Llull a inventé de nombreuses «machines de connaissances». Entre elles, il y a le Cercle de Lullian, consistant en deux ou plusieurs disques de papier inscrits avec des lettres alphabétiques ou des symboles qui se rapportent à des listes d’attributs. Les disques peuvent être tournés individuellement pour générer un grand nombre de combinaisons d’idées. Un certain nombre de termes, ou symboles relatifs à ces termes, a été placé autour de la circonférence complète du cercle. Ils ont ensuite été répétés sur le cercle intérieur mobile. Ces combinaisons étaient censées montrer toute les vérités possibles sur le sujet du cercle. Lulle se basait sur l’idée qu’il y avait un nombre limité de vérités fondamentales et indéniables dans tous les domaines de la connaissance, et que nous pouvions tout comprendre de ces champs de connaissance en étudiant les combinaisons de ces vérités élémentaires.

La méthode était une tentative précoce d’utiliser des moyens logiques pour produire des connaissances. Llull espérait montrer que les doctrines chrétiennes pouvaient être obtenues artificiellement à partir d’un ensemble fixe d’idées préliminaires.

Cet méthode était conçu comme un outil de débat pour gagner les musulmans à la foi chrétienne par la logique et la raison. L’idée a été développée par Gottfried Leibniz au 17ème siècle pour des recherches dans la philosophie de la science. Leibniz a donné à l’idée de Llull le nom ars combinatoria, par lequel il est maintenant souvent connu. Certains informaticiens ont adopté Llull comme une sorte de père fondateur, affirmant que son système de logique était le début de la science de l’information.

 

 

Ars Magna (Ramon Llull, World Heritage Encyclopedia (http://self.gutenberg.org)

Intelligence artificielle : de l’Ars Magna de 1270 aux machines à penser actuelles.  DEEP LEARNING| C’EST PAS NOUVEAU, QUOIQUE !| INTELLIGENCE ARTIFICIELLE| NUMÉRIQUE & INFORMATIQUE| HISTOIRE DES TECHNIQUES.  PAR JEAN-FRANÇOIS PREVERAUD PUBLIÉ LE 06/10/2015 À 16H153.

https://ca.wikipedia.org/wiki/Ars_magna

 

 

 

 

 

L’Illa de la discòrdia

À Barcelone, il y a un coin qu’en tant que visiteur, vous avez sûrement vu sans peut-être en connaître l’histoire. Je vous parle de l’Îlot de la Discorde, « l’Illa (ou mansana) de la discòrdia », situé au cœur de la ville, bien au milieu del Paseig de Gracia, qui est la plus belle rue de Barcelone à mon avis.

Dans cette rue, on y trouve les bâtiments les plus magnifiques et majestueux de Barcelona.  À chaque côté de la rue, sur les trottoirs, on y trouve de lampadaires et des petits bancs conçus par Gaudi, qui a également conçu le pavement du trottoir, un ensemble d’hexagones avec une pieuvre, une algue et un coquillage.

L’origine de son nom est plutôt intéressante : selon le plan Cerdà de l’eixample de Barcelone, un bloc de bâtiments avec quatre rues que l’entourent s’appelle une Illa ou une mansana.  Les maisons face au Paseig de Gracia entre les rues Consell de Cent et Aragó font partie de l’ilôt en question, et on y trouve notamment trois maisons de style moderniste. La discorde vient du fait que les trois maisons sont vraiment très belles et c’est difficile de choisir laquelle est la plus belle!! Et aussi même si les trois sont du même style moderniste, elles sont très différentes.

Les trois maisons actuelles sont des rénovations de maisons construites précédemment entre 1850 et 1880. Les rénovations furent effectuées parmi les plus importants architectes Modernistes:

Antoni Gaudi: Casa Batlló- Paseig de Gracia 43

Josep Puig i Cadafalch: Casa Amatller – Paseig de Gracia 41Lluís Domènech i Montaner: Casa Lleó Morera – Paseig de Gracia 35

La Casa Amatller fût la première à changer d’aspect en 1900 et à se transformer en joyau moderniste. La façade a une influence des Pays-Bas, toujours présente dans l’architecture de Puig i Cadafalch, car il y voyageait souvent pour affaires.

Casa Amatller                                          Casa Lleò Morera

La réforme de la Casa Lleó i Morera a commencé en 1902, sous la direction de Lluís Domènech i Montaner. Le propriétaire était Francesca Morera i Ortiz et après, son fils, le docteur, Albert Lleó i Morera. La façade est pleine de sculptures (Eusebi Arnau) en référence à ses noms: on voit des lions (Lleó) et des mûres (Morera), et des femmes sur des balcons avec les inventions les plus importantes de l’époque : le gramophone, l’ampoule électrique, le téléphone et photographie.

Toutefois, parmi les trois, la casa Batlló est peut-être la plus connue. Elle est très coloré, propre au style de Gaudi. Gaudí l’a réformé en profondeur entre 1904 et 1906 et a été inspiré par la mer, et l’océan. On peut visiter les trois maisons et ça vaut vraiment la peine!!!

 

Judith Urbano Lorente  http://www.sumandohistorias.com/a-fondo/la-mansana-de-la-discordia/

https://ca.wikipedia.org/wiki/Casa_Batlló

https://ca.wikipedia.org/wiki/Casa_Amatller

https://ca.wikipedia.org/wiki/Casa_Lleó_Morera

 

La Frange d’Aragon : qu’est-ce que c’est?

Les pays catalans regroupent un ensemble de plusieurs régions. On parle souvent de la Catalogne, des îles Baléares et de la Communauté valencienne, mais on oublie souvent une petite parcelle de territoire plus méconnue : la Frange d’Aragon (Franja d’Arago en catalan). Comme son nom l’indique, cette région se situe à l’extrémité de l’Aragon et est directement adjacente à la Catalogne (et, dans une moindre mesure, à la Communauté valencienne). Plusieurs Catalans appellent également cette région la Franja de Ponent. Ce dernier terme, qui existe en français (ponant), est un synonyme pour l’ouest et s’oppose au levant, soit l’est. Cette appellation réfère donc au fait que ce territoire forme la frange occidentale des pays catalans.

Ce qui est plutôt particulier de la Frange aragonaise est qu’il s’agit d’une entité territoriale très vaguement définie. En fait, même son nom diffère souvent d’une région ou d’une époque à l’autre. Par exemple, le gouvernement de l’Aragon (comme la majorité des Aragonais) réfère à cette région sous le nom de Frange orientale, et la voit simplement comme la partie la plus à l’est de l’Aragon. De plus, jusqu’aux années 70, on appelait cette région sous des noms bien différents de ceux d’aujourd’hui : l’Aragon catalan, la zone catalane d’Aragon et même la Catalogne étendue (Catalunya irredempta), une appellation vraisemblablement associée à l’unionisme catalan.

Comarques oficials de la Franja de Ponent
(1) Frange orientale selon la Députation générale de l’Aragon. Les parties en foncé représentent les zones catalanophones.

La définition la plus significative entourant ce territoire est celle donnée par la Députation générale d’Aragon. Elle inclut les six comarques (subdivisions) les plus à l’est de la communauté autonome aragonaise (1). Pourtant, le catalan n’est pas parlé dans l’entièreté du territoire couvert par ces comarques, ce qui signifie que cette définition n’accorde aucune importance au facteur linguistique : en d’autres mots, il ne s’agit que d’une identification régionale, qui coïncide simplement avec le fait que la majorité de la population qui y réside est catalanophone.

Malgré tout, la Loi sur les langues de l’Aragon, adoptée en 2009, établit l’existence de différentes zones linguistiques dans la communauté autonome, dont l’une d’elle est à forte prédominance catalane. Celle-ci correspond vaguement à la portion sud de la Frange. La portion nord, quant à elle, est incluse dans une zone où se mélangent l’aragonais et le catalan.

postura integracionista dels Països Catalans
(2) Frange du Ponant selon les intégrationnistes catalans. Les frontières des comarques ne sont pas les mêmes que celles reconnues par l’Aragon (1).

Les intégrationnistes catalans, de leur côté, considèrent que la Frange devrait former un territoire juridique à part entière. Ils redécoupent les comarques pour n’en former que quatre (2), en excluant les portions non catalanophones, formant ainsi un ensemble basé sur la différence linguistique. D’autres nationalistes vont même plus loin, en intégrant les comarques aragonaises à celles de la Catalogne (3), l’imbriquant donc complètement au territoire catalan. Ces redivisions, toutefois, ne sont qu’idéelles, et n’ont absolument aucune importance juridique.

postura nacional dels Països Catalans
(3) Frange du Ponant selon les nationalistes catalans. Le territoire en pâle fait partie intégrante de la Catalogne.

Finalement, on constate vite que la Frange d’Aragon est un territoire sans réel statut officiel et dont les délimitations sont très floues. Son appellation n’est jamais la même d’un interlocuteur à l’autre et l’importance qu’on lui accorde dépend largement de ses convictions politiques. Bien que petite en superficie et en population (moins de 70 000 habitants), la Frange d’Aragon constitue sans aucun doute l’une des régions les plus ambiguës et les plus particulières de l’ensemble des pays catalans.

Un panneau écrit en castillan dans le territoire de la Frange d’Aragon est recouvert d’un graffiti prônant l’usage du catalan

 

Sources :

https://ca.wikipedia.org/wiki/Franja_de_Ponent

https://ca.wikipedia.org/wiki/Llei_de_lleng%C3%BCes_d%27Arag%C3%B3_(2009)

Crédit photo :

https://www.naciodigital.cat/noticia/54500/franja/ponent/contra/lapao/es/barbaritat

Lluïsa Vidal i Puig, peintre moderniste

Lluïsa Vidal i Puig nait en 1876 et meurt en 1918 de la grippe espagnole. Elle est considérée aujourd’hui comme la seule artiste de l’époque ayant pu vivre professionnellement de la peinture.

Autoportrait

Vidal grandit dans une famille intellectuelle bourgeoise qui valorise les arts. Son père, Francesc Vidal, est un ébéniste moderniste bien connu. Il favorise l’instruction de ses nombreuses filles et croit à l’égalité de l’éducation pour les genres. Sa mère, Mercè Puig est une femme très instruite (elle parle l’allemand, le français, l’italien, le catalan et l’espagnol!), et est une femme très dévote et dévouée à son mari. Vidal évolue donc dans un milieu non exempt de conservatisme, mais considéré comme libéral. À ses douze ans, la jeune fille visite l’Exposition universelle de 1888 à Barcelone avec son père.

Au cœur du courant moderniste, elle est considérée comme une anomalie. En combinant plusieurs contrats, elle est capable de gagner sa vie de l’art – sans oublier que son milieu d’origine aisé permet une telle exceptionnalité. Impliquée dans le mouvement féministe bourgeois, elle illustre notamment le magazine Feminal et des contes d’auteurs fameux de l’époque. Elle est souvent appelée à peindre des membres des familles aisées, comme les Güell. Les historiens ne s’entendent pas, mais certains affirment qu’elle aurait fait sa première exposition au Quatre Gats, ce qui en ferait la seule femme digne de cet honneur. C’est en 1898 que sa carrière s’officialise, alors qu’elle expose trois portraits à l’Exposicio de Bellas Artes e Industrias Artísticas de Barcelona. En 1911, elle fonde son académie de peinture, elle qui croit totalement en la nécessité de l’éducation des femmes.

Vidal est de plus la seule femme de sa génération qui s’installe à Paris pour y étudier – il est alors très mal vu pour une femme de voyager seule. À Paris, elle étudie dans deux académies reconnues et est en contact avec les impressionnistes, ainsi que le mouvement féministe. À son retour de Paris, elle s’implique dans le Cercle de dames catholiques, à la revue Feminal, et plus tard dans le mouvement pacifiste, qui explose avec la Grande Guerre. Elle se joint au Comitè Femení Pacifista de Catalunya.

Vidal est connue pour ses portraits et ses scènes de genre, qui illustrent l’intimité et beaucoup de scènes d’intérieur féminines. Fait insolite, elle représente les femmes avec des sourires, montrant les dents, ce que peu d’hommes portraitistes faisaient. Paraît-il qu’il n’était pas commun de peindre des bouches souriant aussi ouvertement…

Vidal, une exception dans un monde d’hommes

La plupart des femmes peintres étaient confinées dans des thèmes féminins – les fleurs, les natures mortes, etc. Peindre était une activité normale pour les filles de l’aristocratie. Il existait d’ailleurs des expositions exclusivement féminines. Mais Vidal refusait d’y participer, voulait normaliser le fait de peindre pour une femme. “Aquells anys hauria sigut normal que acabés tancada a casa i pintant com a afició. Per tant no és una frivolitat destacar el fet que fos dona. » (À cette époque, il aurait été normal qu’elle finisse enfermée chez elle, peignant uniquement par goût. Ainsi, ce n’est pas inutile de souligner le fait qu’elle soit une femme).

Le combat féministe de Vidal pour l’éducation est aussi important à souligner, avec son caractère bourgeois et philanthropique. Elle était touchée par les divisions de classes, révélées encore plus fortement par des événements comme la Semaine Tragique en 1909. Elle s’implique dès lors à l’Institut de Cultura i Biblioteca Popular per la dona, fondé en 1909 pour aider les femmes ouvrières ou de classe moyenne à pouvoir s’instruire.

La difficulté pour une femme de s’affirmer dans le milieu artistique est éclairée par l’existence particulière de Lluïsa Vidal. De son vivant, son œuvre est bien critiquée, mais avec des termes comme « masculine » et « dure », positifs pour les critiques à l’époque. Après sa mort, elle est presque complètement effacée de l’histoire de l’art et on attribue même certaines de ses œuvres à des modernistes plus connus pour augmenter leur valeur. Les collectionneurs profitent de la qualité de ses portraits pour y appliquer de fausses signatures. Dona amb labor, par exemple, est attribuée à Ramon Casas. Le fait qu’elle soit décédée sans descendance expliquerait aussi l’oubli de cette dame par l’histoire de l’art jusqu’aux années 2010.

Un premier livre sur son œuvre est publié en 2013 par Consol Oltra Esteve, et une première rétrospective au Museu Nacional d’Art de Catalunya est organisée… en 2016.

Voici quelques unes de ses œuvres :

Maternitat 1897
Maria Vidal i Puig 1907-1911
Les mestresses de casa 1905
Portrait d’un vieil homme 1893

 

 

 

 

 

 

Sources :

Ara.cat – Qui és la desconeguda i singular pintora Lluïsa Vidal?https://www.ara.cat/cultura/desconeguda-singular-pintora-Lluisa-Vidal_0_1655834447.html

CCMA – Lluïsa Vidal, pintora del modernisme http://www.ccma.cat/tv3/art-endins/lluisa-vidal-pintora-del-modernisme/fitxa/113907/

Wikipedia – Lluïsa Vidal i Puig https://ca.wikipedia.org/wiki/Llu%C3%AFsa_Vidal_i_Puig

El Pais – Lluïsa Vidal i altres dones pintores https://elpais.com/ccaa/2013/03/28/quadern/1364481957_857430.html

MNAC – Lluïsa Vidal, a woman artist in a world of men http://blog.museunacional.cat/en/lluisa-vidal-a-woman-artist-in-a-world-of-men/

La Semaine tragique – 1909

Un épisode de l’histoire catalane se déroulant entre la Bomba del Liceu et la Vaga de la Canadenca n’a pas été abordé dans le cours, mais me semblait intéressant. La Setmana tràgica  (26 juillet-2 août 1909) est l’arrière-plan du roman La teranyina du catalan Jaume Cabré. La toile d’araignée, pour sa traduction française, est un roman publié en 1984 – en pleine renaissance de la littérature catalane. Voyons un peu les événements derrière cet ouvrage…

L’Espagne post-1898 souffre de la perte de ses colonies américaines et souhaite renforcer sa position en Afrique du Nord. En 1906, à la Conférence d’Algésiras, le pays s’était fait « donner » une portion du Maroc.

 

 

 

 

 

 

Nous voici à l’été 1909. Après des escarmouches dans sa colonie marocaine, le gouvernement de Madrid conscrit les réservistes, pour la plupart des pères de famille de classe ouvrière – un solde pour ne pas s’engager peut être payé, mais il est trop cher pour la grande majorité des familles. Des 40 000 réservistes mobilisés, une grande partie provient de la Catalogne…

Depuis le XIXe siècle, la Catalogne s’est affirmée comme puissance industrielle, et par un processus parallèle, le soutien aux mouvements ouvriers, anarchiste ou communiste, s’est multiplié. Lorsque cette guerre qui ne les concerne pas requière leur participation, et devant l’intransigeance des élites, les masses populaires ne tarderont pas à se radicaliser.

Embarquement de troupes au port de Barcelone

 

 

 

 

 

 

Les nouvelles du front arrivent à Barcelone et enflamment le peuple, surtout celles de la mort de centaines de réservistes. La frustration est très forte dans plusieurs villes ouvrières et le mouvement s’organise à Terrassa, pas seulement à la capitale. La grève générale est déclenchée le 26 juillet, les barricades se lèvent. La loi martiale est déclarée le lendemain. Les violences se poursuivront encore plusieurs jours : mutineries dans des casernes catalanes, incendies d’églises – l’anticléricalisme se manifeste aussi fortement, l’armée réplique violemment et tire sur les foules. Plus d’une centaine de morts et plus de 500 blessés sont victimes de cette semaine de violence. La répression entamée par le gouvernement est aussi démesurée : fermeture d’organisations, procès militaires, cinq condamnations à mort plus qu’arbitraires. Une bonne partie de la bourgeoisie catalane supporte ces procédures de l’État espagnol, malgré des exceptions.

Barricade à Barcelone avec un tramway renversé

Il est intéressant de constater que, dans cet évènement aussi, le peuple mène le bal. L’armée ET les dirigeants de la grève générale sont vite débordés par la mobilisation massive. « Espontàniament, la protesta desbordà el comitè de vaga i prengué un caire insurreccional no previst, sense que els partits republicans en volguessin assumir la direcció. »

Barricade à Barcelona

(Spontanément, la mobilisation déborde du cadre du comité de grève et prend un air insurrectionnel, sans que les partis républicains n’en veulent assumer la direction). Le rôle des femmes dans ce conflit est aussi bien documenté, celles-ci sortant dans les rues et sur les barricades pour défendre leurs familles ou leurs valeurs. À Sabadell, par exemple, des femmes se mettent sur les voies pour empêcher l’arrivée du convoi militaire.

Caricature illustrant les disparités entre les classes : les soldats laissent passer sans aucun problème les dames bourgeoises… mais repousse l’ouvrière et ses enfants.

Dans La Teranyina, Jaume Cabré situe son action au cœur des luttes de classes et des rapports de pouvoirs d’une entreprise. Ce livre est par contre plus qu’un simple rappel d’événement historique : il est publié en plein dans l’exposition de la littérature moderne catalane, seulement 4 ans après la Loi de normalisation linguistique de 1980. Le style narratif complexe de Jaume Cabré fera sa part dans le « dépoussiérage » de la langue catalane millénaire.

Sources :

Setmana Tràgica – Archives de l’Ajuntament de Barcelona http://www.bcn.cat/setmanatragica/ca/index.php/Slide/slide/category/2a.html

La setmana tràgica – Enciclopèdia catalana http://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0062317.xml

Setmana Tràgica – Wikipedia https://ca.wikipedia.org/wiki/Setmana_Tr%C3%A0gica

La nouvelle modernité catalane – Nuit blanche https://www.erudit.org/fr/revues/nb/1992-n48-nb1103858/21640ac.pdf

Les Jeux olympiques de 1992

En 1992, Barcelone accueille un évènement d’envergure planétaire : les toujours très attendus Jeux olympiques d’été. La ville avait déposé sa candidature six ans plus tôt, en 1986, et avait devancé les villes de Paris (France), Brisbane (Australie) et Belgrade (ex-Yougoslavie) pour remporter l’élection servant à déterminer l’hôte des Jeux. Il s’agit du premier tournoi olympique officiel à se dérouler sur le territoire espagnol.

1992 est une année très importante dans le contexte international. Ce sont tout d’abord les premiers Jeux olympiques sans l’Union soviétique, démantelée moins d’un an plutôt. Elle laisse plutôt place à une délégation assez particulière, celle de l’Équipe unifiée : elle inclut la grande majorité des anciennes républiques soviétiques, moins les pays baltes. L’Allemagne envoie également une équipe unifiée, la première fois depuis 1964. De plus, cette période est marquée par de violents conflits dans la région des Balkans. La Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine font ainsi leur entrée au tournoi olympique, après avoir gagné leur indépendance de la Yougoslavie (Serbie), qui est absente des Jeux en raison de sanctions internationales. Finalement, 1992 marque la première apparition de l’Afrique du Sud aux Jeux olympiques après un long hiatus de 32 ans, imposé en raison de sa politique d’apartheid, qui est sur le point d’être abolie. Fait impressionnant pour l’époque : aucune nation ne boycotte les Jeux de Barcelone, une première depuis 1972.

Le parcours emprunté par la flamme olympique est très symbolique. En effet, après avoir été allumée (comme à chaque année) à Olympie, le site des Jeux de l’Antiquité, et être passée par Athènes, lieu des premières Olympiades modernes (1896), elle voyage à travers la Méditerranée jusqu’à Empuries, précisément là où s’étaient installés les premiers colons grecs de Catalogne plus de 2500 ans auparavant. Le flambeau traverse ensuite toute la Catalogne (dont la commune de Solsona le 18 juin) et se rend un peu partout dans le reste de l’Espagne. Il retourne finalement à Barcelone pour le début des Jeux, officiellement ouverts le 25 juillet par le roi Juan Carlos et le président du Comité international olympique de l’époque, Juan Antonio Samaranch, qui est lui-même catalan.

La cérémonie d’ouverture, qui se déroule dans le Stade olympique de Montjuïc, inclut plusieurs éléments de la culture catalane, comme les castells, mais aussi la sardane. Elle a pour thème la création mythologique de la mer Méditerranée par le héros grec Hercules.

Durant les Jeux, l’équipe espagnole remporte un total de 22 médailles, dont 13 d’or, ce qui place le pays au 6ème rang du classement des médailles. L’Espagne se distingue notamment au football (soccer), remportant l’or aux Jeux olympiques pour la première fois de son histoire. Le gymnaste biélorusse Vitaly Scherbo remporte 6 médailles d’or à lui seul, ce qui représente un exploit spectaculaire, seulement battu par deux autres athlètes dans l’histoire des Jeux.

En fin de compte, la tenue des Jeux olympiques à Barcelone aura grandement élargi l’aura touristique de la ville. De 1990 à 2002, on estime que le nombre d’hôtels de la ville a presque doublé (118 à 223) : durant la même période, le nombre de nuits passées par des touristes à Barcelone s’est multiplié par quatre (3 795 522 à 15 529 218). La capitale catalane a aussi subi une grande cure de jeunesse, avec la construction de grands projets urbains, comme l’aménagement du village olympique de Poblenou ou la rénovation du port de Barcelone et de l’aéroport du Prat. Malheureusement, la ville ne semble pas être prête à tenir de nouveaux Jeux olympiques : elle s’est présentée pour les Jeux d’hiver de 2022 et de 2026, mais a retiré sa candidature les deux fois.

Cérémonie d’ouverture
La plongeuse chinoise Fu Mingxia exécute son saut, avec la Sagrada Familia en arrière-plan

 

Sources :

https://ca.wikipedia.org/wiki/Jocs_Ol%C3%ADmpics_d%27estiu_de_1992

https://ca.wikipedia.org/wiki/Torxa_ol%C3%ADmpica_dels_Jocs_Ol%C3%ADmpics_d%27estiu_de_1992

Crédit photo :

Photo 1 : https://classpass.com/blog/2016/08/03/cities-that-have-hosted-the-olypmics/

Photo 2 : http://thesportdigest.com/2017/03/barcelona-mayor-1992-olympics-left-indelible-legacy-on-the-city/#respond

La Sagrada Familia

Quand j’étais jeune, j’avais une tante qui habitait devant La Sagrada Familia, au coin des rues Mallorca et Marina. De son salon, on pouvait voir la basilique et je la regardais souvent quand nous étions chez elle.  Un dmanche, ma tante nous annonça : « Aujourd’hui, nous irons à la messe de la Sagrada Familia », mais une fois arrivé à la porte de l’Église, surprise! Il n’y avait pas d’Église ; en effet il ne s’agissait que d’une façade, la très jolie façade de la Nativité, et les tours.  Nous sommes donc descendus par des escaliers se trouvant à côté. Ces derniers nous ont menés à la « crypte », une petite église un peu sombre et simple.

 

Plusieurs années plus tard, j’y suis retournée et cette fois-ci, la deuxième façade était déjà finie. Contrairement à la façade très décorée de la Nativité, la façade de la Passion est austère, simple et sobre. Elle est dédiée à la Passion du Christ et à la souffrance de Jésus lors de sa crucifixion.

Lors de ma troisième visite, nous avons eu la chance de monter dans la tour de la Nativité, qui nous a offert une vue magnifique sur Barcelone.  Toutefois, rien ne peut se comparer à ma dernière visite, faite cette année. C’était la première fois que je suis rentrée dans la basilique. En rentrant, on se retrouve dans cet espace immense et magnifique qui ressemble à une immense forêt d’ars millénaires. Un guide nous y a raconté des choses très intéressantes sur la construction et les matériaux utilise. Le guide nous a aussi montré que tout autour de la nef centrale, il y a de la place pour accueillir une chorale de 750 chanteurs!! Comme nous y étions l’après-midi, la lumière rentrait par le côté gauche de la nef principale, où tous les vitraux de différents tons de rouge donnaient un effet impressionnant (voir photo). Si jamais vous allez à Barcelone, ne manquez pas la visite guidée à La Sagrada Familia!

 

Carnet de découvertes catalanes des étudiant·e·s du cours CTL1120 Introduction à la culture catalane