ÉTUDES CATALANES + HISTOIRE

« Après un baccalauréat en histoire, je me suis inscrite à mon premier cours de catalan sans trop d’attentes. J’espérais seulement, peut-être, décoder un peu mieux une langue dont la musicalité m’avait frappé lors d’un premier voyage outremer, quelques années plus tôt, alors que je ne parlais que l’espagnol.

Plus qu’un simple cours de langues, j’ai découvert une vie culturelle surprenante – même à un océan de distance – et un peuple combattif et accueillant. J’ai finalement assisté à cinq cours plutôt qu’un seul, et participé à un concours de mini-récits en catalan, IRlats. Je voulais gagner des livres, j’ai plutôt pu participer au Campus universitari de la llengua catalana, un séjour linguistique organisé par l’Institut Ramon Llull, à Gérone et à la principauté d’Andorre.

Après une année à étudier subjonctif, Maria del Mar Bonet et comtés médiévaux de la Catalogne, j’ai pu passer un mois à visiter, à échanger et à étudier le catalan. Nous étions 30 étudiants. En tout, nous venions de 18 pays différents.

Pour une québécoise, habituée à communiquer en anglais dès que je sors de mon cadre quotidien, pouvoir utiliser le catalan comme langue commune était une expérience rafraîchissante et marquante.

J’ai trouvé touchant que plusieurs étudiants soient assez passionnés pour débattre interminablement autour d’un verre de vin de l’origine d’un mot, ou de son équivalent en telle ou telle langue. J’ai trouvé touchant que des musiciens, des agronomes ou des chercheurs nous transmettent leur enthousiasme pour leurs recherches ou métiers. J’ai trouvé touchante la surprise dans les yeux des Catalans rencontrés au hasard, lorsqu’ils réalisaient que je parlais leur langue.

J’ai découvert beaucoup plus que des pronoms et des conjugaisons lors de cette « année catalane ». Après tout, étudier une langue, c’est toujours s’ouvrir sur une grande richesse. »


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