On soupe où ?

Chaque année la même question. Où allons-nous souper pour ma fête ? Il faut trouver un restaurant qui plait à tous. Prendre en considération certaines restrictions alimentaires, les allergies. Bref, c’est la galère et nous finissons toujours à la même place. 

Cette année, nous avons trouvé du premier coup le resto idéal. Nous sommes allés au nouveau restaurant espagnol dans Rosemont : Bo’ Dégât.  

Nous étions un groupe de huit personnes. À notre arrivé, la table était prête et Carmen notre hôte nous a tous reçus de manière chaleureuse. On commence alors avec les olives et les apéros. Le menu comporte quelques choix de cocktail comme le mojito, le gin-tonic, le bloody cesear. Pour les amateurs de vermouth, il y a une bonne variété de combinaisons possibles qui ont l’air aussi délicieuses les unes que les autres. Pour le gin-tonic, Carmen l’apprête à sa façon avec un gin québécois, le Saint-Laurent.

L’apéro

Pour le choix de tapas, lors de la réservation, on nous avait informés de la possibilité d’avoir un menu dégustation. Ce menu permet de gouter plusieurs tapas typiques qui s’accordent bien ensemble. Nous avons rajouté à ce menu la tortilla espagnola, parce que c’est mon préféré ! 

On commence le repas avec le pain aux tomates et les chorizos iberico. Par la suite, les patatas bravas, les croquetas de jamón, la bomba, la petite salade de tomates, les brochettes d’agneau avec les chips d’aubergine qui fondent dans la bouche. La grande finale, la boule de ganache au chocolat avec fleur de sel.

Comment d’écrire tous ces plats ? Tout simplement miam miam miam!!! Le repas était divin du début à la fin. Toutes les saveurs traditionnelles avec quelques touches de la maison. Tout était parfait. Parfois, on mange des plats au restaurant et certains seront meilleurs que d’autres. Même décevant, mais dans ce menu dégustation chaque plat était aussi bon que le précèdent. 

Au niveau du service, chaque assiette est apportée individuellement ce qui, je trouve, donne la chance d’apprécier chaque saveur. Parfois, en Espagne, lorsqu’on commande des tapas, tous les plats arrivent en même temps alors tout le monde se lance dans les assiettes, sans toujours savoir ce qu’on mange. Et on mange et mange sans prendre le temps. La formule que nous propose Carmen est parfaite. Elle permet non seulement de déguster, mais aussi de profiter des gens avec qui nous sommes. L’arrivée des plats étant espacés d’une quinzaine de minutes et plus. On peut déjà entendre certains sceptiques dire que l’attente doit être longue. Quoi ? Quinze minutes ? Mais je vous le dis, c’est une formule parfaite. Et l’anticipation du prochain plat nous fait saliver d’avance !

Pour la quantité, pour moi j’en ai plus que suffisamment. Le nombre de choix proposé était juste assez pour avoir bien mangé et ne pas être plein comme un boudin à la fin. En fait, j’aurais pris plus de croquetas, mais ça, c’est de la gourmandise et aussi parce que c’était trop bon ! 

Pour ce qui est du restaurant. C’est un endroit charmant, pas très grand, donc je conseille de faire une réservation pour un plus grand groupe. Sinon, plusieurs couples mangeaient au bar, ce qui doit rendre l’expérience tout autre, mais tous aussi typique. Carmen est une hôte qui s’occupe merveilleusement bien de ses clients. On se sent accueilli et on ne se sent pas pressé de quitter les lieux. Nous sommes arrivés pour 18 h 30 et sommes repartis vers 23 h 30. Huit filles ensemble, ça jase ! 

La catalogne autrement

La Catalogne autrement

Avec mon emploi, j’ai la chance d’aller à Barcelone plusieurs fois par été. Je peux alors parler avec une multitude de voyageur et leur demander quel genre de voyage ils envisagent faire. Pour une grande majorité, ils partent faire des croisières de deux ou trois semaines sur la Méditerranée, pour d’autres, c’est le tour des attractions touristiques typiques comme la Sagrada Familia, le parc Guell, la Rambla. Il y a ceux qui décident de faire le tour de la côte en partant de Barcelone dans le but de finir leur périple dans les îles Baléare pour y faire la fête ! Bref, il y a plusieurs types de voyageurs, mais souvent la plupart entrent dans ce moule.

Bien sûr, j’ai déjà fait du tourisme « touristique » aussi. J’ai déjà visité presque toutes ces attractions typiques que Barcelone offre et quelques autres ailleurs en Catalogne comme le Colisée romain à Tarragona, le musée des sciences à Valencia. Par contre, ce que je préfère quand je voyage, c’est de me perdre dans un quartier inconnu, manger dans un restaurant où il n’y a que des locaux, où l’on échappe au flot de touristes et des attrapes qui nous attendent. C’est pourquoi maintenant quand je pars, j’essaie de me trouver des activités qui sortent de l’ordinaire, qui ne font pas partie de la route typique du vacancier typique ! 

Donc voici quelques sites à visiter pour voir la Catalogne autrement que par ses fêtes et ses tapas.

Le clocher dans l’eau : Sant Romà de Sau :

À 85 km de Gérone se trouve une petite église bien spéciale. En fait, elle n’est visible que lorsque le niveau du barrage de Sau est assez bas. Sinon, on peut apercevoir de l’église que son clocher. Mais qui a eu l’idée de construire une église dans l’eau ? Bien évidemment, elle n’a pas toujours été dans son bain. Cette église qui date du XI siècle est de style roman. Elle a subi des ajouts et des transformations au cours des époques. En 1962, il fut convenu que l’on construirait un barrage dans la ville de Sau. Les habitants sont alors partis avec leurs possessions et ont quitté le village. Après la construction du barrage, il se produisit l’inévitable, le village fut inondé. Ce qui a été remarquable par la suite c’est que malgré toute cette eau, le clocher du petit village de Sau est resté visible. On distingue bien la croit qui orne le monticule. Ainsi que le drapeau catalan un peu usé, mais qui flotte fièrement au vent.

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure
https://en.wikipedia.org/wiki/Church_of_Sant_Romà

La Mussara :

Situé dans la région de la Costa Daurada, à une cinquantaine de kilomètres de Tarragona se trouve le site de la Mussara. Ancien village maintenant à l’abandon. Ce village fut habité jusqu’en 1960 environ. Maintenant, nous pouvons y visiter de nombreuses ruines dont l’ancienne église de style roman. Le village se situe sur la montagne de la Mussara. Plusieurs théories sont à l’origine de la disparition de la population. Certains disent que c’est la maladie de la vigne qui a ravagé toutes les vignes du village. D’autres disent que ce village était hanté. Pour découvrir la vérité, peut-être devrez-vous aller y faire un petit tour !

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure

Par la suite, vous pourrez descendre dans la montagne et aller vous reposer dans la piscine naturelle de La Febró, une source d’eau formée dans les roches de la montagne. Après une longue marche en montagne et des histoires de fantôme, rien de mieux qu’une petite trempette pour se replacer les esprits.

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure

Dans la même région de la Costa Daurada, vous trouverez un autre village fantôme, celui de Marmellar. Ce village a acquis son titre de façon un peu sinistre. Si le cœur et le courage vous en disent, vous pourrez aller le visiter et découvrir sa légende quelque peu macabre.

https://www.youtube.com/watch?v=ujCSL_bucLY 

le catalan à alghero

La petite ville d’Alghero est célèbre au sein de la culture catalane. La cause de cette célébrité est qu’Alghero, situé sur la côte méditerranéenne de la Sardaigne en Italie, est habitée par une petite communauté de catalanophones de moins de 50 000 personnes.

C’est au Moyen Âge que les catalans ont migrés vers l’île, alors que la Sardaigne faisait partie de la couronne d’Aragon, sous le règne de Pierre IV d’Aragon. Même après près de sept siècles, le catalan perdure à Alghero. Bien que, tout comme le reste de la Catalogne, la ville d’Alghero se bat pour préserver sa variante du catalan. La langue est reconnue par la République de l’Italie et la Sardaigne comme langue minoritaire, mais de moins en moins de jeunes l’apprennent et l’utilisent de nos jours. Ayant quelques représentants au gouvernement indépendant de la Catalogne, Alghero participe activement aux mesures du gouvernement catalan pour faire perdurer sa langue. Langue d’éducation et d’autorité locale, il est difficile pour le catalan d’être conservé alors qu’il est entouré d’une population qui opte majoritairement pour l’usage de la langue de l’État; l’italien. Ou alors pour le sarde ou le sassarais, deux langues indo-européennes romanes ayant plus de 100 000 locuteurs chacune.

Il est beau de voir une population s’unir ainsi pour préserver sa langue et sa culture. Bien qu’étant séparés depuis plusieurs siècles de leur terre mère, les catalans d’Alghero sont bien décidés à poursuivre leurs efforts pour faire perdurer leur langue.

Sources;

“Alghero.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 28 Aug. 2019, en.wikipedia.org/wiki/Alghero.

“Sassarais.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 1 Sept. 2017, fr.wikipedia.org/wiki/Sassarais.

Las Hogueras de San Juan

La San Juan, une fête bien répandue en Espagne, est une tradition marquant le solstice d’été et le jour le plus long de l’année. Par contre, la plus grande célébration de la San Juan en Espagne prend place à Alicante, dans la région de Valence. Las Hogueras de San Juan est un festival célèbre pour ses feux de camps sur la plage la nuit de la San Juan, mais aussi pour ses nombreuses célébrations tout au long de la semaine suivante. La mascletá et las fallas sont d’excellents exemples de la riche culture catalane.

 La mascletá est un spectacle de pyrotechnie sonore, un arrangement de pétards est présenté à chaque jour de la semaine suivant la nuit de la San Juan. Durant Las Hongueras, la mascletá est organisée sous forme de concours; chaque mascletá est mise en place par un pyrotechnicien différent et le grand gagnant est annoncé à la fin de la semaine.

Ensuite, Las Fallas est une tradition qui me fascine énormément. Durant toute l’année, de nombreux artistes travaillent sur la confection de sculptures géantes (pouvant atteindre plusieurs mètres de haut) faites de divers matériaux (papier mâché, bois, etc.) et sont exposées à chaque coin de la ville, pour finalement être mises en feux à la fin des festivités.

 J’ai eu la chance d’assister à cette tradition l’été dernier, et c’était époustouflant! Quoi qu’un peu dangereux, puisque les œuvres sont disposées très près d’immeubles et de parcs. La présence des pompiers sur les lieux est absolument nécessaire; alors que les œuvres prennent feux, ils aspergent tout autour pour s’assurer que rien d’autre ne brûle. Bien entendu, les locaux prenaient plaisir à se faire arroser et à profiter de l’ambiance très festive!

Source;

Routard.com. “Fête De San Juan En Espagne: Agenda.” Routard.com, www.routard.com/guide_agenda_detail/3099/fete_de_san_juan_en_espagne.htm.

l’Aquelarre de Cervera

Aquelarre de Cervera | Instagram

Festival étant célébré à chaque dernière fin de semaine d’août depuis 1978, il est très important dans la culture catalane. L’idée étant venue de la sorcellerie que le peuple aurait pratiquée dans le passé, le festival prend place dans la ville de Cervera, aux alentours de l’université. L’Aquelarre (ou encore le coven en français), est en fait la manière que les européens appelaient les réunions nocturnes des sorcières et des sorciers. Ces réunions avaient dans le but de venir pratiquer des rituels et de s’entretenir avec le diable en personne.

L’Origine

C’est à cette époque que l’Inquisition fit apparition au cœur du royaume d’Aragon du roi catholique Ferdinand II. Ce tribunal avait comme mandat, entre autre, de venir contrôler les délits d’opinion de manière chrétienne[1]. Le paganisme, autrement dit païen, comprenait « toutes […] formes religieuses qui ne sont ni juives ni chrétiennes »[2]. Il était donc considéré comme illégal. Ainsi dit, les croyances satanistes des membres du Coven furent aussitôt punies : « [ils] ont été torturés à mort »[3]. Afin d’en apprendre plus sur la sorcellerie au sein de la Catalogne, vous pourrez vous référer sur l’article « La sorcellerie en Catalogne » sur le blogue[4] Envolées Catalanes.

Sorcière brulée sur le bûcher

Ce festival prit forme alors qu’en 1978, plusieurs jeunes se sont rendus à Cervera afin d’y organiser une fête. C’est dans cette ruelle qu’auraient eu lieu les fameuses réunions. À partir de ce moment, la ville commença à célébrer cette fête qui deviendra de vraies célébrations traditionnelles. Par exemple, à chaque année, la ville vient organisée des dizaines de festivités : on y retrouve des groupes de musique (18 à chaque édition), des feux d’artifices, des rituels traditionnels qui viennent rendre hommage en quelque sorte aux femmes qui ont été tuées lors à cause de ces aquelarres.

Forme du festival

Le festival est habituellement séparé en trois actes : le premier est défini par la descente aux enfers, le deuxième par l’apparition de la chèvre (suivi d’une danse traditionnelle par des démons), alors que le troisième est entièrement concentré aux pratiques sexuelles : c’est ce que l’on peut appeler une orgie festives. Aucune nudité n’est représentée, alors que tout est d’allure symbolique. En effet, « Excité par les sorcières et les danses sensuelles, le démon fait une éjaculation superbe sur le public »[5].  Le démon, qui est en fait représenté par « le Mascle Cabró, un bouc géant et lubrique »[6], est l’élément important de cette célébration. Il prend une place qui pourrait être défini comme étant le roi des festivités.

Aquelarre de Cervera | Instagram

En plus d’avoir un programme pour les adultes, on retrouve plusieurs ateliers pour les enfants qui souhaitent célébrer avec leurs parents. Plusieurs sont costumés, d’autres participent à des jeux qui tournent autour de la magie.


[1] Garcesius. « L’Inquisition ». Histoire de l’Espagne (blog), 29 juillet 2011. https://histoiredespagne.wordpress.com/2011/07/29/linquisition-2/. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[2] Universalis‎, Encyclopædia. « PAGANISME ». Encyclopædia Universalis. Consulté le 20 octobre 2019. http://www.universalis.fr/encyclopedie/paganisme/. [en ligne]

[3] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera.

[4] « La Sorcellerie en Catalogne | Envolées catalanes ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.mediatheque.cat/envolees/?p=693. [en ligne]

[5] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera. [en ligne]

[6] Cap Catalogne. « AQUELARRE DE CERVERA ». Consulté le 20 octobre 2019. http://capcatalogne.com/events/aquelarre-de-cervera-2/. [en ligne]

de la musique si puissante comme un élephant

Shuarma, Jordi Ramiro, Julio Cascan et Hugo Toscano forment le groupe de rock pop nommé Elefantes. Fondé à Barcelone, le groupe est actif depuis 25 ans déjà. Cependant, bien que ce groupe espagnol ait été éclipsé par d’autres genres musicaux, il vaut bien la peine d’en savoir un peu plus de ce groupe.

Bien que le groupe aurait commencé à sonner en 1994, il n’a pas été plus que reconnu comme un groupe local de Barcelone. Cependant, à l’année 2000, le musicien espagnol Enrique Bunbury écoute le groupe et décide de les aider avec la production d’un nouvel album.  Azul va voir le jour et va se proclamer comme un des meilleurs albums du groupe. Muni d’un rythme doux des guitares électriques ainsi que des lettres si touchantes écrites par le leader du groupe Shuarma, cet album c’est le travail parfait pour apprendre à connaître ce groupe barcelonais. « Azul » est aussi le nom du premier « single » de l’album, homonyme, et c’est dans cette même chanson que le chanteur Enrique Bunbury est en duo avec le groupe. Une mélodie très passionnante, très magique et accompagnée des simples paroles cela va être la combinaison parfaite pour voir le monde en bleu. De plus, la vidéo de cette chanson nous présente une petite histoire dont on peut comprendre que les souvenirs sont toujours là et c’est pour cette raison qu’il faut vivre chaque jour, car on ne sait pas ce qui nous attend demain.

Ensuite, cet album présente aussi des mélodies très intimes comme celle nommée « Me gustaria hacerte feliz », une belle chanson très acoustique et avec des chœurs féminins qui donnent beaucoup de force et passe d’une mélodie acoustique à une plus puissante. En effet, c’est ce que l’on ressent lorsqu’on veut que quelqu’un soit toujours heureux. On commence doucement jusqu’à ce qu’on arrive à notre objectif. Aussi, il faut parler sans doute du solo de guitare et du piano qui ferment la chanson, ces deux instruments essentiels pour Elefantes qu’aident toujours à bien conclure leur travail d’une façon puissante, mais sans laisser de côté la nostalgie.

Finalement, il faut dire qu’Elefantes n’est pas un groupe très commercialisé comme Rosalía par exemple. Le groupe ne compte qu’avec un peu plus de cinquante chansons réparties en cinq albums de studio. Malgré cela, pour une petite dégustation musicale du groupe catalan, je trouve que ces deux chansons pourront faire l’affaire et captiver l’oreille de tout ce qui veuille les écouter. 

Vidéo “Azul”: https://www.elefantes.net/wp-content/uploads/Elefantes-Azul-Vinilo-yoast-facebook.jpg

Wikipedia. Elefantes (banda). [En ligne] https://es.wikipedia.org/wiki/Elefantes_(banda) [Consulté le 22 octobre 2019]

Le monde de Game of Thrones à Gérone

Localisée au nord-est de l’Espagne dans la communauté autonome de Catalogne, la ville de Gérone est une des villes des plus intéressantes à visiter dans la Péninsule Ibérique. La beauté de cette ville est telle que les réalisateurs de la série Game of Thrones ont opté pour faire de Gérone une des principales locations pour recréer d’hallucinants endroits dont on a pu être témoins lors de la sixième saison émise par la chaîne HBO. Dans cet article, on pourra se promener dans cette ville aux quatre fleuves et connaître des endroits transformés pour recréer l’atmosphère mythique du monde de Game of Thrones.

La ville de Gérone
La rue del Bisbe Josep Cartañà vue comme une rue de la ville de Braavos

En effet, lors de la sixième saison, la série nous a montré la ville de Braavos, l’endroit où le personnage d’Arya Stark devrait s’apprêter à devenir « personne ». Le personnage devait passer des épreuves et des difficultés comme mendier dans des roues telles comme la rue del Bisbe Josep Cartañà. Cette rouelle est juste derrière la cathédrale et c’est pour sa simplicité médiévale pour la que cette roue a été choisie pour accompagner à la plus petite des Stark dans son entrainement.

Ensuite, un autre endroit qui a fait partie de l’univers du Trône de Fer, a été la Plaça desl Jurats. Bien que cette place ne date pas de l’époque médiévale, mais plutôt du XXe siècle, c’est un espace dont les habitants de la ville de Gérone profitent des spectacles de rue pour passer de bons moments. En revanche, bien que l’on parle de GAME OF THRONES, on sait déjà que l’on ne va jamais trouver une place où les personnages pourront bien s’amuser sans avoir des conséquences. C’est qu’arrive avec notre personnage Arya Stark qui est toujours à Braavos et assiste à une pièce de théâtre représenté sur cette placette et l’on est témoins de comment la jeune louve réalise le sort des membres de sa famille.

Finalement, on ne pouvait pas finir ce tour de Game of Thrones à Gérone sans dire que l’étoile gothique de la ville a fait son apparition dans une des scènes des plus importantes de la sixième saison de la série de HBO. Je parle sans doute de la cathédrale Sainte-Marie qui se trouve au sommet de la ville. Fait à partir du XIe siècle, le grand escalier et la façade de cette église se sont convertis pour représenter le Gran Septuaire de Baelor, localisé dans la capitale du monde du Trône de fer. C’est ici que la reine Cersei Lannister, la plus détestée de ce monde, a dû faire une « marche de la honte » pour s’expier de ses pêches. Cette marche consistait à se faire devant tout le peuple, le corps nu. Évidemment, cet épisode a marqué à tous les fanatiques de GOT. Plus tard, ce même personnage va prendre sa vengeance et va faire exploser cette cathédrale.

On peut donc conclure que Gérone est une ville magique partout où l’on se trouve. Cette fois-ci, je n’ai mentionné que quelques places à Gérone que l’on était métamorphosé pour nous transporter au monde de Game of Thrones, mais il reste encore d’autres places à découvrir qui ont fait partie de différents univers de séries et de films lesquelles font de Gérone une ville cinématographique.

Salta conmigo. “Ruta por la Girona de Juego de Tronos en 7 localizaciones”. [en ligne] https://saltaconmigo.com/blog/2017/01/ruta-por-la-girona-de-juego-de-tronos-en-7-localizaciones/ [consulté le 22 octobre 2019]

Girona emociona. “La ciudad histórica”. [en ligne] http://www.girona.cat/turisme/esp/monuments.php [consulté le 22 octobre 2019]

iTraveller.(1 novembre 2018) Girona – Game of Thrones. [en ligne] https://www.youtube.com/watch?v=ZQ6iYCHZQ-8

FC BARCELONE, «més que un club»

Pas besoin d’être un fan du foot pour connaître l’existence du FC Barcelone, club représentant la ville catalane dans la ligue locale, comme dans la prestigieuse UEFA Champions League, championnat européen.

Cependant, l’objectif de cet article ne pas de vous faire connaître l’histoire du club, ses titres conquis ni ses grands joueurs qui ont porté ce glorieux maillot «blaugrana», mais plutôt de partager un autre aspect qui a un impact direct dans l’économie de Barcelone.

Il s’agit de revenus qui rapporte le club à la ville. En fait, il génère le 1.5% du PIB de Barcelone. D’ailleurs, dans la saison 2014/15, l’équipe avait connu une saison parfaite en rapportant les 3 titres: La Liga, la Copa del Rey et la UEFA Champions League. Cela en terme économique signifie un revenu d’environ 906 millions d’euros. Aussi, Barça permet d’avoir un emploi à environ 16 600 personnes, chiffre qui représente environ le 18% des emplois dans la ville. Le club a environ un budget de 600 millions d’euros par année.

D’un autre côté, le FC Barcelone est une de raisons pour laquelle les touristes décident de visiter la ville. En fait, 6% de tous les touristesqui visitent Barcelone, leur principale raison est de visiter le club, soit le Camp Nou (stade), son musée ou son magasin. Alors, on peut dire que le club génère des revenus à la ville grâce aux touristes qui viennent partout à travers le monde.

C’est ainsi qu’on peut voir que ce n’est pas seulement un club de foot connu internationalement, mais aussi une entité qui contribue au progrès social et économique de la ville de Barcelone.

Sources:

https://futbolfinanzas.com/la-importancia-del-barca-la-economia-la-ciudad-barcelona/

https://www.expansion.com/catalunya/2016/06/21/576941df46163f123b8b456b.html

Les grèves féministes du 8 mars en Catalogne

Actuellement, nous nous trouvons dans un contexte de manifestation au travers du monde. Que ce soit pour le climat, pour la recherche d’indépendance ou toute autre situation, chacune d’entre-elle sont à la recherche de la même chose : soit une manière de faire entendre leur revendication, leur requête. Une des revendications qui vient ralliée la planète entière est très simple : la demande de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, à chaque 8 Mars, journée internationale des droits de la femme, le monde se met en grève pour venir contrer les inégalités qui sont toujours présentes aujourd’hui, en 2019.

L’Espagne est une des régions qui regroupent le plus de manifestants en cette journée. En effet, depuis deux ans déjà, la ville de Barcelone retrouve plus de 200 000 féministes qui se baladent au travers des rues de la ville. Ces personnes ont revendiqué « l’égalité, la fin des violences sexistes, la réduction de l’écart salarial et la défense de la dignité du travail domestique »[1]. Elles viennent également défendre le travail non-rémunéré des femmes ainsi que « les soins qui incombent aux femmes […] tels que les soins aux enfants et aux personnes à charge, ou les tâches ménagères »[2] car les femmes travaillent deux fois plus d’heures quand vient le temps de travailler à la maison[3].

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4]

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4] En 2018, on vient organiser une grève légale au sein de la ville. Cette situation est une première historique. Plusieurs ministères de PSOE (dont Pedro Sanchez) ont marchés aux côtés du peuple. Ce dernier a même affirmé qu’il « [voulait] une Espagne féministe. Car c’est seulement grâce au féminisme que nous en finirons avec la violence machiste et que nous obtiendrions l’égalité réelle »[5]. À la suite de cette marche, les barcelonais ont non seulement décidé de la répéter, mais ils s’y sont pris d’avance. En effet, plusieurs services au niveau du transport, de la santé et de l’éducation ont été mis en place. Par exemple, comme Montréal l’a fait lors de la marche pour le climat en ce vendredi 27 septembre, le métro, le tramway et d’autres transports à Barcelone ont été réduit (à 50% aux heures de pointe et 25% pour le reste de la journée). Évidemment, plusieurs services de transports ont été réduit dût à la quantité de monde qui serait dans les rues. En ce qui concerne le système de la santé, les services d’urgence et de santé publique ont été maintenus, mais en ce qui concernait les chirurgies pouvant être déplacées, elles l’ont été. Les écoles ont laissé un professeur pour six classes, un professeur pour quatre classes spécialisées et le reste du personnel a été réduit au tiers. Ces mesures en disent beaucoup sur l’importance de la manifestation sur la ville catalane. On vient montrer que l’égalité au niveau des sexes est d’une importance capitale et que la ville encourageait les gens à aller manifester en ce 8 mars. Suite à l’imposition de l’Espagne franquiste lors d’une majeure partie du XXe siècle, les manifestants sentent qu’il y a toujours une importante vague de machisme sur le territoire et qu’il est temps que l’égalité s’installe.

Au cours de l’année 2004, « le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a voté une loi hissant [le féminicide] au rang de cause nationale […]. En Espagne, près de 1500 hommes portent un bracelet électronique »[6]. Ce bracelet est une sorte de GPS qui permet aux femmes, portant une balise, de savoir si leur conjoint ou ex-conjoint se trouve à proximité. La police sera ainsi prévenue, permet d’avoir un système prévoyant d’une part la violence conjugale, mais apporte d’une autre part une sérénité à la femme qui avait peur de la personne concernée. Ceci n’est qu’un exemple de ce que ce genre de manifestation peut apporter à une société. On permet à une ville, voir un pays, de progresser vers un futur égalitaire (les manifestations féministes du 8 mars), écologique (la grève mondiale pour le climat du 27 septembre dernier), national (la manifestation du 11 septembre 2014 en Catalogne).  


[1] Le petit journal « Ce qu’il faut savoir sur la grève féministe du 8M à Barcelone ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.lepetitjournal.com/barcelone/actualites/ce-quil-faut-savoir-sur-la-greve-feministe-du-8m-barcelone-251949 [en ligne]

[2] Idem

[3] Selon les données de l’INE

[4] Ouest-France. « 8 mars. Grève générale sans précédent pour les femmes en Espagne ». Ouest-France.fr, 8 mars 2018. https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/8-mars-greve-generale-sans-precedent-pour-les-femmes-en-espagne-5610342. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[5] La Presse. « Espagne: grève féministe et manifestations massives pour le 8 mars », 8 mars 2019. https://www.lapresse.ca/international/europe/201903/08/01-5217586-espagne-greve-feministe-et-manifestations-massives-pour-le-8-mars.php. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[6] Europe 1 « Lutte contre les féminicides : l’Espagne, l’exemple à suivre ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.europe1.fr/international/lutte-contre-les-feminicides-lespagne-lexemple-a-suivre-3908365. [en ligne]

Tradition de décembre en catalogne: une crèche et… un Caganer!

À la recherche des traditions catalanes, j’en ai trouvé une qui m’a laissé bouche bée, non seulement par la surprise qu’elle m’a donnée, mais du divertissement que cela m’a causé. La plupart des gens ne pensent guère à ces petits détails qui rendent un pays, une région ou une ville culturellement riche et diversifiée.

En décembre, nous pouvons trouver des crèches de différentes tailles, avec de nombreux accessoires et différents personnages. Ces derniers, appartiennent strictement à la naissance du fils de Dieu. Parmi les plus connus on retrouve Jésus, Marie ou Joseph, ainsi que des anges, des bergers et des moutons. En Catalogne, cette tradition change un peu et implique un personnage plutôt drôle : Le Caganer!

Ce petit personnage est un paysan vêtu de manière traditionnelle catalane : il porte un pantalon bleu, une chemise blanche et une barretina (chapeau rouge) et date de l’époque baroque, entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle. Sa particularité est assez génial! le petit homme est dans la position typique pour faire caca… oui les amis! Il est assis, son pantalon est baissé (on peut voir ses fesses) et tout sous lui, un caca à terre. Dans la crèche, il est cachée derrière un arbre. Il faut mentionner que l’église est consciente et d’accord avec la place qu’il a dans le paysage.

 Il est apparu pour la première fois peint sur des carreaux, en tant que personnage, dans certaines histoires. Avec le temps, il a commencé à avoir une partie importante dans la crèche.

Cette tradition est attribuée à la conviction qu’elle donne de la chance et de la prospérité à l’année suivante, car les matières fécales sont un fertilisant pour la terre. En général, il est considéré comme une figure amusante.

Il y a beaucoup de variances et personnifications de ce petit homme. Des vedettes du football, des présidents ainsi que des chanteurs ont été créés en tant que caganer. Le petit bonhomme est un des favoris pour beaucoup, à tel point qu’il y existe une association, les Amics del Caganers, qui sont chargés de faire connaître cette tradition.

Vous savez maintenant quel nouveau personnage peut faire partie de votre crèche en décembre pour vous remplir de fortune et de prospérité!

Sources:

Ajuntament de Barcelona. Cultura popular. [en ligne] https://lameva.barcelona.cat/culturapopular/es/fiestas-y-tradiciones/personajes-y-elementos-festivos/caganer [consulté le 21 octobre 2019]

El Web de l’Associació Amics del Caganer. Mise à jour en 2019. [en ligne] https://www.amicsdelcaganer.cat/ [consulté le 21 octobre 2019]

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Carnet de découvertes catalanes des étudiant·e·s du cours CTL1120 Introduction à la culture catalane