Tous les articles par CTL1120-H2019

Quelques fêtes à ne pas manquer!

Partout autour du globe, nous retrouvons des coutumes, des traditions, des fêtes, des célébrités : bref, tout ce qui rend une région unique en son genre. Heureusement, la Catalogne regorge de fêtes incroyables qui pourrait être intéressant d’aller observer dans sa vie!

En effet, il sera question de quelques festivités possible à participer si vous allez en Catalogne et vous êtes mordus de fêtes!

Pour commencer, nous retrouvons “els tres tombs” à Igualada. Cette tradition, datant de plus d’une centaine d’année, met en avant plan un défilé de charriot lors de la semaine du 17 janvier, ou l’on se remémore les métiers d’antan. Durant cette fête, on bénit les animaux et des petits pains bénis sont offerts aux enfants.

Par la suite, Passio, le spectacle théâtrale du Christ à Esparreguera comprenant 37 scènes, 5 heures de présentation, 400 figurants, 1000 artistes, ainsi qu’un orchestre. Il ne s’agit pas seulement d’un représentation religieuse, mais également d’une représentation musicale et artistique qui en met plein la vue à ses auditeurs et auditrices.

Pour continuer, nous retrouvons le bal de la mort à Verges, qui était une symbolisation théâtrale de l’évangélisation, mais qu’aujourd’hui représente un défilé romain, ainsi que le voyage du Christ au Mont Calvaire. On y retrouve cinq danseurs habillés en squelettes, s’adonnant à une petite présentation symbolisant diverses aspects, tels quel la mort, le cractère éphémère de la vie et plus encore.

De plus, on retouve une fête des plus magiques dans la Ville de Cervera. En effet, on y fête la Aquelarre, ou connu sous le nom de “réunion des sorcières”. On y plusieurs “shows” se rapprochant de l’univers de la magie. Si vous aimez la magie, pensez à prendre congé et de partir en vacances là-bas pour la dernière fin de semaine d’août!

Pour ceux qui désir en savoir plus sur les fêtes de la Catalogne, n’hésitez pas à consulter le site ci-dessous.

Gabriel Lavigne

Gaudi un idéal controversé.

Bonjour à tous l’article que vous vous apprêtez à lire pourrait vous dérangez, car il suscitera probablement la controverse et pourrait vous demandez de vous questionner sur un homme et des lieux de Barcelone qui ne représente peut-être pas le symbole de liberté qu’on leur attache. Cet article porte sur le célèbre Gaudi et ses œuvres notamment la Sagrada Familia. Je tire mes faits du livre Forgotten Places Barcelona and the Spanish Civil War écrit par Nick Lloyd. Tout d’abord, il dépeint Gaudi comme ceci : « Antoni Gaudi, the brillant architect of one of the most remarkable churches in the world, and for most of his adult year, extreme right-wing religious zealot…» (Lloyd 2016, p.345). De plus, il se réfère à l’auteur Robert Hughes qui voit la Sagrada Familia comme un moyen de christianisé les prolétaires. Lloyd ajoute aussi le fait que Gaudi ai fait une sculpture qui présente le diable donnant une bombe à un ouvrier serait la représentation de la peur vécue par la bourgeoisie face à la classe ouvrière à la fin du 19e siècle. Il critique aussi le fait que rien ne présente les conditions difficiles dans lesquelles vivaient les ouvriers de cette époque et qui expliquerait leur révolte. Le plus intéressant reste le fait que lien entre le courant moderniste et la Sagrada Familia de Gaudi ne serait pas très claire, surtout par le fait que pour le clergé la modernité était un pêché (Lloyd 2016, p.345-347). Ces trois pages m’ont apporté beaucoup de questions, car bien que l’auteur ait un gauchiste convaincu, il a fait preuve de beaucoup de doigté pour expliquer les différentes causes qui ont mené à la guerre civile, la guerre et l’après, sans oublier qu’il a précisé qu’il y avait eu des exactions des deux côtés. Est-ce que la majorité des gens serait tombé dans le piège d’admirer un artiste aidé par la réécriture de l’histoire et les dépliant touristique? Est-ce que le talent peut amener les gens à tous pardonner ou est-ce simplement un auteur qui tant de noircir un lieu qui est en train de détruit sa ville? Qu’est-ce que vous en pensez?

Bibliographie:

Lloyd, Nick. 2016. Forgotten Places: Barcelona and The Spanish Civil War. Barcelona.

La situation des prisonniers politiques à la balado de fred savard

Depuis le 1er mars dernier, l’ancien animateur de l’émission La Soirée est (encore) jeune à la Première Chaîne de Radio-Canada a lancé sa baladodiffusion dans laquelle lui et différents collaborateurs parlent de l’actualité de manière rigoureuse, satirique et caustique. Il s’agit d’une balado hebdomadaire, dont le nouvel épisode sort le vendredi. Ça parle souvent de l’actualité québécoise, canadienne et américaine, mais il y a certaines chroniques qui va parler de l’actualité internationale.

C’est la cas dans l’épisode du 29 mars dernier dans lequel il y a eu une chronique sur les prisonniers politiques. Il s’agissait d’un des sujets de l’émission parce que Manon Massé, une des co-porte-paroles de Québec Solidaire, devra témoigner dans le cadre des procès contre les prisonniers politiques. Si Manon Massé a été appelée à livrer un témoignage, c’est parce qu’elle était à Barcelone le 1er octobre 2017, le jour du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Elle y était à titre d’observatrice. Ce n’était pas la seule québécoise en Catalogne le jour du vote; les partis et les groupes indépendantistes québécois avaient tous envoyés des représentants en Catalogne pour voir comment se déroulait cet exercice d’auto-détermination.

L’extrait où Fred Savard parle de la Catalogne avec Boris Proulx, qui est un reporter et il a écrit des articles en lien avec la Catalogne, commence à 64:27.

Boris Proulx va faire des parallèles entre la Catalogne et le Québec, notamment parce qu’il s’agit de deux territoires où il y a un mouvement indépendantiste. Les deux peuples ont leur propre langue qui diffère avec la langue du pays.

Un souper catalan chez olivieri

Durant le mot de mars dernier, Olivieri (une librairie et un bistro) sur la rue Côte-Des-Neiges offrait un souper trois services catalan. Ce menu était offert dans le cadre du cercle de lecture d’Olivieri qui était consacré au livre L’Autre de l’auteur catalan Marta Rojals. Cet évènement était organisé par le groupe Lisez l’Europe. Il s’agit d’un regroupement d’institutions culturelles européennes qui a comme mission de présenter la littérature européenne contemporaine à Montréal

Le souper commençait avec une entrée d’aubergines et de poivrons grillés, le tout accompagné de pain à la tomate. Le pain à la tomate est un plan qui est souvent servi dans les bistros et restaurants en Catalogne. C’était très bon!

Le pain à la tomate
Aubergines et poivrons grillés

Le plat principal était constitué de riz noir, moules, calamars et palourdes. Étant une personne qui apprécie les fruits de mer, j’ai beaucoup apprécié ce plat. Les trois fruits de mers présents font partie de ceux que je préfère!

Riz noir, moules, calamars et palourdes

Le troisième et dernier service, le dessert, était composé de miel, fromage frais de brebis et beignets. Nous avons ici un dessert léger après un bon repas. Je l’ai beaucoup apprécié.

Miel, fromage frais de brebis et beignets

Ce souper catalan fut très apprécié par moi et mes ami·e·s. Le tout fut accompagné de cava, qui est un vin mousseux catalan. Si vous allez à Barcelone, vous vous devez d’arrêter quelque part pour prendre du cava!

Source: http://www.goethe.de/ins/ca/mon/prj/lie/frindex.htm

Mythes et légendes dans l’imaginaire catalan

Comme nous l’avons si bien vu au sein de ce cours, l’accumulation d’un patrimoine culturel et la consolidation d’une identité nationale peuvent se faire de diverses manières, que ce soit à travers la diffusion de la langue, la perpétuation d’une mémoire collective, la préservation de lieux ou de monuments à fortes connotations symboliques, ou, tout simplement, par le biais de la gastronomie.

La littérature joue évidemment un rôle magistral dans la préservation de la culture et de l’identité catalane ; mais, de manière assez surprenante, la propagation des mythes et des légendes catalans servent non seulement à nourrir l’imaginaire collectif, mais contribuent également à perpétuer une mémoire historique nationale qui témoigne de la richesse de cette culture même dont ils découlent.

La fameuse légende du “Cœur mangé” intrigue non seulement par sa qualité fantaisiste et la nature de l’histoire qu’elle relate, mais aussi par le contexte historique auquel elle fait référence : on est invariablement portés à penser aux troubadours et aux chevaliers, à l’imposante Maison de Barcelone, mais aussi aux personnages historiques dont il est question. On y découvre d’ailleurs Douce de Provence sous un autre jour : elle n’est plus réduite au rôle de figure historique lointaine et dépourvue de véritable valeur (outre son alliance propice avec Ramon Berenger III), mais elle est transformée en personnage symbolique, porteur d’une mémoire culturelle qui illumine à la fois le passé et le présent de la Catalogne telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Ces mythes et légendes, traditions folkloriques qui s’éternisent à travers le passage du temps, témoignent donc de la diversité de la culture catalane, de la richesse de son histoire mais aussi de son “ancienneté”. Ils constituent une véritable extension de l’identité nationale et peuvent être compris comme un instrument d’émancipation littéraire et politique, comme l’écrit si bien Pascale Casanova dans La République mondiale des Lettres (Seuil, 1999). La richesse culturelle s’accumulant sur la base des mythes et récits populaires, la “recollection, réévaluation, diffusion des folk tales censés exprimer le génie spécifique” d’un peuple sont également la manifestation de sa richesse littéraire et culturelle.

Comment désorganiser sont voyage en catalogne?

https://vimeo.com/314999584 Li,2019

Comme vous l’avez probablement remarqué en regardant le cours métrage A Catalunya Story de Brandon Li. Ce film est une fiction. C’est l’histoire de 3 amis qui se rejoigne à Barcelone pour passer des vacances ensembles. Jusque là rien de bien extraordinaire, mais tout change lorsqu’ils décident de se rendre sur la Costa Brava et partent dans la mauvaise direction, c’est à ce moment que leur voyage commence. C’est à ce moment que ça devient intéressant. Parce que pour ceux qui ne le savent pas je me prépare moi aussi à partir pour la Catalogne en mai. Je fais le voyage avec un ami qui en est à sa première expérience de voyage. Il est très insécure et pour le moment notre voyage est plutôt très organisé ce qui semble beaucoup le sécuriser. Par contre, je lui ai présenté la possibilité d’aller dans la région de l’Èbre pour voir et en apprendre plus sur la guerre civile espagnole et les combats qui ont lieu dans cette région, comme c’est un passionné d’histoire, il était très intéressé jusqu’au moment où je lui ai dit que l’organisation était beaucoup plus difficile, car le tourisme est beaucoup moins développé. Quand je lui ai proposé que nous devrions prendre seulement un billet de train pour la région et se donner quelques jours pour découvrir. J’ai eu l’impression que je venais de lui proposer de faire une marche de la mort de laquelle, il avait des chances de pas revenir vivant. Pour fermer la boucle avec le film, c’est la réflexion suivante que le film nous apporte. Comment oublier les guides touristiques et simplement aller se perdre dans une région, rencontrer ses habitants et se laisser porter par le moment? En tant que voyageur sommes nous simplement des fous du contrôle? Bien sûre, je sais que l’étudiant en anthropologie qui vous parle en ce moment recherche ce type d’expérience, mais comment amener un plus grand nombre de touriste à se faire confiance et découvrir par eux-mêmes, cela pourrait peut-être être une partie de la solution au problème du tourisme de masse que vie Barcelone en ce moment. Qu’en pensez-vous?

Système Scolaire Catalan

Partout dans le monde, nous retrouvons des systèmes scolaire qui se ressemblent, mais parfois qu s’opposent. En effet, la méthode de scolarisation est propre à chaque pays, mais nous pouvons facilement faire des liens avec celles des autres. Le système scolaire catalan ressemble énormément à celui du Québec. On va donc voir les si les facteurs scolaires importants sont similaires ou s’ils s’opposent.

Pour commencer, voyant les bases des deux systèmes scolaires.

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Résultats de recherche d'images pour « système scolaire québécois simple »

Dans ses deux systèmes, l’école primaire, ainsi que celle du secondaire sont obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans ou à l’obtention du diplôme secondaire. Pa ailleurs, On peut observer que la scolarisation catalane commence une année plus tôt que celle Québécoise et dure un année de plus au niveau infantile. Dans le système, on retrouve bien entendu une caractéristique de surplus chez les Québécois grâce aux études collégiales des Cégeps, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’au Québec.

En somme, niveau schématique du plan de le scolarité, les deux villes à l’étude sont pratiquement identique, mais l’apprentissage n’en est pas tout autant jumeau. En effet, en Catalogne, les élèves apprennent leur langue maternelle, le Catalan, ainsi que l’Espagnol et par la suite, une langue étrangère tel que l’anglais pour la plus part ou le français pour une minorité. À l’inverse, au Québec, nous apprenons notre langue de base, le français, en plus de l’anglais et pour certains, l’espagnol se voit offerte comme possibilité de troisième langue.

Lorsque l’on passe aux niveaux supérieurs, les deux endroits offrent la possibilité de bourses et de prêts pour aider les familles à subvenir aux frais scolaires exorbitants, soit 2 372 ( 3561$ canadien) par année en Catalogne, alors qu’au Québec, la moyenne des coûts est de 3103$ (2 067 €) part année.

On voit donc que en général, les aspects les plus importants de l’éducation sont presque un reflet dans un miroir. Ce qui peut également laisser à la réflexion, puisque ces deux régions possèdent un régime scolaire semblable, mais ils sont également en quête d’une indépendance. Est-ce possible que ce soit le système scolaire qui leur inculque cette idéologie d’indépendance? Est-ce le système scolaire qui rend les gens de ces deux régions autonomes? Selon moi, il faudrait commencer à réfléchir à cette question, car cela permettrait de répondre a beaucoup plus de questions que nous pouvons le croire.


http://xtec.gencat.cat/web/.content/alfresco/d/d/workspace/SpacesStore/0071/a559b4c9-eb51-4752-94b8-0826364ade4f/frances.pdf

https://www.digischool.fr/international/guide-pays/cout-etudes-espagne-33771.html

https://www.ulaval.ca/futurs-etudiants/planifiez-vos-etudes/cout-des-etudes-et-budget 

Gabriel Lavigne

Quand la soupe déborde…

En Espagne, le tourisme est une industrie prospère, mais l’est encore plus en Catalogne. La Catalogne a remis cette industrie sur la carte. À Barcelone, le tourisme est omniprésent à un point tel qu’un tourisme de masse s’est créé. Ce nombre surpasse même la population de la ville et des inconvénients viennent à surgir.

À Barceloneta, il y aurait plus de 1500 logements touristiques illégaux, ce qui génère 9 millions d’euros par an (13.5 millions dollars canadiens). Cela génère donc des conséquences, malgré le fait que les taxes rapportent quand même un certain profit à la ville. Des amandes bien salées de 90 000 euros (13 500 dollars canadiens) sont données à tous ceux qui s’exercent à sous-louer des appartements illégaux à des touristes. Pour ceux qui n’ont pas de licence réglementaire, l’amende peut grimper jusqu’à 600 000 euros (700 000 dollars canadiens).

Manifestants à Barcelone contre l’invasion des masses de touristes. (2015)

Une mesure par la mairie a été prise pour tenter de contrevenir à ce fléau. Ada Colau, nouvelle mairesse de la ville depuis peu, a imposé un moratoire sur les appartements à usage privé et le gel des licences touristiques, depuis juillet 2015. Aujourd’hui, la mairesse affirme qu’elle a réussi à faire baisser de 95% l’offre illégal d’établissements de ce genre.

Lit installé dehors pour sensibiliser les habitants et voyageurs à propos du tourisme illégal.

D’un autre côté, les agences de locations dénoncent plus d’une centaine de bâtiments vides, sans licences et sans utilités. Elizabeth Casañas, fondatrice d’une association de défense des droits des loueurs (Plateforme pro logements touristiques) affirme que le moratoire est une mauvaise décision et que cela est néfaste pour les touristes, les familles locales qui ont l’amabilités de louer leur logement et pour les petits commerces qui en souffrent.

La situation est-elle irrécupérable ?

Cela mérite une réflexion.

Javier García Areosa

Sources:
https://www.equinoxmagazine.fr/2017/02/16/barcelone-face-aux-locations-illegales/

https://lepetitjournal.com/vivre-a-barcelone/fermeture-de-4900-appartements-touristiques-illegaux-barcelone-251668


https://espagnimmobilier.wordpress.com/2018/05/30/locations-touristiques-en-espagne-marche-arriere-toute/


https://fr.euronews.com/2015/07/31/barcelone-ras-le-bol-du-tourisme-de-masse


Le souffle de la mémoire catalane

La Guerre civile espagnole de 1936-1939, bien que l’un des conflits européens les plus méconnus du XXe siècle, est pourtant le plus important en ce qui concerne la circulation et la perpétuation d’idéaux révolutionnaires. Selon Jean Patrak, auteur pour la revue L’Esprit libre, les changements idéologiques et sociaux qui prennent place à Barcelone, malgré les explosions politiques de l’Espagne, sont les préliminaires d’un appel pour une collectivisation, une unité catalane qui se manifeste contre toute attente.

Cette révolution idéologique est notamment dépeinte par George Orwell dans son Hommage à la Catalogne, alors qu’il n’était qu’un jeune militant : “Les anarchistes avaient toujours effectivement la haute main sur la Catalogne et la révolution battait encore son plein […] C’était bien la première fois dans ma vie que je me trouvais dans une ville où la classe ouvrière avait pris le dessus.” Orwell peint le tableau d’une Barcelone moitié communiste, moitié anarchiste, ville submergée par un esprit de collectivité et de soulèvement.

Mais conclure que l’arrivée de la dictature de Franco et l’oppression qu’elle exerce réussit à affaiblir cet élan révolutionnaire ne saurait faire justice à la situation en Catalogne : le franquisme ne fait que fragiliser l’esprit catalan, et ce temporairement et de manière superficielle. Le souffle révolutionnaire est toujours là, un fond qui est profondément ancré dans la mémoire des catalans et qu’ils refusent obstinément d’oublier.

Cette ardeur catalane trouve ses origines bien avant la Guerre d’Espagne et perdure malgré le poids du franquisme, pour se transformer en un nouveau mouvement social de grande envergure : le mouvement indépendantiste catalan.

C’est un mouvement qui s’érige tout d’abord sur le triomphe de la langue, langue qui survit au projet d’épuration franquiste : pour reprendre les mots de Patrak, la langue catalane est “non seulement devenue une fierté grandissante, mais elle est aussi le solvant d’un mouvement de forte affirmation inclusive.” Elle est le véhicule d’une mémoire millénaire, la propagation d’un combat d’idéaux qui va au-delà même du peuple catalan, pour s’empreindre d’une valeur de justice universelle.

Le mouvement indépendantiste catalan est surtout un projet de réédification : c’est toute une mémoire qui est retracée, mémoire qui a adopté plusieurs formes au fil des années, et dont les origines remontent bien plus loin que le Siège de Barcelone de 1714, l’échec des deux Républiques, la Guerre civile ou la dictature franquiste, pour ne citer que quelques événements saillants de cette longue histoire catalane. C’est le souffle de cette mémoire nationale qui continue, infaillible, à vivifier le sentiment d’unité et de collectivité, le profond désir de justice, qui résistent inlassablement à l’épreuve du temps. 

https://revuelespritlibre.org/le-petit-triomphe-de-la-memoire-catalane

Decidir no es un delito

C’est le mardi 12 février 2019 que s’ouvrait le procès de 12 anciens ministres du gouvernement catalan à la cour suprême espagnol située à Madrid. Ces 12 représentants faisaient face à des accusations de rébellion, sédition et de désobéissance face au gouvernement espagnol et risquent une peine d’emprisonnement de 7 à 25 ans, s’ils sont coupables. Une immense foule, dont plusieurs indépendantistes étaient même à l’extérieur du tribunal revendiquant leurs droits et parmi ceux-ci : Quim Torra, président de la généralité de Catalogne.

Les 12 représentants catalans à la cour suprême de Madrid.

Rappelons-nous qu’en octobre 2017 avait eu lieu un référendum sur l’indépendance de la Catalogne et que la majorité (90%) l’avait emporté, mais que par la suite, le gouvernement espagnol accusait ce référendum d’être illégal et annulait du coup sa légitimité. D’ailleurs, avant le vote, plusieurs interventions de violence gratuites du gouvernement espagnol ont eu lieux dans diverses régions de la Catalogne. Une violence sans raison et pour vouloir faire peur, mais cela a eu l’effet contraire et aujourd’hui, la communauté catalane est beaucoup plus forte et unis.

Manifestation à Bruxelles supportant les 12 représentants catalans.

Il faut noter aussi que l’un des principaux militants pour cette juste cause, Carles Puigdemont, n’était pas présent lors de cette audience, car il est en exil en Belgique. Carles affirme que tout ceci va à l’encontre de la démocratie et qu’elle parlera d’elle-même. Les séparatistes pointent du doigt le gouvernement espagnol et les accuse de former une sorte de condamnation à l’encontre de la cause.

Manifestant revendiquant le fait que décider n’est pas un délit

La tension est palpable entre les deux camps, mais quel sera le verdict ? La seule vérité est qu’elle ne prendra jamais fin, tant que la Catalogne n’obtiendra pas son indépendance parce qu’il y a bien une chose que l’histoire nous a prouvé; les Catalans ne s’avouent jamais vaincus et vont jusqu’au bout.

Sources: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1152479/proces-dirigeants-independantistes-catalans-espagne

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_de_2017_sur_l%27ind%C3%A9pendance_de_la_Catalogne

https://www.lepoint.fr/monde/1er-octobre-le-referendum-illegal-qui-a-change-la-catalogne-30-09-2018-2258972_24.php#