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On soupe où ?

Chaque année la même question. Où allons-nous souper pour ma fête ? Il faut trouver un restaurant qui plait à tous. Prendre en considération certaines restrictions alimentaires, les allergies. Bref, c’est la galère et nous finissons toujours à la même place. 

Cette année, nous avons trouvé du premier coup le resto idéal. Nous sommes allés au nouveau restaurant espagnol dans Rosemont : Bo’ Dégât.  

Nous étions un groupe de huit personnes. À notre arrivé, la table était prête et Carmen notre hôte nous a tous reçus de manière chaleureuse. On commence alors avec les olives et les apéros. Le menu comporte quelques choix de cocktail comme le mojito, le gin-tonic, le bloody cesear. Pour les amateurs de vermouth, il y a une bonne variété de combinaisons possibles qui ont l’air aussi délicieuses les unes que les autres. Pour le gin-tonic, Carmen l’apprête à sa façon avec un gin québécois, le Saint-Laurent.

L’apéro

Pour le choix de tapas, lors de la réservation, on nous avait informés de la possibilité d’avoir un menu dégustation. Ce menu permet de gouter plusieurs tapas typiques qui s’accordent bien ensemble. Nous avons rajouté à ce menu la tortilla espagnola, parce que c’est mon préféré ! 

On commence le repas avec le pain aux tomates et les chorizos iberico. Par la suite, les patatas bravas, les croquetas de jamón, la bomba, la petite salade de tomates, les brochettes d’agneau avec les chips d’aubergine qui fondent dans la bouche. La grande finale, la boule de ganache au chocolat avec fleur de sel.

Comment d’écrire tous ces plats ? Tout simplement miam miam miam!!! Le repas était divin du début à la fin. Toutes les saveurs traditionnelles avec quelques touches de la maison. Tout était parfait. Parfois, on mange des plats au restaurant et certains seront meilleurs que d’autres. Même décevant, mais dans ce menu dégustation chaque plat était aussi bon que le précèdent. 

Au niveau du service, chaque assiette est apportée individuellement ce qui, je trouve, donne la chance d’apprécier chaque saveur. Parfois, en Espagne, lorsqu’on commande des tapas, tous les plats arrivent en même temps alors tout le monde se lance dans les assiettes, sans toujours savoir ce qu’on mange. Et on mange et mange sans prendre le temps. La formule que nous propose Carmen est parfaite. Elle permet non seulement de déguster, mais aussi de profiter des gens avec qui nous sommes. L’arrivée des plats étant espacés d’une quinzaine de minutes et plus. On peut déjà entendre certains sceptiques dire que l’attente doit être longue. Quoi ? Quinze minutes ? Mais je vous le dis, c’est une formule parfaite. Et l’anticipation du prochain plat nous fait saliver d’avance !

Pour la quantité, pour moi j’en ai plus que suffisamment. Le nombre de choix proposé était juste assez pour avoir bien mangé et ne pas être plein comme un boudin à la fin. En fait, j’aurais pris plus de croquetas, mais ça, c’est de la gourmandise et aussi parce que c’était trop bon ! 

Pour ce qui est du restaurant. C’est un endroit charmant, pas très grand, donc je conseille de faire une réservation pour un plus grand groupe. Sinon, plusieurs couples mangeaient au bar, ce qui doit rendre l’expérience tout autre, mais tous aussi typique. Carmen est une hôte qui s’occupe merveilleusement bien de ses clients. On se sent accueilli et on ne se sent pas pressé de quitter les lieux. Nous sommes arrivés pour 18 h 30 et sommes repartis vers 23 h 30. Huit filles ensemble, ça jase ! 

La catalogne autrement

La Catalogne autrement

Avec mon emploi, j’ai la chance d’aller à Barcelone plusieurs fois par été. Je peux alors parler avec une multitude de voyageur et leur demander quel genre de voyage ils envisagent faire. Pour une grande majorité, ils partent faire des croisières de deux ou trois semaines sur la Méditerranée, pour d’autres, c’est le tour des attractions touristiques typiques comme la Sagrada Familia, le parc Guell, la Rambla. Il y a ceux qui décident de faire le tour de la côte en partant de Barcelone dans le but de finir leur périple dans les îles Baléare pour y faire la fête ! Bref, il y a plusieurs types de voyageurs, mais souvent la plupart entrent dans ce moule.

Bien sûr, j’ai déjà fait du tourisme « touristique » aussi. J’ai déjà visité presque toutes ces attractions typiques que Barcelone offre et quelques autres ailleurs en Catalogne comme le Colisée romain à Tarragona, le musée des sciences à Valencia. Par contre, ce que je préfère quand je voyage, c’est de me perdre dans un quartier inconnu, manger dans un restaurant où il n’y a que des locaux, où l’on échappe au flot de touristes et des attrapes qui nous attendent. C’est pourquoi maintenant quand je pars, j’essaie de me trouver des activités qui sortent de l’ordinaire, qui ne font pas partie de la route typique du vacancier typique ! 

Donc voici quelques sites à visiter pour voir la Catalogne autrement que par ses fêtes et ses tapas.

Le clocher dans l’eau : Sant Romà de Sau :

À 85 km de Gérone se trouve une petite église bien spéciale. En fait, elle n’est visible que lorsque le niveau du barrage de Sau est assez bas. Sinon, on peut apercevoir de l’église que son clocher. Mais qui a eu l’idée de construire une église dans l’eau ? Bien évidemment, elle n’a pas toujours été dans son bain. Cette église qui date du XI siècle est de style roman. Elle a subi des ajouts et des transformations au cours des époques. En 1962, il fut convenu que l’on construirait un barrage dans la ville de Sau. Les habitants sont alors partis avec leurs possessions et ont quitté le village. Après la construction du barrage, il se produisit l’inévitable, le village fut inondé. Ce qui a été remarquable par la suite c’est que malgré toute cette eau, le clocher du petit village de Sau est resté visible. On distingue bien la croit qui orne le monticule. Ainsi que le drapeau catalan un peu usé, mais qui flotte fièrement au vent.

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure
https://en.wikipedia.org/wiki/Church_of_Sant_Romà

La Mussara :

Situé dans la région de la Costa Daurada, à une cinquantaine de kilomètres de Tarragona se trouve le site de la Mussara. Ancien village maintenant à l’abandon. Ce village fut habité jusqu’en 1960 environ. Maintenant, nous pouvons y visiter de nombreuses ruines dont l’ancienne église de style roman. Le village se situe sur la montagne de la Mussara. Plusieurs théories sont à l’origine de la disparition de la population. Certains disent que c’est la maladie de la vigne qui a ravagé toutes les vignes du village. D’autres disent que ce village était hanté. Pour découvrir la vérité, peut-être devrez-vous aller y faire un petit tour !

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure

Par la suite, vous pourrez descendre dans la montagne et aller vous reposer dans la piscine naturelle de La Febró, une source d’eau formée dans les roches de la montagne. Après une longue marche en montagne et des histoires de fantôme, rien de mieux qu’une petite trempette pour se replacer les esprits.

https://www.catalunyaexperience.fr/a-la-une/villages-catalans-donner-envie-de-partir-a-laventure

Dans la même région de la Costa Daurada, vous trouverez un autre village fantôme, celui de Marmellar. Ce village a acquis son titre de façon un peu sinistre. Si le cœur et le courage vous en disent, vous pourrez aller le visiter et découvrir sa légende quelque peu macabre.

https://www.youtube.com/watch?v=ujCSL_bucLY 

le catalan à alghero

La petite ville d’Alghero est célèbre au sein de la culture catalane. La cause de cette célébrité est qu’Alghero, situé sur la côte méditerranéenne de la Sardaigne en Italie, est habitée par une petite communauté de catalanophones de moins de 50 000 personnes.

C’est au Moyen Âge que les catalans ont migrés vers l’île, alors que la Sardaigne faisait partie de la couronne d’Aragon, sous le règne de Pierre IV d’Aragon. Même après près de sept siècles, le catalan perdure à Alghero. Bien que, tout comme le reste de la Catalogne, la ville d’Alghero se bat pour préserver sa variante du catalan. La langue est reconnue par la République de l’Italie et la Sardaigne comme langue minoritaire, mais de moins en moins de jeunes l’apprennent et l’utilisent de nos jours. Ayant quelques représentants au gouvernement indépendant de la Catalogne, Alghero participe activement aux mesures du gouvernement catalan pour faire perdurer sa langue. Langue d’éducation et d’autorité locale, il est difficile pour le catalan d’être conservé alors qu’il est entouré d’une population qui opte majoritairement pour l’usage de la langue de l’État; l’italien. Ou alors pour le sarde ou le sassarais, deux langues indo-européennes romanes ayant plus de 100 000 locuteurs chacune.

Il est beau de voir une population s’unir ainsi pour préserver sa langue et sa culture. Bien qu’étant séparés depuis plusieurs siècles de leur terre mère, les catalans d’Alghero sont bien décidés à poursuivre leurs efforts pour faire perdurer leur langue.

Sources;

“Alghero.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 28 Aug. 2019, en.wikipedia.org/wiki/Alghero.

“Sassarais.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 1 Sept. 2017, fr.wikipedia.org/wiki/Sassarais.

Las Hogueras de San Juan

La San Juan, une fête bien répandue en Espagne, est une tradition marquant le solstice d’été et le jour le plus long de l’année. Par contre, la plus grande célébration de la San Juan en Espagne prend place à Alicante, dans la région de Valence. Las Hogueras de San Juan est un festival célèbre pour ses feux de camps sur la plage la nuit de la San Juan, mais aussi pour ses nombreuses célébrations tout au long de la semaine suivante. La mascletá et las fallas sont d’excellents exemples de la riche culture catalane.

 La mascletá est un spectacle de pyrotechnie sonore, un arrangement de pétards est présenté à chaque jour de la semaine suivant la nuit de la San Juan. Durant Las Hongueras, la mascletá est organisée sous forme de concours; chaque mascletá est mise en place par un pyrotechnicien différent et le grand gagnant est annoncé à la fin de la semaine.

Ensuite, Las Fallas est une tradition qui me fascine énormément. Durant toute l’année, de nombreux artistes travaillent sur la confection de sculptures géantes (pouvant atteindre plusieurs mètres de haut) faites de divers matériaux (papier mâché, bois, etc.) et sont exposées à chaque coin de la ville, pour finalement être mises en feux à la fin des festivités.

 J’ai eu la chance d’assister à cette tradition l’été dernier, et c’était époustouflant! Quoi qu’un peu dangereux, puisque les œuvres sont disposées très près d’immeubles et de parcs. La présence des pompiers sur les lieux est absolument nécessaire; alors que les œuvres prennent feux, ils aspergent tout autour pour s’assurer que rien d’autre ne brûle. Bien entendu, les locaux prenaient plaisir à se faire arroser et à profiter de l’ambiance très festive!

Source;

Routard.com. “Fête De San Juan En Espagne: Agenda.” Routard.com, www.routard.com/guide_agenda_detail/3099/fete_de_san_juan_en_espagne.htm.

l’Aquelarre de Cervera

Aquelarre de Cervera | Instagram

Festival étant célébré à chaque dernière fin de semaine d’août depuis 1978, il est très important dans la culture catalane. L’idée étant venue de la sorcellerie que le peuple aurait pratiquée dans le passé, le festival prend place dans la ville de Cervera, aux alentours de l’université. L’Aquelarre (ou encore le coven en français), est en fait la manière que les européens appelaient les réunions nocturnes des sorcières et des sorciers. Ces réunions avaient dans le but de venir pratiquer des rituels et de s’entretenir avec le diable en personne.

L’Origine

C’est à cette époque que l’Inquisition fit apparition au cœur du royaume d’Aragon du roi catholique Ferdinand II. Ce tribunal avait comme mandat, entre autre, de venir contrôler les délits d’opinion de manière chrétienne[1]. Le paganisme, autrement dit païen, comprenait « toutes […] formes religieuses qui ne sont ni juives ni chrétiennes »[2]. Il était donc considéré comme illégal. Ainsi dit, les croyances satanistes des membres du Coven furent aussitôt punies : « [ils] ont été torturés à mort »[3]. Afin d’en apprendre plus sur la sorcellerie au sein de la Catalogne, vous pourrez vous référer sur l’article « La sorcellerie en Catalogne » sur le blogue[4] Envolées Catalanes.

Sorcière brulée sur le bûcher

Ce festival prit forme alors qu’en 1978, plusieurs jeunes se sont rendus à Cervera afin d’y organiser une fête. C’est dans cette ruelle qu’auraient eu lieu les fameuses réunions. À partir de ce moment, la ville commença à célébrer cette fête qui deviendra de vraies célébrations traditionnelles. Par exemple, à chaque année, la ville vient organisée des dizaines de festivités : on y retrouve des groupes de musique (18 à chaque édition), des feux d’artifices, des rituels traditionnels qui viennent rendre hommage en quelque sorte aux femmes qui ont été tuées lors à cause de ces aquelarres.

Forme du festival

Le festival est habituellement séparé en trois actes : le premier est défini par la descente aux enfers, le deuxième par l’apparition de la chèvre (suivi d’une danse traditionnelle par des démons), alors que le troisième est entièrement concentré aux pratiques sexuelles : c’est ce que l’on peut appeler une orgie festives. Aucune nudité n’est représentée, alors que tout est d’allure symbolique. En effet, « Excité par les sorcières et les danses sensuelles, le démon fait une éjaculation superbe sur le public »[5].  Le démon, qui est en fait représenté par « le Mascle Cabró, un bouc géant et lubrique »[6], est l’élément important de cette célébration. Il prend une place qui pourrait être défini comme étant le roi des festivités.

Aquelarre de Cervera | Instagram

En plus d’avoir un programme pour les adultes, on retrouve plusieurs ateliers pour les enfants qui souhaitent célébrer avec leurs parents. Plusieurs sont costumés, d’autres participent à des jeux qui tournent autour de la magie.


[1] Garcesius. « L’Inquisition ». Histoire de l’Espagne (blog), 29 juillet 2011. https://histoiredespagne.wordpress.com/2011/07/29/linquisition-2/. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[2] Universalis‎, Encyclopædia. « PAGANISME ». Encyclopædia Universalis. Consulté le 20 octobre 2019. http://www.universalis.fr/encyclopedie/paganisme/. [en ligne]

[3] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera.

[4] « La Sorcellerie en Catalogne | Envolées catalanes ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.mediatheque.cat/envolees/?p=693. [en ligne]

[5] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera. [en ligne]

[6] Cap Catalogne. « AQUELARRE DE CERVERA ». Consulté le 20 octobre 2019. http://capcatalogne.com/events/aquelarre-de-cervera-2/. [en ligne]

Le monde de Game of Thrones à Gérone

Localisée au nord-est de l’Espagne dans la communauté autonome de Catalogne, la ville de Gérone est une des villes des plus intéressantes à visiter dans la Péninsule Ibérique. La beauté de cette ville est telle que les réalisateurs de la série Game of Thrones ont opté pour faire de Gérone une des principales locations pour recréer d’hallucinants endroits dont on a pu être témoins lors de la sixième saison émise par la chaîne HBO. Dans cet article, on pourra se promener dans cette ville aux quatre fleuves et connaître des endroits transformés pour recréer l’atmosphère mythique du monde de Game of Thrones.

La ville de Gérone
La rue del Bisbe Josep Cartañà vue comme une rue de la ville de Braavos

En effet, lors de la sixième saison, la série nous a montré la ville de Braavos, l’endroit où le personnage d’Arya Stark devrait s’apprêter à devenir « personne ». Le personnage devait passer des épreuves et des difficultés comme mendier dans des roues telles comme la rue del Bisbe Josep Cartañà. Cette rouelle est juste derrière la cathédrale et c’est pour sa simplicité médiévale pour la que cette roue a été choisie pour accompagner à la plus petite des Stark dans son entrainement.

Ensuite, un autre endroit qui a fait partie de l’univers du Trône de Fer, a été la Plaça desl Jurats. Bien que cette place ne date pas de l’époque médiévale, mais plutôt du XXe siècle, c’est un espace dont les habitants de la ville de Gérone profitent des spectacles de rue pour passer de bons moments. En revanche, bien que l’on parle de GAME OF THRONES, on sait déjà que l’on ne va jamais trouver une place où les personnages pourront bien s’amuser sans avoir des conséquences. C’est qu’arrive avec notre personnage Arya Stark qui est toujours à Braavos et assiste à une pièce de théâtre représenté sur cette placette et l’on est témoins de comment la jeune louve réalise le sort des membres de sa famille.

Finalement, on ne pouvait pas finir ce tour de Game of Thrones à Gérone sans dire que l’étoile gothique de la ville a fait son apparition dans une des scènes des plus importantes de la sixième saison de la série de HBO. Je parle sans doute de la cathédrale Sainte-Marie qui se trouve au sommet de la ville. Fait à partir du XIe siècle, le grand escalier et la façade de cette église se sont convertis pour représenter le Gran Septuaire de Baelor, localisé dans la capitale du monde du Trône de fer. C’est ici que la reine Cersei Lannister, la plus détestée de ce monde, a dû faire une « marche de la honte » pour s’expier de ses pêches. Cette marche consistait à se faire devant tout le peuple, le corps nu. Évidemment, cet épisode a marqué à tous les fanatiques de GOT. Plus tard, ce même personnage va prendre sa vengeance et va faire exploser cette cathédrale.

On peut donc conclure que Gérone est une ville magique partout où l’on se trouve. Cette fois-ci, je n’ai mentionné que quelques places à Gérone que l’on était métamorphosé pour nous transporter au monde de Game of Thrones, mais il reste encore d’autres places à découvrir qui ont fait partie de différents univers de séries et de films lesquelles font de Gérone une ville cinématographique.

Salta conmigo. “Ruta por la Girona de Juego de Tronos en 7 localizaciones”. [en ligne] https://saltaconmigo.com/blog/2017/01/ruta-por-la-girona-de-juego-de-tronos-en-7-localizaciones/ [consulté le 22 octobre 2019]

Girona emociona. “La ciudad histórica”. [en ligne] http://www.girona.cat/turisme/esp/monuments.php [consulté le 22 octobre 2019]

iTraveller.(1 novembre 2018) Girona – Game of Thrones. [en ligne] https://www.youtube.com/watch?v=ZQ6iYCHZQ-8

FC BARCELONE, «més que un club»

Pas besoin d’être un fan du foot pour connaître l’existence du FC Barcelone, club représentant la ville catalane dans la ligue locale, comme dans la prestigieuse UEFA Champions League, championnat européen.

Cependant, l’objectif de cet article ne pas de vous faire connaître l’histoire du club, ses titres conquis ni ses grands joueurs qui ont porté ce glorieux maillot «blaugrana», mais plutôt de partager un autre aspect qui a un impact direct dans l’économie de Barcelone.

Il s’agit de revenus qui rapporte le club à la ville. En fait, il génère le 1.5% du PIB de Barcelone. D’ailleurs, dans la saison 2014/15, l’équipe avait connu une saison parfaite en rapportant les 3 titres: La Liga, la Copa del Rey et la UEFA Champions League. Cela en terme économique signifie un revenu d’environ 906 millions d’euros. Aussi, Barça permet d’avoir un emploi à environ 16 600 personnes, chiffre qui représente environ le 18% des emplois dans la ville. Le club a environ un budget de 600 millions d’euros par année.

D’un autre côté, le FC Barcelone est une de raisons pour laquelle les touristes décident de visiter la ville. En fait, 6% de tous les touristesqui visitent Barcelone, leur principale raison est de visiter le club, soit le Camp Nou (stade), son musée ou son magasin. Alors, on peut dire que le club génère des revenus à la ville grâce aux touristes qui viennent partout à travers le monde.

C’est ainsi qu’on peut voir que ce n’est pas seulement un club de foot connu internationalement, mais aussi une entité qui contribue au progrès social et économique de la ville de Barcelone.

Sources:

https://futbolfinanzas.com/la-importancia-del-barca-la-economia-la-ciudad-barcelona/

https://www.expansion.com/catalunya/2016/06/21/576941df46163f123b8b456b.html

FESTA DE SANT MEDIR : Une journée à ne pas manquer!

La naissance de cette belle tradition date du quatrième siècle, à Barcelone, plus précisément dans la municipalité de Sant Cugat del Vallès. Il y a deux personnages importants : Medir l’agriculteur et l’évêque chrétien.

La légende

Medir plantait des haricots sur sa ferme et vit, tout à coup, un moine passer à toute vitesse. Celui-ci évitait les soldats romains qui, à cette époque, persécutaient les chrétiens pour des raisons religieuses. Ce moine a forcé le fermier à ne pas mentir sur son emplacement si les soldats venaient le lui demander. Pendant que l’évêque continuait son chemin, les haricots que Medir avait semés fleurissaient. Quelque temps après, les Romains arrivèrent et demandèrent au fermier s’il avait vu le moine. Il dit la vérité, comme demandé. Le groupe de soldats ne le croyait pas. Pensant qu’il le protégeait le moine, ils ont capturé le fermier. Ils ont ensuite attrapé le moine, puis ont été torturés et tués ensemble. C’est pour cette raison que Medir est sanctifiée comme le saint des paysans.

Histoire d’un miracle

Au 19e siècle, Josep Vidal I Granès, un boulanger, pria le saint de le guérir de sa maladie. S’il guérissait, il promettait de visiter le Saint Medir à chaque année. Au bout d’un an, le miracle s’est produit. Le boulanger s’est rétabli et est allé en pèlerinage, le 03 mars, partant du quartier dans lequel il habitait: Gràcia. Il y a plusieurs versions de cette histoire Barcelonaise. Après son pèlerinage et en l’honneur de Saint Medir, le boulanger a distribué des haricots aux voisins et aux personnes qui l’accompagnaient. Dans d’autres versions, les gens parlent de l’utilisation de bonbons livrés de la même manière que les haricots.

L’important est que cette belle tradition, qui rend les petits et les grands très heureux, se poursuive et reste un incontournable.

Fête à Barcelone au XXI siècle 

Beaucoup de gens, bien que peu soient des touristes, se retrouvent dans le quartier de Gràcia à Barcelone, pour célébrer cette tradition qui a une particularité exquise : elle est remplie de bonbons! Oui, il y a des bonbons de toutes les tailles, de saveurs, et de couleurs. Beaucoup restent collées aux semelles des chaussures et aux roues des calèches. Des tonnes des bonbons sont lancés au public.

Quelques Curiosités…

  • Ce défilé a principalement lieu dans trois quartiers : Vila de Gràcia, Sarria et La Bordeta.
  • Il est divisé en défilé du matin et du soir
  • Les castells de chacune des villas inscrites participent à cette tradition 100 % Catalane.
  • « Les Colles » sont des camions et de calèches qui distribuent les tonnes de bonbons aux participants. Ils sont toujours distribués de la même manière grâce à l’organisation de l’événement et à un protocole établi.
Drapeau des Colla Sant Medir 1960- source: http://comenius-legends.blogspot.com

Le Corps du drapeau : composé de 3 coureurs, dont l’un porte le drapeau du Colle principal. Ensuite, le pèlerinage se poursuit sur des chevaux, des chars et des camions suivis par un troupe de musique traditionnelle.

Avant le défilé, il y a aussi la bénédiction des bonbons, organisée par la fédération principale. Il y a une messe pendant laquelle quelques paniers avec des bonbons sont présentés pour être bénis.

C’est une fête où vous pourrez profiter en famille et où des générations entières se rencontrent pour renforcer cette ancienne et belle tradition.

Sources:

Ajuntament de Barcelona. Cultura popular. [En ligne] http://lameva.barcelona.cat/culturapopular/es/fiestas-y-tradiciones/sant-medir [consulté le 21 octubre 2019]

Federació de Colles de Sant Medir. Mise à jour en 2017. [En ligne] http://www.santmedir.org/

[consulté le 21 octobre 2019]

Generalitat de Catalunya. Patrimoni festiu de Catalunya. [En ligne] http://patrimonifestiu.cultura.gencat.cat/Festes-i-elements-festius-catalogats-o-declarats/Altres-festes/La-festa-de-Sant-Medir

[consulté le 21 octobre 2019]

Wikipedia. Mise à jour en 2019. [En ligne] https://es.wikipedia.org/wiki/Fiesta_de_San_Med%C3%ADn

[consulté le 21 octobre 2019]

Un souper à la catalane

Le mercredi 16 octobre dernier, je suis allée souper chez Bo’Dégat, un petit restaurant espagnol. Situé sur Beaubien dans Rosemont-La-Petite-Patrie, Bo’Dégat est un restaurant de tapas plutôt nouveau. Au moment où on entre dans ce restaurant, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un endroit plutôt moderne. La décoration est très moderne, mais rappelle tout-de-même l’Espagne. On retrouve beaucoup de bois ainsi que de jaune à travers la pièce. De plus, on retrouve quelques cadres où on peut apercevoir des affiches d’anciens films espagnols et même français. En un mot, je décrirais cet endroit comme étant chaleureux. 

Aussitôt rentrées dans le restaurant, la propriétaire, Carmen Martinez, est venu nous accueillir ma mère et moi. Dès notre arrivée, elle était très souriante; une très bonne hôtesse. Comme il s’agissait de notre première visite chez Bo’Dégat, elle nous a recommandé quelques tapas en particulier. Étant végétariennes, les options étaient moyennement limitées. Elle nous a donc même offert des changements à quelques de ses plats typiques. Carmen expliquait que la grande majorité de ses tapas étaient typiques à la Catalogne. D’ailleurs, elle-même vient de la Catalogne. En attendant notre repas, elle discutait avec nous. Étant de la Catalogne moi-même, on abordait différentes villes d’où venaient nos familles respectives. Carmen avait des éléments bien intéressants à dire sur cette région. Elle a certainement rendu notre souper une expérience unique.

L’ambiance, en général, était parfaite. On entendait de la musique parfois espagnole, parfois catalane. Ce n’était ni trop fort, ni trop faible; juste parfait pour pouvoir l’entendre tout en discutant et pouvoir s’entendre. Comme il s’agit d’un petit restaurant, il y avait seulement deux autres clients. Cela était tout simplement idéal, pour nous, mais aussi pour la propriétaire, qui était la seule employée, à part le chef cuisinier. À première vue, on peut croire qu’il s’agit d’un restaurant chic, mais au contraire, c’était plutôt décontracté, ce qui a rendu notre expérience encore plus agréable. 

Les ”Croquetas de jamón”,la ”Tostada de escalivada con manchego y olvivada” et le ”Pa amb tomàquet”.

Venu le moment de commander, nous avons choisi quatre tapas différents à partager. Il s’agissait de la ‘’Tortilla española’’ (l’omelette espagnole), les croquettes de jambon, la ‘’Pa amb tomaquet’’ (pain grillé avec tomate râpée et huile d’olive) ainsi qu’une marinade de poivrons rouges et aubergines grillées avec fromage manchego sur un pain grillé. Les cannellonis d’épinards catalane à la sauce parmesan avaient l’air délicieux, mais malheureusement, il n’y en restait plus. Dès le moment où la serveuse arrivait avec nos plats, on pouvait déjà sentir la bonne odeur. Bien que le jambon ne soit pas ce que je préfère dans la vie de tous les jours, j’ai bien apprécié les croquettes. Elles étaient très croustillantes; parfaitement cuites. Par la suite est arrivé le pain grillé avec tomate et huile. Une autre portion a été commandée tellement c’était délicieux. Les tomates étaient vraiment fraîches. En ce qui la concerne la ‘’Tortilla española’’, en commençant à la manger, j’ai été plutôt surprise. Elle était bien différente de celles que j’ai toujours mangées en Espagne. Elle était différente, mais tout-de-même très bonne. Finalement est venu le moment de gouter à la marinade de poivrons rouges et d’aubergines. Je n’ai jamais particulièrement aimé les aubergines. J’ai tout-de-même décidé d’y gouter. Heureusement, c’était délicieux. Nous avons vraiment apprécié notre premier repas espagnol à Montréal. 

Autant l’ambiance, la nourriture et le service sont de très bonnes raisons pour revenir à ce restaurant qui transformé mon mercredi plutôt ennuyeux à une merveilleuse soirée en bonne compagnie. 

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Source:

BO’DÉGAT: Tapas et vins. Repéré à https://bodegat.com

 

Le phénomène de Rosalía et son passage à montréal

Le 2 août dernier, la chanteuse catalane Rosalía est venue à Montré-al lors du festival de musique Osheaga. Il s’agissait de sa première visite dans notre métropole.

Rosalía, lors de son passage au festival Osheaga.

Rosalia Vila Tobella, jeune femme de 26 ans, a grandie près de Barcelone en Catalogne. Depuis un très jeune âge, elle s’intéresse beaucoup à la musique. Elle a d’ailleurs étudié à l’école de musique en Catalogne, où elle en a appris davantage sur le flamenco, un genre de musique qu’elle apprécie énormément. Ces dernières années, Rosalía est devenue très populaire non seulement en Espagne, mais aussi en Amérique Latine. Cela est dû, entre autres, à ces multiples collaborations avec des chanteurs latinos, tels que J Balvin, et plus récemment, Ozuna. Certes, dans ces collaborations, Rosalía s’est dirigée vers le style de reggaeton, qui est évidemment très apprécié en Amérique latine. Toutefois, on retrouve tout-de-même des traces de flamenco dans ses chansons. Cette manière de mélanger ces deux styles si distincts l’un de l’autre l’a beaucoup inspiré lors de la composition de son album le plus récent ‘’El mal querer’’, sorti le 2 novembre 2018. Ce dernier est son deuxième album en carrière, et a été coproduit avec le chanteur espagnol El Guachineo. Cet album comprend cinq singles, le plus populaire étant ‘’Malamente’’, dont le vidéoclip a plus de 109 millions de vue. Cette chanson lui a d’ailleurs obtenu cinq nominations aux Latin Grammy awards en 2018. Elle a gagné deux de ces cinq nominations. 

Rosalía, lors des Latin Grammy Awards en 2018.

En outre, depuis l’année précédente, elle ne cesse d’être nominée pour de prix de grands prestiges, tels que les Vidéos Music Awards et encore une fois les Latin Grammy Awards en 2019. De plus, sa chanson ‘’Con altura’’, une collaboration avec le chanteur J Balvin, fait partie du ‘’summer playlist’’ de l’année 2019 de l’ex-président américain Barack Obama, ce qui est perçu comme étant un grand prestige dans ce pays. Rosalía ne cesse d’accroître sa popularité à travers le monde, et ce n’est que le début pour elle. 

Malheureusement, comme le dit si bien l’expression, chaque médaille a son revers. En effet, au cours de sa courte carrière, la chanteuse catalane a déjà été le sujet de maintes controverses, qui malheureusement, sont encore d’actualités aujourd’hui. La première a pris jour aux États-Unis. Comme mentionné plus tôt, Rosalía a reçu plusieurs nominations et prix pour sa musique. Toutefois, la grande majorité de ses nominations comprennent le mot ‘’latin’’, par exemple ‘’Best latin artist’’, ou bien les ‘’Latin Music Awards’’. Donc, beaucoup croient qu’elle essaie de s’approprier la communauté latina. Dans une entrevue, elle a d’ailleurs dit qu’elle-même se considérait latina. Cela a reçu des réactions plutôt négatives. Toutefois, pensons à Enrique Iglesias par exemple. Pendant plusieurs années, il était surnommé le ‘’latin king’’, et tout comme Rosalía, il est espagnol. Personne n’a jamais critiqué ce surnom. De plus, même si à maintes reprises, elle s’est proclamée en tant que latina, elle demeure tout-de-même très fière de son pays. Peu importe elle est où dans le monde, autant pendant des entrevues qu’à ses concerts, elle aborde toujours son pays natal qu’est l’Espagne. 

Son entrevue tant controversée pour la chaîne Youtube de Billboard.

Non seulement fait-elle partie d’une controverse aux États-Unis, elle en fait partie d’une moyennement similaire dans son pays natal, l’Espagne. Cela a débuté lors de la sortie de son plus récent album ‘’El mal querer’’, datant de l’année dernière. Sur cet album, on peut constater que le flamenco est très présent. Cela est justement ce qu’une grande partie des espagnols critiquent. En effet, le flamenco ne provient pas de la Catalogne, sa région natale, mais bien de l’Andalousie. Il y a très longtemps de cela, les Gitans en Andalousie étaient perçus comme étant inférieurs au nord de l’Espagne. Le flamenco était une manière pour eux de se révolter, de combattre ce préjudice. Donc, le fait qu’une catalane l’utilise dans sa musique n’a pas été apprécié. Les Gitans accusent Rosalía d’appropriation culturelle. Toutefois, beaucoup contredisent cela en disant que d’autres communautés telles que le nord de l’Afrique se sont influencées du flamenco, et personne ne les a accusés d’appropriation culturelle. De plus, certains Gitans tentent d’expliquer à leurs compatriotes que même si elle ne vient pas du même endroit qu’eux, elle permet au reste du monde de profiter de ce magnifique art qu’est le flamenco. 

Son plus récent album: El mal querer.

Malgré ces controverses, Rosalía demeure une artiste incroyable. Lors de son passage à Montréal au mois d’août dernier, la chanteuse catalane a performé sur l’une des deux scènes principales. Certains fans attendaient depuis plusieurs heures déjà pour pouvoir être le plus près de la scène possible. J’en faisais partie. En tant qu’espagnole, cela me rend très fière de voir une jeune femme espagnole connue même ici au Canada. Après un certain moment, la musique s’est fait entendre et elle est apparue au tout milieu de la scène. Elle a débuté avec son succès ‘’Pienso en tu mirá’’. Après avoir chanté quelques chansons, telles que ‘’Catalina’’ et ‘’Que no salga la luna’’, Rosalía a descendu de la scène pour aller parler à ses fans. Ces moments ont été capturés et ont été mis sur les grands écrans afin que tous puissent en profiter. On pouvait voir à quel point elle apprécie réellement ses fans. Vice-versa, on ressentait réellement l’amour que ses fans ont pour elle. Une d’entre elle, située à la première rangée, avait d’ailleurs un tattoo de la chanteuse sur son avant-bras. En le voyant, autant la fan que Rosalía étaient plutôt émotives. Grâce aux grands écrans, tous ont pu assister à ce moment si spécial. De plus, à un certain moment, elle a dit au public qu’elle venait de Barcelone, et à quel point elle est fière d’être espagnole. C’est à ce moment que plusieurs ont levé leur drapeau de l’Espagne avec fierté. C’était un beau moment à voir. Elle a fini son concert avec une de ses chansons récentes ‘’Aute Cuture’’. Ainsi se termina une très belle soirée certainement inoubliable. 

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Sources :

Ibieta, P. (18 décembre 2018). Why Rosalía’s El mal querer is being accused of cultural appropriation. [Billet de blogue]. Repéré à https://www.phoenixnewtimes.com/music/why-rosalias-el-mal-querer-is-being-accused-of-cultural-appropriation-11073106

Rodríguez Pabón, J. (21 novembre 2018). The controversial Rosalía scandal for her new album. [Billet de blogue]. Repéré à https://latinamericanpost.com/24696-the-controversial-rosalia-scandal-for-her-new-album?fbclid=IwAR3vf515VSdNG9SUZhrCZ%20nWqlJEgMPdce03TLulc_TMeDmYPNA186YL94c8

Telemundo Entretenimiento. (14 août 2019). Controversia al llamar a Rosalía Latinx. [Billet de blogue]. Repéré à https://www.youtube.com/watch?v=amdhND8lijg&fbclid=IwAR2X2EoxRKh-_gRDC583eBC9hCN28UvA0LRMWZYhugopVYmSTKkH5UqjPKc&app=desktop