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Le phénomène de Rosalía et son passage à montréal

Le 2 août dernier, la chanteuse catalane Rosalía est venue à Montré-al lors du festival de musique Osheaga. Il s’agissait de sa première visite dans notre métropole.

Rosalía, lors de son passage au festival Osheaga.

Rosalia Vila Tobella, jeune femme de 26 ans, a grandie près de Barcelone en Catalogne. Depuis un très jeune âge, elle s’intéresse beaucoup à la musique. Elle a d’ailleurs étudié à l’école de musique en Catalogne, où elle en a appris davantage sur le flamenco, un genre de musique qu’elle apprécie énormément. Ces dernières années, Rosalía est devenue très populaire non seulement en Espagne, mais aussi en Amérique Latine. Cela est dû, entre autres, à ces multiples collaborations avec des chanteurs latinos, tels que J Balvin, et plus récemment, Ozuna. Certes, dans ces collaborations, Rosalía s’est dirigée vers le style de reggaeton, qui est évidemment très apprécié en Amérique latine. Toutefois, on retrouve tout-de-même des traces de flamenco dans ses chansons. Cette manière de mélanger ces deux styles si distincts l’un de l’autre l’a beaucoup inspiré lors de la composition de son album le plus récent ‘’El mal querer’’, sorti le 2 novembre 2018. Ce dernier est son deuxième album en carrière, et a été coproduit avec le chanteur espagnol El Guachineo. Cet album comprend cinq singles, le plus populaire étant ‘’Malamente’’, dont le vidéoclip a plus de 109 millions de vue. Cette chanson lui a d’ailleurs obtenu cinq nominations aux Latin Grammy awards en 2018. Elle a gagné deux de ces cinq nominations. 

Rosalía, lors des Latin Grammy Awards en 2018.

En outre, depuis l’année précédente, elle ne cesse d’être nominée pour de prix de grands prestiges, tels que les Vidéos Music Awards et encore une fois les Latin Grammy Awards en 2019. De plus, sa chanson ‘’Con altura’’, une collaboration avec le chanteur J Balvin, fait partie du ‘’summer playlist’’ de l’année 2019 de l’ex-président américain Barack Obama, ce qui est perçu comme étant un grand prestige dans ce pays. Rosalía ne cesse d’accroître sa popularité à travers le monde, et ce n’est que le début pour elle. 

Malheureusement, comme le dit si bien l’expression, chaque médaille a son revers. En effet, au cours de sa courte carrière, la chanteuse catalane a déjà été le sujet de maintes controverses, qui malheureusement, sont encore d’actualités aujourd’hui. La première a pris jour aux États-Unis. Comme mentionné plus tôt, Rosalía a reçu plusieurs nominations et prix pour sa musique. Toutefois, la grande majorité de ses nominations comprennent le mot ‘’latin’’, par exemple ‘’Best latin artist’’, ou bien les ‘’Latin Music Awards’’. Donc, beaucoup croient qu’elle essaie de s’approprier la communauté latina. Dans une entrevue, elle a d’ailleurs dit qu’elle-même se considérait latina. Cela a reçu des réactions plutôt négatives. Toutefois, pensons à Enrique Iglesias par exemple. Pendant plusieurs années, il était surnommé le ‘’latin king’’, et tout comme Rosalía, il est espagnol. Personne n’a jamais critiqué ce surnom. De plus, même si à maintes reprises, elle s’est proclamée en tant que latina, elle demeure tout-de-même très fière de son pays. Peu importe elle est où dans le monde, autant pendant des entrevues qu’à ses concerts, elle aborde toujours son pays natal qu’est l’Espagne. 

Son entrevue tant controversée pour la chaîne Youtube de Billboard.

Non seulement fait-elle partie d’une controverse aux États-Unis, elle en fait partie d’une moyennement similaire dans son pays natal, l’Espagne. Cela a débuté lors de la sortie de son plus récent album ‘’El mal querer’’, datant de l’année dernière. Sur cet album, on peut constater que le flamenco est très présent. Cela est justement ce qu’une grande partie des espagnols critiquent. En effet, le flamenco ne provient pas de la Catalogne, sa région natale, mais bien de l’Andalousie. Il y a très longtemps de cela, les Gitans en Andalousie étaient perçus comme étant inférieurs au nord de l’Espagne. Le flamenco était une manière pour eux de se révolter, de combattre ce préjudice. Donc, le fait qu’une catalane l’utilise dans sa musique n’a pas été apprécié. Les Gitans accusent Rosalía d’appropriation culturelle. Toutefois, beaucoup contredisent cela en disant que d’autres communautés telles que le nord de l’Afrique se sont influencées du flamenco, et personne ne les a accusés d’appropriation culturelle. De plus, certains Gitans tentent d’expliquer à leurs compatriotes que même si elle ne vient pas du même endroit qu’eux, elle permet au reste du monde de profiter de ce magnifique art qu’est le flamenco. 

Son plus récent album: El mal querer.

Malgré ces controverses, Rosalía demeure une artiste incroyable. Lors de son passage à Montréal au mois d’août dernier, la chanteuse catalane a performé sur l’une des deux scènes principales. Certains fans attendaient depuis plusieurs heures déjà pour pouvoir être le plus près de la scène possible. J’en faisais partie. En tant qu’espagnole, cela me rend très fière de voir une jeune femme espagnole connue même ici au Canada. Après un certain moment, la musique s’est fait entendre et elle est apparue au tout milieu de la scène. Elle a débuté avec son succès ‘’Pienso en tu mirá’’. Après avoir chanté quelques chansons, telles que ‘’Catalina’’ et ‘’Que no salga la luna’’, Rosalía a descendu de la scène pour aller parler à ses fans. Ces moments ont été capturés et ont été mis sur les grands écrans afin que tous puissent en profiter. On pouvait voir à quel point elle apprécie réellement ses fans. Vice-versa, on ressentait réellement l’amour que ses fans ont pour elle. Une d’entre elle, située à la première rangée, avait d’ailleurs un tattoo de la chanteuse sur son avant-bras. En le voyant, autant la fan que Rosalía étaient plutôt émotives. Grâce aux grands écrans, tous ont pu assister à ce moment si spécial. De plus, à un certain moment, elle a dit au public qu’elle venait de Barcelone, et à quel point elle est fière d’être espagnole. C’est à ce moment que plusieurs ont levé leur drapeau de l’Espagne avec fierté. C’était un beau moment à voir. Elle a fini son concert avec une de ses chansons récentes ‘’Aute Cuture’’. Ainsi se termina une très belle soirée certainement inoubliable. 

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Sources :

Ibieta, P. (18 décembre 2018). Why Rosalía’s El mal querer is being accused of cultural appropriation. [Billet de blogue]. Repéré à https://www.phoenixnewtimes.com/music/why-rosalias-el-mal-querer-is-being-accused-of-cultural-appropriation-11073106

Rodríguez Pabón, J. (21 novembre 2018). The controversial Rosalía scandal for her new album. [Billet de blogue]. Repéré à https://latinamericanpost.com/24696-the-controversial-rosalia-scandal-for-her-new-album?fbclid=IwAR3vf515VSdNG9SUZhrCZ%20nWqlJEgMPdce03TLulc_TMeDmYPNA186YL94c8

Telemundo Entretenimiento. (14 août 2019). Controversia al llamar a Rosalía Latinx. [Billet de blogue]. Repéré à https://www.youtube.com/watch?v=amdhND8lijg&fbclid=IwAR2X2EoxRKh-_gRDC583eBC9hCN28UvA0LRMWZYhugopVYmSTKkH5UqjPKc&app=desktop

Sport Universitaire Catalogne/Québec : où sont les étudiants les plus passionnés ?

Le 28 septembre 2018, à l’entrée du stade de football du CEPSUM, je retrouvai Èric, un étudiant en échange venu directement de l’Universitat Pompeu Fabra en Barcelone, pour assister à son premier match de football américain : les Carabins de l’Université de Montréal contre le Vert & Or de Sherbrooke.

Moi, j’avais des lignes de guerre sur le visage, un pull aux couleurs de l’équipe, le blason des Bleus et le poing en l’air ; Èric me dévisageait. C’est même tout le match qu’il dévisagea  (une belle victoire pour la Montagne, 43-2), et vers la fin, je ne fus pas privé de ses commentaires : jamais n’avait-il vu autant d’engouement pour le sport étudiant en Catalogne, seulement lors des matchs de soccer du Barça…

Un an plus tard, j’assistai au match McGill vs. Carabins, le 4 octobre 2019, et à une nouvelle victoire pour la Montagne : 21-3. L’étonnement d’Èric me revint alors en tête, tout comme mes questions de l’époque : existe-t-il des équipes sportives universitaires en Catalogne ? Sont-elles organisées comme celles du Québec ? Surtout, les étudiants catalans soutiennent-ils leurs équipes avec autant de passion que les québécois ?
C’est pour y répondre que je vous propose aujourd’hui de faire avec moi un rapide survol du sport universitaire en Catalogne.

A punt ? Doncs endavant !

Avant toute chose, il faut savoir que les Pays Catalans comptent au moins 23 universités, dont la plupart se trouvent en Catalogne. À elle seule, elle en rassemble 12, parmi lesquelles je me suis permis d’en choisir 4 qui me semblaient être à l’image du quatuor montréalais: l’Universitat Ramon Llull ou URL (privée), l’Universitat Internacional de Catalunya ou UIC (privée), l’Universitat de Barcelona ou UB (publique) et l’Universitat Pompeu Fabra ou UPF (publique).

J’ai également découvert l’existence de l’ECU (Esport Català Universitari, ou Sport Catalan Universitaire), organisme équivalent du RSÉQ (Réseau du Sport Étudiant du Québec) qui coordonne les différentes équipes de sport universitaire, les Lligues Universitàrias (Ligues Universitaires) et les Campionats de Catalunya Universitaris (Championnats Universitaires de Catalogne). Chaque année scolaire, une université différente est chargée de les organiser, sous la direction de l’ECU.

Ces mêmes universités offrent toutes des services sportifs accessibles par tous les étudiants de leurs campus, à la façon des universités québécoises. Cependant, toutes ne disposent pas de terrains sportifs privés : ainsi l’UPF emprunte-t-elle ses terrains à l’Universitat Politécnica de Catalunya, tandis que l’UIB offre plusieurs réductions et abonnements spéciaux à ses étudiants dans plusieurs gymnases et centres sportifs de la ville, service que l’on retrouve également chez l’URL en partenariat avec le Centre sportif municipal Can Caralleu et La Salle (Sport & Fitness). Seule l’UB semble posséder un complexe sportif à même de se mesurer aux complexes québécois : piscine (ci-dessous), champ de rugby, piste d’athlétisme, champ de soccer, champ de lancer de poids, cours de tennis et de padel, sans oublier une salle de musculation… il ne manquerait qu’un mur d’escalade et un bassin de plongeon pour rivaliser avec le CEPSUM de l’UdeM ou le PEPS de l’Université Laval !

C’est d’ailleurs l’une des activités dirigées proposées par l’URL, avec entre autres une sélection d’arts martiaux, escrime, tennis de table, badminton, yoga, tai-chi et méditation. L’UPF et UB se limitent à quelques cours, mais cette dernière offre en contrepartie le sport solidaire, soit une initiative pour former des équipes sportives parmi les jeunes issus de communautés marginalisées et fragilisées de Barcelone.

Et en parlant d’équipes, il faut premièrement les distinguer, à l’instar des universités québécoises, des ligues sportives et des clubs. En effet, les Lligues Universitèrias regroupent 7 universités de Barcelone et quatre disciplines : volleyball, basquet, soccer et soccer d’intérieur ; les équipes peuvent être formées par n’importe quel regroupement étudiant, sans égard à leur niveau, pour s’affronter lors de tournois interuniversitaires.

Les équipes, quant à elles, permettent de participer aux CCU coordonnés par le ECU, et se rapprocheraient du concept québécois de sport d’excellence, où entrent en jeu nos Carabins, les Stingers, les McGills, les Citadins, le Rouge & Or de Laval, le Vert & Or de Sherbrooke, les Gee Gees d’Ottawa, etc. Le soccer, le volleyball et le basquet sont offerts par les quatre universités, avec une addition de rugby et de handball pour l’UB et l’UIB ; l’URL est la seule à présenter une équipe de Castellers. Quant aux sports individuels, tels que l’athlétisme ou la natation, ils ne semblent pas être regroupés en équipes à la façon des universités québécoises, mais peuvent être représentés au CCA.

Ce qui m’a le plus interpellé, c’est que si ces équipes défendent le nom, les couleurs et le blason de leur alma mater, et possèdent parfois une mascotte ou un logo particulier (le dragon vert de l’URL par exemple, que vous pouvez voir dans une vidéo de leur site web, en lien ci-dessous), elles ne semblent avoir ni prénom qui fasse polémique dans les journaux (tels les Redmen de McGill), ni matériel promotionnel ou boutiques spécialisées. Pour ce qui est de leur médiatisation, je ne suis pas en mesure de la comparer à celle du Québec.

Finalement, l’UIB et l’UPF offrent un soutient particulier aux étudiants d’alt nivell (sport de haut niveau) qui souhaiteraient s’illustrer dans des compétitions d’autant plus sérieuses. Ainsi, l’UPF en compte 62, à rajouter aux 1472 étudiants inscrits à des activités sportives et aux 81 équipes de l’UPF participant à des compétitions. Cela n’est pas sans rappeler les 11 clubs sportifs de l’UdeM et ses 500 étudiants inscrits aux 13 équipes sportives des Carabins, dont ceux qui se sont illustrés en Italie lors des Universiades, ou les nageuses ayant défendu ces mêmes couleurs aux Jeux Olympiques de Rio.

Il semble donc évident qu’autant la Catalogne que le Québec s’inquiètent du développement sportif et athlétique de leurs étudiants. Et pourtant, j’ai la forte impression qu’il y a divergence sur le plan culturel : si les catalans ne manquent pas de passion lors des matchs du Barça, les québécois me semblent plus prêts à soutenir l’équipe de soccer de Carabins avec autant d’ardeur que l’équipe professionnelle de l’Impact de Montréal.

Intuition sans fondements, ou curieuse différence culturelle ? Je ne le sais encore, mais je comprends de mieux en mieux l’étonnement d’Èric en ce match du 28 septembre, face à la folie des udemiens lorsqu’il s’agissait de défendre la Montagneu.

SOURCES

UNIVERSITAT DE BARCELONA. Esports. Mise à jour en 2019. [En ligne] http://www.ub.edu/esports/ [consulté le 10 octobre 2019]

ESPORT CATALÀ UNIVERSITARI. E.C.U. Mise à jour en 2019. [En ligne] https://esportuniversitari.cat/ecu/ [consulté le 10 octobre 2019]

UNIVERSITAT RAMON LLULL. Servei d’Esports. Mise à jour en 2019. [En ligne]. https://www.url.edu/ca/serveis/servei-esports [consulté le 10 octobre 2019]

UNIVERSITAT POMPEU FABRA. Esports. Mise à jour en 2019. [En ligne] https://www.upf.edu/web/esports [consulté le 10 octobre 2019]

UNIVERSITAT INTERNACIONAL DE CATALUNYA. Esports. Mise à jour en 2019. [En ligne]. https://www.uic.es/ca/esports [consulté le 10 octobre 2019]

GENERALITAT DE CATALUNYA. Universitats i Reserca : Universitats de Catalunya. Mise à jour en 2019. [En ligne]. http://universitatsirecerca.gencat.cat/ca/01_secretaria_duniversitats_i_recerca/universitats_i_recerca_de_catalunya/universitats/universitats_de_catalunya/ [consulté le 10 octobre 2019]

ALTILLO. Universidades de Barcelona (España). Mise à jour en 2018. [En ligne]. https://www.altillo.com/universidades/espana/universidades_espana_barcelona.asp [consulté le 10 octobre 2019]

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL. CARABINS. Mise à jour en 2019. [En ligne]. https://carabins.umontreal.ca/ [consulté le 10 octobre 2019]

UNIVERSITÉ MCGILL. McGill Athletics and Recreation. Mise à jour en 2019. [En ligne]. https://mcgillathletics.ca/ [consulté le 10 octobre 2019]

Le Régime Méditerranéen, patrimoine immatériel de l’Humanité

“Nous ne nous asseyons pas à la table pour manger, mais pour manger ensemble. » disait Plutarque au Ier siècle après J.-C., et il n’y aurait meilleure façon de décrire, sommairement, le Régime Méditerranéenne.Alors qu’au XXIème siècle, un nouveau régime fait son apparition chaque mois sur les comptes instagram, le régime méditerranéen a su non seulement résister aux tendances des magazines santé, mais il s’est également mérité une place permanente dans la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO. Et pourquoi ? Outre ses grands bénéfices pour la santé, il est aussi le fruit d’un partage international unique au monde.


Le Bassin Méditerranéen compte, à lui-seul, 21 pays sur tout son littoral, ayant tous leurs traditions culinaires ; or c’est le fait d’avoir cette zone géographique en commun qui a fait en sorte qu’un ensemble d’aliments, de coutumes, de méthodes et de valeurs soient partagés par ces différents peuples.


Si un ou plusieurs de ces éléments peuvent apparaître dans les traditions gastronomiques des pays du bassin, seulement 7 communautés, au sein de 7 pays, sont retenus par le classement de l’UNESCO comme représentantes du Régime : Agros en Chypre, les îles de Hvar et Brac en Croatie, Soria en Espagne, Coron en Grèce, Cilento en Italie, et Chefchaouen au Maroc. Malgré la distance géographique, ces pays sont liés par un patrimoine culturel commun qui comprend des techniques et des méthodes d’exploitation du territoire afin de subvenir aux besoins alimentaires de leur population, un climat similaire qui permet la culture d’aliments communs, et une série de valeurs et de traditions qui régissent ce système socio-économique.


Parmi ceux-là, l’on trouve quatre grands principes. Premièrement, le principe de Frugalité dresse une liste hiérarchisée d’aliments qui favorise la consommation de céréales, légumineuses, légumes, fruits et végétaux, véritable base de la pyramide alimentaire méditerranéenne. En contrepartie, il modère la consommation de volaille, poisson, produits laitiers et œufs, et limite les apports en viande rouge, charcuterie et sucreries. À cela, l’on rajoute l’Huile d’Olive et le Sel, deux grands piliers de la culture méditerranéenne, et l’on citerait également le vin, pour que soit complète la triade « pa vi i oli », comme diraient les Catalans.


Les trois autres principes régulent, quant à eux, l’exploitation du territoire pour obtenir ces mêmes ressources : le principe de Saisonnalité dicte la consommation de ces mêmes produits en fonction de cycles saisonniers ; celui de Diversité insiste sur la variété des aliments, et le principe d’approvisionnement local limite leurs origines au territoire habité.


De nombreuses études ont démontré que cette organisation alimentaire était optimale pour la santé, en ce qu’elle limitait les risques de maladies cardio-vasculaires liées au cholestérol, d’où la popularité du régime dans le monde de la santé. L’exercice physique est, bien entendu, à rajouter, mais l’on s’imagine que pour les chasseurs et agriculteurs de l’Antiquité, la question ne se posait même pas.


Finalement, ce système vit et survit au moyen de valeurs fondamentales, telles que l’Hospitalité, le Dialogue, la Solidarité, la Convivialité, la Continuité et la Transmission. Celles-ci ressortent dans chacune des étapes du régime, depuis l’exploitation, jusqu’à la transformation, la préparation, et surtout, la consommation des aliments. Alors que les marchés ouvrent un dialogue entre les membres de la communauté, les cuisinent permettent la transmission de ces savoirs, et les repas en famille assurent la convivialité des différents membres.


Si tous ces éléments sont présents dans la gastronomie des pays, fruit de ce mélange de « mar i muntanya », il est un plat, le plus emblématique de cette culture, qui serait à même de représenter également le Régime Méditerranéen : el pa amb tomaquet, ou, pain avec tomate, selon Manuel Vazquéz Montalbán, véritable « prodige de koiné culturelle qui matérialise la rencontre entre la culture européenne du blé, celle, américaine, de la tomate, l’huile d’olive méditerranéenne et le sel, ce même sel de la terre qui consacra la terre chrétienne. Et il apparaît que les catalans auraient inventé ce prodige alimentaire il y a moins de deux siècles, mais avec tant de conscience dans leur recherche qu’ils en ont fait une marque de leur identité, au même titre que la langue ou le lait maternel »1.
Et l’on peut s’imaginer que, comme le disait Plutarque, les Catalans mangent cela ensemble.

1. Traduction libre, tirée de : WIKIPEDIA. Pan con tomate. Mise à jour le 13 septembre 2019. [En ligne]. https://es.wikipedia.org/wiki/Pan_con_tomate [consulté le 9 octobre 2019]

UNESCO, Patrimoine Culturel Immatériel. La diète méditerranéenne. Mise à jour le X 2019. [En ligne]. https://ich.unesco.org/fr/RL/la-diete-mediterraneenne-00884 [consulté le 12 septembre 2019]

WIKIPÉDIA. Régime méditerranéen. Mis à jour le 14 septembre 2019. [En ligne]. https://ca.wikipedia.org/wiki/Dieta_mediterr%C3%A0nia [consulté le 03 octobre 2019]

VIQUIPÈDIA. Dièta mediterrània. Mis à jour le 3 octobre 2019. [En ligne]. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_m%C3%A9diterran%C3%A9en [consulté le 03 octobre 2019]

SOS CUISINE. Les 7 grands principes de la diète méditerranéenne. Mis à jour le 23 juin 2014. [En ligne]. https://www.soscuisine.com/blog/les-7-grands-principes-de-la-diete-mediterraneenne/?lang=fr [consulté le 03 octobre 2019]

Envolées catalanes – blogue du cours CTL1120

Bienvenue au blogue des étudiants du cours Introduction à la culture catalane (CTL1120) de l’Université de Montréal.

Ceci est votre carnet virtuel pour partager vos découvertes et/ou coups de coeur autour de la culture catalane dans laquelle nous allons plonger tout au long de cette session.

Vous êtes donc invité(e)s à créer des nouveaux articles (4 minimum, deux avant le 25 octobre et les deux autres avant le 6 décembre) et à commenter ceux de vos collègues (6 commentaires, trois avant le 25 octobre et trois autres avant le 6 décembre).

Au moins 250 mots par article et 100 mots par commentaire.

N’oubliez-pas que vous avez également Youtube, Enciclopedia, Viquipèdia, Patrimoni.cat, CultureCat, etc. comme source d’information et que vous pouvez insérez des vidéos dans vos articles en tout temps.

Inspirez-vous des nouvelles d’actualité, des sites mentionnées ci-dessus, d’éléments mentionnés dans le cours et sur lesquels vous avez envie d’en savoir davantage, etc.

Vous pouvez également assister à un entraînement des Castellers de Montréal un jeudi soir, prendre quelques photos et laisser votre témoignage de l’expérience en forme d’article sur le blogue.

N’oubliez pas d’expliciter vos sources en tout temps.

Bonne découverte à toutes et à tous!

Èric Viladrich i Castellanas

Quelques fêtes à ne pas manquer!

Partout autour du globe, nous retrouvons des coutumes, des traditions, des fêtes, des célébrités : bref, tout ce qui rend une région unique en son genre. Heureusement, la Catalogne regorge de fêtes incroyables qui pourrait être intéressant d’aller observer dans sa vie!

En effet, il sera question de quelques festivités possible à participer si vous allez en Catalogne et vous êtes mordus de fêtes!

Pour commencer, nous retrouvons “els tres tombs” à Igualada. Cette tradition, datant de plus d’une centaine d’année, met en avant plan un défilé de charriot lors de la semaine du 17 janvier, ou l’on se remémore les métiers d’antan. Durant cette fête, on bénit les animaux et des petits pains bénis sont offerts aux enfants.

Par la suite, Passio, le spectacle théâtrale du Christ à Esparreguera comprenant 37 scènes, 5 heures de présentation, 400 figurants, 1000 artistes, ainsi qu’un orchestre. Il ne s’agit pas seulement d’un représentation religieuse, mais également d’une représentation musicale et artistique qui en met plein la vue à ses auditeurs et auditrices.

Pour continuer, nous retrouvons le bal de la mort à Verges, qui était une symbolisation théâtrale de l’évangélisation, mais qu’aujourd’hui représente un défilé romain, ainsi que le voyage du Christ au Mont Calvaire. On y retrouve cinq danseurs habillés en squelettes, s’adonnant à une petite présentation symbolisant diverses aspects, tels quel la mort, le cractère éphémère de la vie et plus encore.

De plus, on retouve une fête des plus magiques dans la Ville de Cervera. En effet, on y fête la Aquelarre, ou connu sous le nom de “réunion des sorcières”. On y plusieurs “shows” se rapprochant de l’univers de la magie. Si vous aimez la magie, pensez à prendre congé et de partir en vacances là-bas pour la dernière fin de semaine d’août!

Pour ceux qui désir en savoir plus sur les fêtes de la Catalogne, n’hésitez pas à consulter le site ci-dessous.

Gabriel Lavigne

Gaudi un idéal controversé.

Bonjour à tous l’article que vous vous apprêtez à lire pourrait vous dérangez, car il suscitera probablement la controverse et pourrait vous demandez de vous questionner sur un homme et des lieux de Barcelone qui ne représente peut-être pas le symbole de liberté qu’on leur attache. Cet article porte sur le célèbre Gaudi et ses œuvres notamment la Sagrada Familia. Je tire mes faits du livre Forgotten Places Barcelona and the Spanish Civil War écrit par Nick Lloyd. Tout d’abord, il dépeint Gaudi comme ceci : « Antoni Gaudi, the brillant architect of one of the most remarkable churches in the world, and for most of his adult year, extreme right-wing religious zealot…» (Lloyd 2016, p.345). De plus, il se réfère à l’auteur Robert Hughes qui voit la Sagrada Familia comme un moyen de christianisé les prolétaires. Lloyd ajoute aussi le fait que Gaudi ai fait une sculpture qui présente le diable donnant une bombe à un ouvrier serait la représentation de la peur vécue par la bourgeoisie face à la classe ouvrière à la fin du 19e siècle. Il critique aussi le fait que rien ne présente les conditions difficiles dans lesquelles vivaient les ouvriers de cette époque et qui expliquerait leur révolte. Le plus intéressant reste le fait que lien entre le courant moderniste et la Sagrada Familia de Gaudi ne serait pas très claire, surtout par le fait que pour le clergé la modernité était un pêché (Lloyd 2016, p.345-347). Ces trois pages m’ont apporté beaucoup de questions, car bien que l’auteur ait un gauchiste convaincu, il a fait preuve de beaucoup de doigté pour expliquer les différentes causes qui ont mené à la guerre civile, la guerre et l’après, sans oublier qu’il a précisé qu’il y avait eu des exactions des deux côtés. Est-ce que la majorité des gens serait tombé dans le piège d’admirer un artiste aidé par la réécriture de l’histoire et les dépliant touristique? Est-ce que le talent peut amener les gens à tous pardonner ou est-ce simplement un auteur qui tant de noircir un lieu qui est en train de détruit sa ville? Qu’est-ce que vous en pensez?

Bibliographie:

Lloyd, Nick. 2016. Forgotten Places: Barcelona and The Spanish Civil War. Barcelona.

La situation des prisonniers politiques à la balado de fred savard

Depuis le 1er mars dernier, l’ancien animateur de l’émission La Soirée est (encore) jeune à la Première Chaîne de Radio-Canada a lancé sa baladodiffusion dans laquelle lui et différents collaborateurs parlent de l’actualité de manière rigoureuse, satirique et caustique. Il s’agit d’une balado hebdomadaire, dont le nouvel épisode sort le vendredi. Ça parle souvent de l’actualité québécoise, canadienne et américaine, mais il y a certaines chroniques qui va parler de l’actualité internationale.

C’est la cas dans l’épisode du 29 mars dernier dans lequel il y a eu une chronique sur les prisonniers politiques. Il s’agissait d’un des sujets de l’émission parce que Manon Massé, une des co-porte-paroles de Québec Solidaire, devra témoigner dans le cadre des procès contre les prisonniers politiques. Si Manon Massé a été appelée à livrer un témoignage, c’est parce qu’elle était à Barcelone le 1er octobre 2017, le jour du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Elle y était à titre d’observatrice. Ce n’était pas la seule québécoise en Catalogne le jour du vote; les partis et les groupes indépendantistes québécois avaient tous envoyés des représentants en Catalogne pour voir comment se déroulait cet exercice d’auto-détermination.

L’extrait où Fred Savard parle de la Catalogne avec Boris Proulx, qui est un reporter et il a écrit des articles en lien avec la Catalogne, commence à 64:27.

Boris Proulx va faire des parallèles entre la Catalogne et le Québec, notamment parce qu’il s’agit de deux territoires où il y a un mouvement indépendantiste. Les deux peuples ont leur propre langue qui diffère avec la langue du pays.

Un souper catalan chez olivieri

Durant le mot de mars dernier, Olivieri (une librairie et un bistro) sur la rue Côte-Des-Neiges offrait un souper trois services catalan. Ce menu était offert dans le cadre du cercle de lecture d’Olivieri qui était consacré au livre L’Autre de l’auteur catalan Marta Rojals. Cet évènement était organisé par le groupe Lisez l’Europe. Il s’agit d’un regroupement d’institutions culturelles européennes qui a comme mission de présenter la littérature européenne contemporaine à Montréal

Le souper commençait avec une entrée d’aubergines et de poivrons grillés, le tout accompagné de pain à la tomate. Le pain à la tomate est un plan qui est souvent servi dans les bistros et restaurants en Catalogne. C’était très bon!

Le pain à la tomate
Aubergines et poivrons grillés

Le plat principal était constitué de riz noir, moules, calamars et palourdes. Étant une personne qui apprécie les fruits de mer, j’ai beaucoup apprécié ce plat. Les trois fruits de mers présents font partie de ceux que je préfère!

Riz noir, moules, calamars et palourdes

Le troisième et dernier service, le dessert, était composé de miel, fromage frais de brebis et beignets. Nous avons ici un dessert léger après un bon repas. Je l’ai beaucoup apprécié.

Miel, fromage frais de brebis et beignets

Ce souper catalan fut très apprécié par moi et mes ami·e·s. Le tout fut accompagné de cava, qui est un vin mousseux catalan. Si vous allez à Barcelone, vous vous devez d’arrêter quelque part pour prendre du cava!

Source: http://www.goethe.de/ins/ca/mon/prj/lie/frindex.htm

Mythes et légendes dans l’imaginaire catalan

Comme nous l’avons si bien vu au sein de ce cours, l’accumulation d’un patrimoine culturel et la consolidation d’une identité nationale peuvent se faire de diverses manières, que ce soit à travers la diffusion de la langue, la perpétuation d’une mémoire collective, la préservation de lieux ou de monuments à fortes connotations symboliques, ou, tout simplement, par le biais de la gastronomie.

La littérature joue évidemment un rôle magistral dans la préservation de la culture et de l’identité catalane ; mais, de manière assez surprenante, la propagation des mythes et des légendes catalans servent non seulement à nourrir l’imaginaire collectif, mais contribuent également à perpétuer une mémoire historique nationale qui témoigne de la richesse de cette culture même dont ils découlent.

La fameuse légende du “Cœur mangé” intrigue non seulement par sa qualité fantaisiste et la nature de l’histoire qu’elle relate, mais aussi par le contexte historique auquel elle fait référence : on est invariablement portés à penser aux troubadours et aux chevaliers, à l’imposante Maison de Barcelone, mais aussi aux personnages historiques dont il est question. On y découvre d’ailleurs Douce de Provence sous un autre jour : elle n’est plus réduite au rôle de figure historique lointaine et dépourvue de véritable valeur (outre son alliance propice avec Ramon Berenger III), mais elle est transformée en personnage symbolique, porteur d’une mémoire culturelle qui illumine à la fois le passé et le présent de la Catalogne telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Ces mythes et légendes, traditions folkloriques qui s’éternisent à travers le passage du temps, témoignent donc de la diversité de la culture catalane, de la richesse de son histoire mais aussi de son “ancienneté”. Ils constituent une véritable extension de l’identité nationale et peuvent être compris comme un instrument d’émancipation littéraire et politique, comme l’écrit si bien Pascale Casanova dans La République mondiale des Lettres (Seuil, 1999). La richesse culturelle s’accumulant sur la base des mythes et récits populaires, la “recollection, réévaluation, diffusion des folk tales censés exprimer le génie spécifique” d’un peuple sont également la manifestation de sa richesse littéraire et culturelle.

Comment désorganiser sont voyage en catalogne?

https://vimeo.com/314999584 Li,2019

Comme vous l’avez probablement remarqué en regardant le cours métrage A Catalunya Story de Brandon Li. Ce film est une fiction. C’est l’histoire de 3 amis qui se rejoigne à Barcelone pour passer des vacances ensembles. Jusque là rien de bien extraordinaire, mais tout change lorsqu’ils décident de se rendre sur la Costa Brava et partent dans la mauvaise direction, c’est à ce moment que leur voyage commence. C’est à ce moment que ça devient intéressant. Parce que pour ceux qui ne le savent pas je me prépare moi aussi à partir pour la Catalogne en mai. Je fais le voyage avec un ami qui en est à sa première expérience de voyage. Il est très insécure et pour le moment notre voyage est plutôt très organisé ce qui semble beaucoup le sécuriser. Par contre, je lui ai présenté la possibilité d’aller dans la région de l’Èbre pour voir et en apprendre plus sur la guerre civile espagnole et les combats qui ont lieu dans cette région, comme c’est un passionné d’histoire, il était très intéressé jusqu’au moment où je lui ai dit que l’organisation était beaucoup plus difficile, car le tourisme est beaucoup moins développé. Quand je lui ai proposé que nous devrions prendre seulement un billet de train pour la région et se donner quelques jours pour découvrir. J’ai eu l’impression que je venais de lui proposer de faire une marche de la mort de laquelle, il avait des chances de pas revenir vivant. Pour fermer la boucle avec le film, c’est la réflexion suivante que le film nous apporte. Comment oublier les guides touristiques et simplement aller se perdre dans une région, rencontrer ses habitants et se laisser porter par le moment? En tant que voyageur sommes nous simplement des fous du contrôle? Bien sûre, je sais que l’étudiant en anthropologie qui vous parle en ce moment recherche ce type d’expérience, mais comment amener un plus grand nombre de touriste à se faire confiance et découvrir par eux-mêmes, cela pourrait peut-être être une partie de la solution au problème du tourisme de masse que vie Barcelone en ce moment. Qu’en pensez-vous?