Archives de catégorie : histoire

CHUPA CHUPS…La révolution d’un bonbon!

Chupa chups, sucette créé par le barcelonais Enric Bernat en 1958.

Qui n’a pas goûté ces fameuses sucettes ? Je pense que nous avons savouré, au moins une fois dans notre vie, de ce petit bonbon.

En cherchant parmi des inventions catalanes, je me trouve avec l’agréable surprise de que le créateur de cette marque qui transcende des générations marquant l’enfance de nombreuses personnes dans le monde entier, est né à Barcelone.

Je me souviens que mon oncle a voyagé aux États-Unis. Il nous a apporté comme cadeaux, aux plus petits de la famille, ces douces, rondes, petites et assez savoureuses lollipops. Ils étaient déjà très célèbres dans les années 2000 et rares en Colombie.

Quand je les ai eu dans mes mains, je n’ai pas réfléchi une seconde pour le découvrir. L’attente a été longue pour les goûter pendant que ma mère ouvrait le bonbon. Le moment est arrivé, mes papilles ont explosé avec émotion. C’était une fête à la fraise dans ma bouche, mon bonheur était énorme. J’étais heureuse d’avoir pu goûter le fameux bonbon des publicités télévisées.

Une idée d’Enric Bernat en 1958 marque le début de l’histoire de la sucette dans le monde. Dans son ingéniosité, il se pose la question sur ce qui manque sur la surface de la Terre et la réponse est un bonbon qui ne souillait pas les mains quand on le mangeait: « que ça soit comme manger un chocolat à la fourchette» a dit le célèbre créateur. Quand l’entreprise a débuté, le nom était Gol et ils ont proposé 5 saveurs sur le marché.

Après avoir été en vente pendant 2 ans, ils ont décidé de changer le nom. Chups a été choisi. Après la création du jingle “chupa, chupa un chups”, pour promouvoir la marque , l’homme d’affaires a connu un plus grand succès et adopte ce nouveau nom.

En 1968, ils ont concouru pour le prix de la meilleure publicité au monde à Lyon et gagnent.

À partir de ce moment, l’entreprise a grandi et méritait d’évoluer. Il a donc été décidé de changer le logo. C’était le grand peintre Dalí qui était responsable de le faire possible. Sur une serviette en papier ordinaire, il dessine une marguerite qui fait sensation et reste comme étiquette de l’entreprise.

La marguerite jaune, création original du célèbre Salvador Dalí.

La compagnie a pris son envol et est arrivée dans 164 pays. En 1977, le Japon y était le premier. Ils sont l’une des marques les plus célèbres d’Espagne et se lancent sur le marché avec différents produits: chocolat, jouets, méga bowlers et bonbons sans sucre, ainsi que commanditaire des plus grands concerts à Barcelone comme pour celui du Roi de la pop, Michael Jackson. Tout cela fait de cette marque une mode.

Comme curiosité: il y a même une éponge de mer qui s’appelle Chupa chups.

Après la succession de la société au fils du créateur, il la revend à la société italienne Perfetti Van Melle, qui est toujours le leader de la marque. Depuis sa création, 63 ans ont passé et elle est toujours en vigueur.

SOURCES:

Wikipedia, https://es.wikipedia.org/wiki/Chupa_Chups [en ligne]. Mise à jour le 06 novembre 2019. [consulté le 25 novembre 2019].

Wikipedia. https://es.wikipedia.org/wiki/Enric_Bernat [en ligne]. Mise à jour le 22 novembre 2019. [consulté le 25 novembre 2019].

La crème catalane : un dessert inoubiable.

http://www.mission-food.com/2018/10/barcelona-day-7-montserrat-oller-del.html

Pour les palais gourmands et sucrés, j’ai un choix qui va vous amener en haut du ciel. La crème catalane est un des mets sucrés incontournables dans votre assiette, ce n’est pas important si elle est faite à la maison ou en restaurant, ce qui est essentiel est son goût exceptionnel. La crème est faite avec des éléments très économiques et faciles à retrouver dans n’importe quelle épicerie. Il nous faut du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la farine. Cette belle combinaison fera un festin dans vos papilles gustatives.

Son origine est très ancienne En effet, la crème est déjà nommée dans des livres des recettes médiévales qui datent du siècle XIV (livre de Sent Sovi). C’est à partir de là, que la recette a suivi, selon l’époque, diverses substitutions dans leurs ingrédients. Par exemple, le choix de la farine de maïs, plutôt que l’amidon.

  En Europe, c’est un dessert populaire au risque des quelques changements, par exemple dans la saveur. La crème peut être utilisée pour farcir des tartes, ou d’autres pâtisseries. Le sucre peut être torréfié à l’aide d’une cuillère chaude par-dessus le flan crémeux. C’est la touche parfaite. En Catalogne, la crème est aussi devenue une glace accompagnée d’une confiture de jaune d’œuf brûlée, quel délice!

Une tradition plutôt religieuse 

Cette délicate beauté de la cuisine catalane est aussi appelée « crema de Sant Josep ». En effet, son nom réside pour fêter le jour de Saint Joseph, que dans la coutume catholique est le père adoptif de Jésus. Il est presque comme un rite de manger ce dessert le 19 mars, une journée avant le printemps, pour fêter aux hommes qui sont parents dans les familles ibériques et catalanes.

 J’ai hâte de reproduire cette merveilleuse recette à la maison. A continuation, je vous laisse le link de la video: https://www.youtube.com/watch?v=kH_1yjhiNOw&list=PLoRYCTMD8tdZSFV251n7uivZW_rA737qh

SOURCES: Wikipedia, https://es.wikipedia.org/wiki/Crema_catalana, [en ligne]. Consulté le 29 novembre 2019. Mise à jour le 20 septembre 2019.

La situation des prisonniers politiques à la balado de fred savard

Depuis le 1er mars dernier, l’ancien animateur de l’émission La Soirée est (encore) jeune à la Première Chaîne de Radio-Canada a lancé sa baladodiffusion dans laquelle lui et différents collaborateurs parlent de l’actualité de manière rigoureuse, satirique et caustique. Il s’agit d’une balado hebdomadaire, dont le nouvel épisode sort le vendredi. Ça parle souvent de l’actualité québécoise, canadienne et américaine, mais il y a certaines chroniques qui va parler de l’actualité internationale.

C’est la cas dans l’épisode du 29 mars dernier dans lequel il y a eu une chronique sur les prisonniers politiques. Il s’agissait d’un des sujets de l’émission parce que Manon Massé, une des co-porte-paroles de Québec Solidaire, devra témoigner dans le cadre des procès contre les prisonniers politiques. Si Manon Massé a été appelée à livrer un témoignage, c’est parce qu’elle était à Barcelone le 1er octobre 2017, le jour du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Elle y était à titre d’observatrice. Ce n’était pas la seule québécoise en Catalogne le jour du vote; les partis et les groupes indépendantistes québécois avaient tous envoyés des représentants en Catalogne pour voir comment se déroulait cet exercice d’auto-détermination.

L’extrait où Fred Savard parle de la Catalogne avec Boris Proulx, qui est un reporter et il a écrit des articles en lien avec la Catalogne, commence à 64:27.

Boris Proulx va faire des parallèles entre la Catalogne et le Québec, notamment parce qu’il s’agit de deux territoires où il y a un mouvement indépendantiste. Les deux peuples ont leur propre langue qui diffère avec la langue du pays.

Le fondement contradictoire de l’unanimité catalane

“Une nation forgée par l’histoire”, article tiré des archives de 1977 du journal d’information français, Le Monde diplomatique, éclaire dans toute son ampleur, avec objectivité et exactitude, le jeu d’opposition au cœur de l’histoire catalane. Pierre Vilar, historien français et spécialiste de l’histoire de la Catalogne, y offre une rigoureuse synthèse d’événements politiques, économiques et culturels ayant marqué “le fondement contradictoire de l’unanimité catalane”. En traçant l’esquisse d’une chronologie nationale rythmée par d’intermittentes périodes d’effacement et d’apogée, Vilar soulève une question fondamentale : “Le fait catalan a marqué l’histoire. Il a failli s’effacer. Pourquoi a-t-il revécu ?”

Un certain lyrisme imprègne l’article de Vilar, tandis qu’il retrace les débuts de la structure géographique de la Catalogne, sortie des refuges pyrénéens à travers conquêtes et repeuplements. Avec la volonté d’expansion s’organisent les institutions et députations catalanes, se vivifient les talents littéraires du treizième siècle jusqu’au “siècle d’or”, se forge un sentiment non pas étatique mais national. C’est un sentiment de différence qui perdure malgré l’extinction de la Maison de Barcelone en 1410, malgré l’essor du castillan et les luttes politiques du XVe siècle, malgré les multiples tentatives de suppression de la langue catalane et l’inégal développement entre Barcelone et Madrid.

Pour Vilar, l’unanimité catalane est le fruit d’un mouvement d’opposition envers l’Espagne : “dès que l’oppression vient de Madrid, l’unanimité catalane se reforme”. Mais il s’agit aussi d’un enthousiasme national, d’un catalanisme qui se forge une place non seulement au sein de l’Espagne, mais dans les grandes marges de l’histoire, en tant qu’entité politique, économique et culturelle indépendante.

C’est donc histoire et géographie, politique et enjeux linguistiques, qui s’entremêlent dans ces lignes afin d’accentuer le déséquilibre entre “la grande force des Catalans” et le rôle réduit, secondaire, auquel l’Espagne les a relégués au fil des siècles. En passant par les comtes-rois de Barcelone à l’essor des institutions catalanes, en enchaînant avec les premières révoltes ouvrières, le mouvement de la Renaixensa de la langue et la montée culminante de la bourgeoisie catalane, l’article dépeint la résistance de la Catalogne et son autonomie grandissante face à un État qui l’a maintes fois surplombée et éclipsée, sans jamais pouvoir effacer sa trace.

https://www.monde-diplomatique.fr/1977/08/VILAR/34376

Joan Ramis i Ramis

Depuis 1713, Maó, le principal port de la petite île de Menorca, appartient aux Britanniques. C’est là que naît Joan Ramis i Ramis en 1746 ; c’est là aussi qu’il mourra, soixante-douze ans plus tard. Jusqu’à ses dix-neuf ans Joan suit des cours de rhétorique et de philosophie à l’Université de Mallorca. Il passe ensuite son examen de droit à Avignon où il s’initie à la poésie, au théâtre.

Avignon, de nos jours

Sous contrôle français de 1756 à 1763, les Baléares font de nouveau partie de l’Empire britannique. C’est l’époque des Lumières ; Rousseau est en exil ; Kant reçoit chez lui des intellectuels ; le monde est sous l’empire de la Raison.

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paysage de Menorca

De retour à Maó, Joan Ramis est nommé juge du tribunal de la vice-amirauté. C’est à cette époque de sa vie qu’il commence à écrire des pièces de théâtre en catalan. S’il rencontre le succès tout d’abord avec ses pièces Lucrèce, ou Rome libérée (1769) en alexandrins rimés, Arminda (1771) et Rosaura, ou l’amour fidèle (1783), il cesse petit à petit de publier en catalan et écrit surtout des livres d’histoire. Il est un des premiers à faire une étude sur la préhistoire des îles espagnoles (Antigüedades célticas de la isla de Menorca, 1818). Mais ses œuvres historiques, très fouillées, ne sont pas appréciées comme l’était son théâtre.

Il est un des fondateurs de la Societat Maonesa de Cultura. C’est dans sa maison que se réunissent les membres de ce club d’intellectuels minorquins entre 1778 et 1783.

À cause de sa situation dans la Méditerranée, Menorca est sujette à de nombreux changements . Entre 1782 et 1798, l’île demeure sous le contrôle des Espagnols ; puis la Grande-Bretagne récupère Menorca entre 1798 et 1802, période durant laquelle Joan Ramis i Ramis refuse toute charge officielle. À partir de la sécession de Minorque à l’Espagne en 1802, il occupe les postes de “jutge d’impremtes i llibreries, examinador de mestres de primeres lletres”. À sa mort ses livres tombent sans bruit dans le proverbial oubli.

Joan Ramis i Ramis

Alors qu’ailleurs en Europe le XVIIIe siècle symbolise l’ouverture aux idées nouvelles de démocratie et d’égalité, en Catalogne, depuis la défaite de 1714, le Siècle de Lumières est plutôt obscur. Les sciences médicales voient un peu de progrès avec la fondation du Col·legi de Cirurgia de Barcelona en 1760 ;  les quelques érudits qui portent l’idéal de connaissance sont autodidactes et vivent à Barcelone ou à Cervera. Les Baléares sont délaissées par leurs intellectuels, qui fuient les îles pour le continent pour mieux se faire entendre : le philosophe Pou i Puigserver et le géographe Felip Bauzà.

Ce n’est donc qu’à la fin du XIXe siècle que les pièces de théâtre de Joan Ramis i Ramis seront redécouvertes par les écrivains catalans.

https://www.escriptors.cat/autors/ramisj/index.php

https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0054132.xml?s_q=Joan%20Ramis#.UzQ0QIWKXJk

Sur le mouvement intellectuel Il·lustració : https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0033496.xml

 

 

Sant Jordi

La Sant Jordi, une fête en Catalogne qui fait penser à une sorte de Saint Valentin catalane avec des échanges de roses et de livres, est en réalité l’une des célébrations les plus originales et festives de la Catalogne. En effet, d’un coté, c’est une fête populaire qui est célébrée le 23 Avril de chaque année et dont son origine est un mélange  de diverses traditions datant d’époques différentes. C’est une journée qui associe la culture au romantisme car les femmes se doivent de recevoir une rose et les hommes un livre.

D’un autre coté, le 23 Avril n’est pas uniquement la journée des amoureux en Catalogne mais aussi et avant tout une journée qui rend hommage à la légende de Sant Jordi, dont l’origine remonterait à la nuit des temps. D’après la légende, Sant Jordi (Saint Georges) aurait tué un dragon qui menaçait toute la communauté et du même coup il aurait sauvé une princesse des griffes de ce terrifiant dragon. Ainsi, certaines versions nous racontent que du sang du dragon sortit un bouquet de roses rouges que Georges tendit à la princesse. D’où la tradition, qui remonte au Moyen Âge, d’offrir des roses, auxquelles une foire est alors consacrée autour de la Sant Jordi.

Toutefois, au delà de cette légende,  les annales de l’histoire confirment l’existence de ce héros légendaire, Sant Jordi.  Né au cours du IIIe siècle, il fut un militaire au service des ordres de l’empereur Romain, Dioclétien, martyrisé et décapité le 23 Avril 303 par ce dernier pour avoir refusé d’exécuter son ordre de persécuter les chrétiens. Par cet acte de bravoure, un culte lui a été consacré dans le monde chrétien et en Catalogne et en devint le patron au XVe siècle.

La Sant Jordi, c’est aussi un symbole de l’identité catalane devenue, dès 1930, une fête littéraire commémorant la langue et la culture catalanes. Également connu comme le patron des amoureux en Catalogne, cette croyance vient de l’ancienne coutume médiévale qui consista à visiter la chapelle de Sant Jordi du palais de la Generalitat, où se déroulait habituellement une foire aux roses ou « aux amoureux ». Ainsi, avec le temps, la fête des amoureux évolua peu à peu en celle du livre et de la culture catalane pour devenir officiellement la Journée du Livre en 1930.

En général, la journée du 23 Avril coïncide avec de nombreux événements littéraires dont celui de l’anniversaire de la mort de deux génies de la littérature à savoir Shakespeare et Cervantès, tous deux morts le 23 avril 1616. Ce qui expliquerait pourquoi depuis 1995 l’UNESCO a fait de cette journée la ”Journée mondiale du livre et du droit d’auteur”. Chaque 23 avril, la Sant Jordi est célébrée à travers la Catalogne toute entière. Lecture de poésie, représentations de Castells, activités pour les enfants autour de la légende et bien sûr, ventes de livres et de roses résument une telle journée. C’est la fête dans toutes les rues catalanes en ce jour là!

Sources:

http://www.spain.info/fr_CA/reportajes/la_fiesta_sant_jordi.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi

www.catalunyaexperience.fr/sant-jordi

Crédit Photo:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi

Des municipalités font la promotion de la sorcellerie et du tourisme des bandits.

Si vous avez lu l’article sur les sorcières, vous aller apprécier celui-ci.

Il est question de la tradition ainsi que de l’héritage laissé par les sorcières de Catalogne, ces femmes mortes injustement, qui à une époque évoquait peur et malédiction, mais qui maintenant sont synonymes de joie et de festivités!

Les sorcières font partie du folklore catalan et sont encore d’actualité. Certaines municipalités proposent des activités directement liées à cette partie de l’histoire, ainsi qu’à l’univers de bandits. Les sorcières attirent plusieurs touristes chaque années grâce à toute l’histoire et la stimulation de l’imaginaire qu’elles provoquent. À Sant Feliu Sasserra, il existe un musée et une section de collection, dédier à cet univers fantastique, mais qui reste inspiré de faits réels. Il s’agit du centre d’interprétation de la sorcière. La visite guidée se déroule en trois parties : Une visite guidée du centre, ainsi qu’une séance de questions – réponses. La seconde partie consiste à une projection d’un peu plus de 15 minutes traitant de l’histoire, mais également des techniques de tortures utilisées de l’époque. Et la troisième partie est une visite de la ville, son histoire, ainsi que la visite de certains lieux culte où des sorcières ont été exécutées.

Il existe même à Centelles, un festival nommé le repère des sorcières, faisant référence à de vieux proverbes voulant que toutes les femmes de cette région soient des sorcières. Il en va de même pour la municipalité de Cervera, qui elle aussi célèbre les sorcières pour clore la saison estivale. Il est questions de défilés, danses et performances, on y passe tous les éléments de la sorcellerie, tel que des sorcières faisant des potions autours de chaudrons jusqu’aux démons dansant avec les sorcières et ainsi de suite. D’autres municipalités ont pris des initiatives semblables au cours des dernières années, proposant des parcours et des visites de lieux culte en pleine nuit, des visites guidées, ainsi que des représentations théâtrales dans les forêts. Ces festivités sont chose courante en Catalogne comme nous pouvons le constater.

Sources:

Réunion des Sorcières de Cervera près de Barcelona (Catalogne)


https://www.barcelonaesmoltmes.cat
https://www.ara.cat/cultura/Bruixes-bandolers-Sant_Feliu_Sassera-Montseny_0_753524770.html

Violant d’Hongria

À part Ermessende de Carcassonne, il y a eu d’autres femmes qui ont joué des rôles importants dans l’histoire du Royaume de Catalogne-Aragon.

C’est le cas de Violant d’Hongria, née en 1216, à Heztergom, Royaume d’Hongrie. Fille d’André II d’Hongrie et de sa deuxième épouse Yolande de Courtney, elle épousa Jacques I d’Aragon, dit «le Conquérant» en 1235, à l’âge de 19 ans. Ce mariage causa une grande sensation en Europe. On pensait que le mariage entre Jaume et Violant allait apporter des grandes richesses territoriales au croissant Royaume d’Aragon. Par contre, l’endettement de la Couronne d’Hongrie et la difficile situation entre celle-ci et les seigneur féodaux n’a pas permis l’annexion de grands territoires à la Couronne d’Aragon. Par contre, doit-on dire que, lors de leur mariage, la Couronne d’Hongrie otorga au Royaume d’Aragon le pouvoir sur un compté de Flandes, ainsi que quelques territoires de Némours et Bourgogne.

Dès ses premiers jours en tant que Reine d’Aragon, elle joua un rôle primordiale dans la conquête de Valence. Elle joua un rôle important lors de la signature du Traité d’Almirra, lequel délimitait les frontières entre Aragon et Castille, au sud du Règne de Valence. Elle fut aussi une conseillère très importante de son mari, avec lequel eut 10 enfants, dont Pierre le Grand et Jacques II de Majorque.

Cette femme, Reine d’Aragon, Majorque et Valence, Comtesse de Barcelone, seigneur de Montpellier et d’Aumelas, et Vicomtesse de Millau, décède en 1251 à Huesca, Aragon.

 

 

 

Ressources:

https://ca.wikipedia.org/wiki/Violant_d%27Hongria

https://es.wikipedia.org/wiki/Violante_de_Hungr%C3%ADa

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yolande_de_Hongrie_(reine_d%27Aragon)

Bataille de Muret

La bataille de Muret fait partie de la croisade contre les Albigeois qui dura de 1208 à 1248. À cette époque le Pape Inocent III, essai de convaincre le comte Raimon VI de Toulouse en menant une expédition contre les cathares, aussi appelés «Albigeois». Ces Albigeois sont issus d’une secte qui naquit dans le nord de l’Italie. Cette doctrine simple et exigeante, prône le retour à la pureté de l’Évangile et dénonce le luxe et la richesse de l’Église médiévale, elle se diffuse très rapidement dans le Midi toulousain. Le comte refuse alors de prendre les armes contre ses propres sujets. Le Pape Inocent III réussit alors à se trouver des alliés français pour mater les hérétiques. Ce sera la première croisade sur des terres chrétiennes contre des gens adorateur du Christ. Le roi de France Philippe Auguste préfère se tenir en réserve. En bon politicien, il ne veut pas altérer son image dans une guerre contre des gens qui sont formellement ses sujets.

En quoi tout ceci concerne-t-il la couronne d’Aragon et de Catalogne ? Par un jeu d’alliance et de mariage, le roi d’Aragon Pierre II est le beau-frère du comte Raimon VI de Toulouse. Ils sont aussi de fervents catholiques, mais ils craignent non sans raison que les croisés leurs enlèvent leurs droits, leurs terres et leurs coutumes sous prétexte de religion.

Au début de la bataille, le comte et le roi vont assiéger ensemble le petit château de Muret, aux confins de la Garonne et de la Louge. Situé à vingt-cinq kilomètres au sud de Toulouse, il est occupé par une trentaine de chevaliers et quelques fantassins. Simon de Montfort, chevalier opportuniste au service du Pape accourt à leur rescousse avec le gros de ses troupes, soit environs neuf cents hommes et réussira à faire rentrer ses troupes dans le château courant le risque d’être lui-même assiégé.

Pierre II d’Aragon fière de sa victoire de Las Navas de Tolosa sur les musulmans veut absolument une bataille rangée dans laquelle une victoire lui attirerait encore plus de gloire et de prestige et non un siège de plusieurs mois. Simon de Montfort, en habile stratège en sachant pertinemment qu’il ne pourrait supporter un long siège feint la retraite par le sud. Pierre II d’Aragon confiant de sa supériorité numérique et tactique se jeta sur les troupes de Monfort sans attendre les troupes du conte de Toulouse. En effet, celui-ci refusa de poursuivre Simon de Montfort en sachant pertinemment ses intentions et en connaissant ses habiletés stratégiques. La défaite fut totale et humiliante le roi d’Aragon y perdit la vie et plus d’un millier de ses meilleurs chevaliers ainsi que 5000 fantassins. Son fils héritier de 6 ans, Jacques (futur Jacques I, Le Conquérant), fut aussi fait prisonnier, l’armée de Monfort ne perdit qu’une poignée d’hommes. Cette défaite signa véritablement la fin de la présence catalane en Occitanie.

Sources:

 

La conquête de la Nouvelle Catalogne, du Royaume de Valence et de Majorque

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Muret

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article14223

 

Pere II el Catòlic – Pierre II le Catholique

Nous étions en 1176. Sancha de Castille accouchait de son premier fils  cette année où fut conclue la paix de Tarascon. Alphonse, second du nom,  père de cet enfant et comte de Barcelone, de Besalú, de Gérone, de Roussillon et roi d’Aragon, le nomma Pierre.

La prise de la Castille par les troupes almohades du calife Abu le Victorieux et la conséquente défaite d’Alphonse dit le Noble, neveu du roi d’Aragon, forcèrent le souverain catalan à s’allier d’anciens rivaux pour contrer la progression de l’envahisseur. Afin d’assurer la victoire de ses nouveaux alliés sur les Maures, le roi entreprit un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Les chemins qui menaient vers la Galice étaient ardus ; peu de temps après son retour de voyage, avant d’atteindre ses quarante ans, Alphonse II succombait à un mal mystérieux. Au jeune Pierre, le testament attribua le royaume d’Aragon et les comtés de Barcelone et de Roussillon.

Très actif dans les premières années de son règne, Pierre II signa entre autre un pacte de non-agression avec Gênes et scella une très éphémère entente avec l’Empereur des Almohades.

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D’un malheureux  mariage avec Marie de Montpellier il obtint le comté fort convoité de Montpellier et deux enfants, une fille prénommée Sancha et un fils, Jacques, qu’on allait surnommer le Conquérant. Dès le second automne, on entama des procédures de divorce auprès d’Innocent III. Sans attendre l’agrément papal, Pierre demanda la main de la reine de Jérusalem, Marie de Montferrat, et proposa d’organiser une croisade pour protéger la Terre Sainte.

Il s’allia en 1204 à Alphonse VIII, roi de Castille qui allait l’aider dans la bataille contre les Almohades, dans les vallées de la Sierra Morena.

Les efforts de paix que Pierre II avait entrepris entre les populeuses familles royales d’Occitanie et de Provence ne durèrent que quelques années, car en 1208 le très saint Innocent III ordonna que fussent lancées des attaques contre les Albigeois. Les cibles de ces attaques – des alliés de Pierre II – demandèrent l’intercession de celui-ci. Pierre assista donc, un froid midi de janvier 1211, à la rencontre entre Simon de Montfort, le représentant des croisés, et le vicomte de Béziers et de Carcassonne. Pour éviter que ne se poursuivît le bain de sang, on convint de marier le fils de Pierre, le petit Jacques, à la fille de Simon de Montfort.

Les troupes de Montfort ne tinrent pas longtemps compte de cette trêve et rattaquèrent Toulouse et les cathares. Pierre II qui était occupé d’autre guerre, tourna son regard sur l’Occitanie et décida de venir en aide au vicomte de Carcassonne. Les troupes de Simon de Montfort surpassèrent celles du comte de Barcelone. Ce dernier succomba à ses blessures le 14 septembre 1213, excommunié par Innocent III.

Les frères hospitaliers de Toulouse qui avaient recueilli la dépouille, durent donc la garder jusqu’à ce qu’Honorius III héritât de la tiare vaticane, en 1217. On permit alors que Pierre fût inhumé dans la cour du monastère qu’avait fondé sa mère trente ans plus tôt.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Las_Navas_de_Tolosa

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