La corrida en Catalogne

Toro de Osborne
Toro de Osborne

Lorsque l’on pense à l’Espagne, l’un des clichés qui nous viennent à l’esprit est la corrida, pratiquée un peu partout sur la péninsule ibérique. Par contre, depuis le 1er janvier 2012, la corrida est interdite en Catalogne, devenant ainsi la deuxième région, après les Îles Canaries (interdite depuis 1991). C’est le 28 juillet 2010 que le Parlement de Catalogne adopte une disposition interdisant la corrida en Catalogne.

En Espagne, plusieurs “pros-corrida” dénoncent les arrières pensés politiques régionalistes catalans. Plusieurs considèrent que l’interdiction de la corrida est surtout une démarche politique “anti-espagnole” que “anti-corrida”, voulant bannir tout symbole espagnol.

Il faut mentionner qu’avant l’adoption de cette loi, la tauromachie n’était plus très populaire. Plusieurs des arènes, dont celle de Barcelone était pratiquement vide lors des dernières corridas.

Point de vue économique, le monde taurin génère plus de 40 000 emplois, principalement liés au secteur du tourisme et des loisirs. Cette industrie génère plusieurs milliards d’euros par année, ce qui n’est pas négligeable dans pays en pleine crise économique.

Plusieurs régions d’Espagne souhaitent que la corrida soit protégée comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ainsi, celle-ci serait protégée contre toute forme d’interdiction comme la disposition votée en Catalogne.

Selon un sondage du journal catalan La Vanguardia, mené en 2013, 81 % des Catalans sont opposés au retour de la corrida dans leur région, contre 18 % en faveur. Selon le Huffington Post, 91 % des Espagnoles n’ont plus aucun intérêt pour la corrida.

Que l’on soit pour ou contre, la corrida suscite encore bien des débats au sein de la population espagnole. Pour ma part, lorsque l’on m’a posé la question lors de mon séjour en Espagne, j’ai dit que je n’étais pas contre, étant donné l’aspect culturel du spectacle. Par contre, je peux comprendre les “anti-corridas” étant donné le caractère cruel de la tauromachie.

Le saviez-vous?

Plusieurs nationalistes catalans ont détruit plusieurs panneaux du Toro Osborne que l’on peut apercevoir un peu partout le long des autoroutes espagnoles (voir image ci-dessus). Pourtant, ce panneau en forme de taureau était autre fois qu’une publicité de la marque de spiritueux Osborne, mais qui est depuis un symbole de la nation espagnole et non de la corrida.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Opposition_%C3%A0_la_corrida

http://www.huffingtonpost.fr/anna-galore/disparition-corridas_b_2788368.html

http://www.lavanguardia.com/cultura/20130208/54366492416/pp-toros-merce-barcelona.html

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/28/01003-20100728ARTFIG00396-la-corrida-interdite-en-catalogne-a-partir-de-2012.php

«Dancers are the athletes of God» -Albert Einstein

nacho-duatoNacho Duato, danseur professionnel et chorégraphe, né à Valence en 1957, a suivi de nombreuses formations dans des écoles prestigieuses autour du monde. Âgé de 18 ans, il commence par la Rambert School de Londres, puis continue l’année d’après à la Mudra School de Bruxelles, pour terminer, deux ans plus tard, à l’Alvin Ailey Dance Center de New-York.

En 1980, il débute sa carrière de danseur professionnel en se joignant au Culberg Ballet de Stockholm. Puis, l’année suivante, le célèbre chorégraphe Jiří Kylián le recrute pour la Nederlands Dans Theater aux Pays-Bas, où il interprétera six ballets différents.

C’est en 1983 qu’il crée sa première chorégraphie, Jardí Tancat, qui signifie en Catalan «Jardin Fermé». La chorégraphie, interprétée par trois couples de danseur exécutant des mouvements intenses et se laissant porter par la voix de Maria del Mar Bonet, s’inspire de contes traditionnels catalans. L’histoire raconte la vie de paysans catalans, désespérés par la sécheresse, qui persévèrent à semer et labourer la terre aride de la Catalogne tout en adressant cette prière à Dieu :

«De l’eau, nous avons demandé de l’eau                                                              Et toi, ô Dieu, Tu nous as donné du vent                                                            Et Tu t’es détourné de nous                                                                                  Comme si Tu ne voulais pas nous écouter»

Jardi Tancat

 

Nacho Duato, gagna de nombreux prix dont, la première place au Internationaler Choreographischer Wetterverb de Cologne, en 1983, pour sa chorégraphie Jardí Tancat. Elle fut dansée un peu partout sur le globe et reprise par des  compagnies prestigieuses comme Les Grands Ballets de Montréal qui l’ont présenté en 1995 et en 2001.

Voici une reprise de 2012 par Centro Coreográfico Galego :

Bibliographie :

http://www.spainisculture.com/fr/artistas_creadores/nacho_duato.html#ancla_secciones

http://www.arte.tv/guide/fr/050136-000/le-choregraphe-nacho-duato

http://esbq.asp.visard.ca/GEIDEFile/1015314b.pdf?Archive=192270291045&File=1015314b_pdf

http://www.grandsballets.com/fr/spectacle/jardi-tancat/