ROSA LEVERONI

“Crec que la meva poesia podria portar el títol general de Lírica de cambra i que és per a ser llegida a mitja veu” – Rosa Leveroni

 

Rosa Leveroni a publié ses premiers poèmes dans la revue Patufet,  à l’âge de quinze ans. Elle a étudié à l’Escola de Bibliotecàries à l’époque où cette institution accueillait, dans son corps professoral, l’intellectuel et écrivain Carles Riba. Elle a travaillé à la bibliothèque de l’Université autonome de Barcelone, a étudié les lettres et la philosophie durant la guerre civile, tout en poursuivant ses activités d’écriture.

 

Has fet un collaret amb les paraules

per a ornament manyac de ma nuesa.

I m’has posat al pit gemma escollida,

aquella que de temps era esperada.

(Joia, X)

 

Les vers de Rosa Leveroni sont tristes. Ils évoquent l’amour déçu, la mélancolie et l’attente. La poète écrit parfois des haïkus. Aussi elle écrit des textes politiques.

 

Elle résiste à la répression franquiste par l’entremise d’un groupe de penseur-ses et d’écrivain-es mené par Carles Riba. Elle contribue aux revues Poesia et Ariel. Elle se dédie à la distribution clandestine des écrits de Carles Riba qui, en partie grâce aux efforts des intellectuel-les qui ont travaillé à leur circulation, se sont rendus jusqu’aux lecteurs et lectrices contemporains.

 

Qui s’assure, aujourd’hui, que les textes de Rosa Leveroni circulent, qu’ils soient lus ? En Catalogne, nulle-part je n’ai pas pu trouver les écrits de Rosa Leveroni.

 

Podran florir els estels, florir les roses

i el món espurnejar de meravelles,

i sols ho copsaré dins els teus braços:

jo veig el món en la teva pupil.la.

(Joia, II)