La casa Fuster

Qu’aurait-il de mieux à offrir à sa femme que la maison la plus dispendieuse de Barcelone devenue, maintenant, légendaire? C’est difficile de rivaliser, n’est-ce pas? Pourtant M. Mariano Fuster i Fuster l’a fait en 1908 avec la résidence qui porte son nom. La “Casa Fuster” est un édifice digne du style architectural moderniste et il fut dessiné, sous supervision de Consuelo Fabra i PuigMontaner, par l’architecte réputé Lluís Domènech i. Hé oui! Celui qui a aussi conçu el Palau de la Música Catalana.

Monsieur Fuster est un des autres hommes d’affaire catalans qui su se démarquer par d’autres façon. Quoiqu’il soit connu à Barcelone pour s’y être enrichi, il est originaire de la haute classe Majorquine où il continue, d’ailleurs, à faire business dans le domaine du vin mousseux. Ne s’en tenant pas qu’au commerce, il est l’auteur du livre “La acculera y sus applicaciones”. Nous devinons, alors ses goûts pour l’art.

Ce n’est pas sans raison qu’on la reconnaissait comme la maison la plus onéreuse de la ville à l’époque ; il ne suffit que de faire l’inventaire des matériaux de première qualité comme le marbre blanc avec lequel les façades sont construites. De plus, la superficie est évaluée à 10.500 m2. Il ne faut surtout pas oublier les détails architecturaux comme le travail qui été effectué sur chaque colonne.

C’est un joyau de la succession catalane!

 

 

Elle ne finit que d’être pleinement rénovée en 2004 et elle est, comme les autres oeuvres de l’architecte, patrimoine mondial de l’UNESCO. Bref, la cerise sur le sundae du “paseo de Gràcia” en plein coeur du quartier de l’Eixample.

Du aux frais exorbitants, la famille Fuster a quitté la demeure que 9 ans après d’y être aménagé, ainsi en 1920. Depuis, la maison a servi d’édifice commercial comportant un café, barbier ou encore une épicerie. En 1962, une importante compagnie d’électricité avait l’intention de l’acheter pour la démolir et construire un gratte-ciel. Heureusement, comme souvent dans l’histoire catalane, la société civiles s’est unie pour remplir une pétition qui allait contre cette décision et ils ont emporté la cause. Elle fut rachetée par un compagnie hôtelière en 1999 et elle l’est toujours aujourd’hui. Il est vraiment recommandé d’assister à un dîner spectacle avec une thématique jazz. Du moins, si vous avez le budget pour vous le procurer dans cet hôtel 5 étoiles.

Fait cocasse: l’année passée, deux individus armés de masses ont cassé les vitrines du vestibule pour s’emparer des plusieurs bijoux et ils ont pris la fuite à l’aide d’une motocyclette.

 

 

 

Dispersion en fusion

Qu’on les retrouve sous forme culturelle, dans des analyses littéraires portant sur la presse caribéenne, parmi les figures importantes de la recherche scientifique du XXe siècle aux États-Unis, à travers une foule de casse-cou qui se joignent pour former des tours humaines à Montréal ou dans un court-métrage tourné autour de la planète pour promouvoir l’indépendance de leur mère patrie, ils demeurent indéniablement Catalans.

Puisque leur histoire et leur héritage ne s’arrête pas qu’à ce qu’ils ont accompli dans leurs pays dits catalans et même si on en entend pas souvent parler, il est primordial de s’attarder à la diaspora catalane à travers le globe pour découvrir le chainon manquant de leur identité, se rendre compte des rôles clés qu’ils ont pu jouer au sein d’autres sociétés et de comprendre l’immensité ainsi que la force de leur union.

Les causes de leur l’éloignement, quoiqu’on puisse s’en douter, sont généralement politiques (lors de la guerre civile, pendant la dictature franquiste ou, récemment, avec le sentiment de manque d’autonomie) ou économiques (entrepreneurs et marchands d’autrefois ou chômeurs d’aujourd’hui dans une Espagne en crise).

Statistiquement parlant, afin de mieux cerner l’ampleur de cette communauté, il y avait 264 034 Catalans, provenant de 27 contrées différentes, éparpillés dans le monde en janvier 2016 selon l’institut catalan des statistiques. Sans compter, bien sûr, ceux qui ont pu échapper au recensement.

En haut de la liste des pays d’accueil apparaissent la France, l’Argentine, L’Allemagne, les États-Unis et le Mexique. Quant à la répartition de la population sur les continents, l’Europe avec 45,9%, n’est qu’en deuxième place suivant l’Amérique avec les 50,0% qui la choisissent. S’en suit, l’Amérique du sud avec 33.0% des résidents à l’étranger. L’Asie, l’Afrique et l’Océanie ne reçoivent qu’un pourcentage minime variant entre 2,3% et 1%.

Aux États-Unis, un petit groupe d’immigrants catalans ont prêté  main forte au développement scientifique. Ils ont commencé à arriver davantage à l’époque de la première guerre mondiale même si quelques uns s’étaient déjà installés pendant la vague d’immigration européenne de la fin du XIXe siècle et le tout début du XXe. Leur émigration vers les É.U. coincide avec une montée de prestige de la part des centres de recherche sur la santé. Les conditions de travail et les revenus intéressants attirent les scientifiques catalans. On en compte 37 qui ont aidé concrètement à faire avancer la science reliée au domaine de la santé.

En Amérique latine, le modernisme a été une passion littéraire qui a réuni des écrivains catalans aux hispano-américains au XIXe siècle. Cependant, la dévotion portant sur l’écriture s’amplifie au XXe siècle dans un contexte de postmodernisme et nous ne pouvons omettre de mentionner l’apport de Ramon Vinyes entre 1915 et 1925 à la revue Voces à Barranquilla. Ensuite, entre 1939 et 1950, ses romanciers et chroniqueurs catalans ont élaborer un réseaux de revues dans leur langue dans plusieurs pays:  Mexique, Chili, Argentine, Cuba, République dominicain et Colombie. Ce furent, surtout, des écrivain exilés par la chute de la république espagnole.

Ce type de péripéties qui nous démontrent l’implication catalane à l’international n’est pas rare. Il suffit de bien investiguer! Je vous invite à lire les articles sur lesquels je me suis inspiré pour rédiger le mien.

Homedes, N., Ugalde, A. (20003). LA DIASPORA CATALANA ALS ESTATS UNITS EN EL SEGLE XX. Gimbernat, 39, 237-257. Repéré àhttp://www.raco.cat/index.php/Gimbernat/index

http://www.geopolitica.cat/xifres-diaspora-catalana/

http://www.periodicoseletronicos.ufma.br/index.php/rbrascaribe/article/view/1126/876

http://www.burbuja.info/inmobiliaria/politica/342605-diaspora-catalana-video-de-apoyo-independentista-todos-independentistas.html