FC BARCELONE, «més que un club»

Pas besoin d’être un fan du foot pour connaître l’existence du FC Barcelone, club représentant la ville catalane dans la ligue locale, comme dans la prestigieuse UEFA Champions League, championnat européen.

Cependant, l’objectif de cet article ne pas de vous faire connaître l’histoire du club, ses titres conquis ni ses grands joueurs qui ont porté ce glorieux maillot «blaugrana», mais plutôt de partager un autre aspect qui a un impact direct dans l’économie de Barcelone.

Il s’agit de revenus qui rapporte le club à la ville. En fait, il génère le 1.5% du PIB de Barcelone. D’ailleurs, dans la saison 2014/15, l’équipe avait connu une saison parfaite en rapportant les 3 titres: La Liga, la Copa del Rey et la UEFA Champions League. Cela en terme économique signifie un revenu d’environ 906 millions d’euros. Aussi, Barça permet d’avoir un emploi à environ 16 600 personnes, chiffre qui représente environ le 18% des emplois dans la ville. Le club a environ un budget de 600 millions d’euros par année.

D’un autre côté, le FC Barcelone est une de raisons pour laquelle les touristes décident de visiter la ville. En fait, 6% de tous les touristesqui visitent Barcelone, leur principale raison est de visiter le club, soit le Camp Nou (stade), son musée ou son magasin. Alors, on peut dire que le club génère des revenus à la ville grâce aux touristes qui viennent partout à travers le monde.

C’est ainsi qu’on peut voir que ce n’est pas seulement un club de foot connu internationalement, mais aussi une entité qui contribue au progrès social et économique de la ville de Barcelone.

Sources:

https://futbolfinanzas.com/la-importancia-del-barca-la-economia-la-ciudad-barcelona/

https://www.expansion.com/catalunya/2016/06/21/576941df46163f123b8b456b.html

Les grèves féministes du 8 mars en Catalogne

Actuellement, nous nous trouvons dans un contexte de manifestation au travers du monde. Que ce soit pour le climat, pour la recherche d’indépendance ou toute autre situation, chacune d’entre-elle sont à la recherche de la même chose : soit une manière de faire entendre leur revendication, leur requête. Une des revendications qui vient ralliée la planète entière est très simple : la demande de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, à chaque 8 Mars, journée internationale des droits de la femme, le monde se met en grève pour venir contrer les inégalités qui sont toujours présentes aujourd’hui, en 2019.

L’Espagne est une des régions qui regroupent le plus de manifestants en cette journée. En effet, depuis deux ans déjà, la ville de Barcelone retrouve plus de 200 000 féministes qui se baladent au travers des rues de la ville. Ces personnes ont revendiqué « l’égalité, la fin des violences sexistes, la réduction de l’écart salarial et la défense de la dignité du travail domestique »[1]. Elles viennent également défendre le travail non-rémunéré des femmes ainsi que « les soins qui incombent aux femmes […] tels que les soins aux enfants et aux personnes à charge, ou les tâches ménagères »[2] car les femmes travaillent deux fois plus d’heures quand vient le temps de travailler à la maison[3].

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4]

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4] En 2018, on vient organiser une grève légale au sein de la ville. Cette situation est une première historique. Plusieurs ministères de PSOE (dont Pedro Sanchez) ont marchés aux côtés du peuple. Ce dernier a même affirmé qu’il « [voulait] une Espagne féministe. Car c’est seulement grâce au féminisme que nous en finirons avec la violence machiste et que nous obtiendrions l’égalité réelle »[5]. À la suite de cette marche, les barcelonais ont non seulement décidé de la répéter, mais ils s’y sont pris d’avance. En effet, plusieurs services au niveau du transport, de la santé et de l’éducation ont été mis en place. Par exemple, comme Montréal l’a fait lors de la marche pour le climat en ce vendredi 27 septembre, le métro, le tramway et d’autres transports à Barcelone ont été réduit (à 50% aux heures de pointe et 25% pour le reste de la journée). Évidemment, plusieurs services de transports ont été réduit dût à la quantité de monde qui serait dans les rues. En ce qui concerne le système de la santé, les services d’urgence et de santé publique ont été maintenus, mais en ce qui concernait les chirurgies pouvant être déplacées, elles l’ont été. Les écoles ont laissé un professeur pour six classes, un professeur pour quatre classes spécialisées et le reste du personnel a été réduit au tiers. Ces mesures en disent beaucoup sur l’importance de la manifestation sur la ville catalane. On vient montrer que l’égalité au niveau des sexes est d’une importance capitale et que la ville encourageait les gens à aller manifester en ce 8 mars. Suite à l’imposition de l’Espagne franquiste lors d’une majeure partie du XXe siècle, les manifestants sentent qu’il y a toujours une importante vague de machisme sur le territoire et qu’il est temps que l’égalité s’installe.

Au cours de l’année 2004, « le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a voté une loi hissant [le féminicide] au rang de cause nationale […]. En Espagne, près de 1500 hommes portent un bracelet électronique »[6]. Ce bracelet est une sorte de GPS qui permet aux femmes, portant une balise, de savoir si leur conjoint ou ex-conjoint se trouve à proximité. La police sera ainsi prévenue, permet d’avoir un système prévoyant d’une part la violence conjugale, mais apporte d’une autre part une sérénité à la femme qui avait peur de la personne concernée. Ceci n’est qu’un exemple de ce que ce genre de manifestation peut apporter à une société. On permet à une ville, voir un pays, de progresser vers un futur égalitaire (les manifestations féministes du 8 mars), écologique (la grève mondiale pour le climat du 27 septembre dernier), national (la manifestation du 11 septembre 2014 en Catalogne).  


[1] Le petit journal « Ce qu’il faut savoir sur la grève féministe du 8M à Barcelone ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.lepetitjournal.com/barcelone/actualites/ce-quil-faut-savoir-sur-la-greve-feministe-du-8m-barcelone-251949 [en ligne]

[2] Idem

[3] Selon les données de l’INE

[4] Ouest-France. « 8 mars. Grève générale sans précédent pour les femmes en Espagne ». Ouest-France.fr, 8 mars 2018. https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/8-mars-greve-generale-sans-precedent-pour-les-femmes-en-espagne-5610342. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[5] La Presse. « Espagne: grève féministe et manifestations massives pour le 8 mars », 8 mars 2019. https://www.lapresse.ca/international/europe/201903/08/01-5217586-espagne-greve-feministe-et-manifestations-massives-pour-le-8-mars.php. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[6] Europe 1 « Lutte contre les féminicides : l’Espagne, l’exemple à suivre ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.europe1.fr/international/lutte-contre-les-feminicides-lespagne-lexemple-a-suivre-3908365. [en ligne]