Les chemins de Compostelle en Catalogne

L'Abbaye de MontserratDepuis le IXe siècle, des pèlerins en provenance de toute l’Europe et du monde entier empruntent les chemins de Compostelle. Il existe autant de chemin que de pèlerin, car au Moyen Âge, faute de locomotion, les pèlerins quittaient leur demeure pour se rendre à St-Jacques de Compostelle, en Galice. Leurs périples pouvaient durer des mois, voire des années et ne savaient pas s’ils reverraient leur village et leurs proches. C’était un voyage très risqué et peu de pèlerins survivaient. Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les chemins de St-Jacques ne cessent de gagner en popularité.

C’est grâce à cette popularité que les chemins connaissent depuis quelques années une renaissance. Les chemins de Compostelle en Catalogne ne font pas exception. Connus sous le nom de Camino catalan ou Camí de Sant Jaume (en catalan), les chemins de Compostelle en Catalogne gagnent à être connus. C’est pourquoi depuis 2010, plusieurs d’entre eux ont été réhabilités. Plusieurs points de départ sont possibles, soit de la Jonquera (col de Panissars), port Sant Pere de Rodes, Camino de San Ignacien (au départ de l’Abbaye Montserrat ou le premier pèlerin catalan, Césaire, débuta son pèlerinage) ou de Barcelone. Le chemin de Tarragona est actuellement en processus de réhabilitation et devrait être praticable dans les prochains mois.

Parcourir les chemins catalans, c’est découvrir le riche patrimoine de ce peuple sous un autre angle. Montserrat, Sant Pere de Rodes, Cervera, Figueres, Alcarràs, Lleida et Vilabertran ne sont que quelques villages que l’on peut découvrir le long de la route vers Compostelle. Les chemins regorgent de trésors architecturaux, d’églises romanes et gothiques, d’abbayes, de monastères, de vestiges romains, mais aussi, le plaisir de savourer la gastronomie catalane. Encore peu fréquentés, les chemins catalans possèdent toutes les infrastructures (boulangerie, épicerie, gîte, point d’eau, etc.) afin d’accueillir les pèlerins d’aujourd’hui.

De la méditerranée à l’Atlantique, parcourir les chemins de Compostelle en Catalogne, c’est plonger dans l’histoire d’une culture millénaire.

Bon Camí! (Bon chemin!)

Ultreia et sus eia! (Toujours plus haut, toujours plus loin)

Sources:

http://www.camidesantjaume.cat/index.php

http://www.chemins-compostelle.com/Fichiers/2010-carte-catalogne-sud.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=jU35URY8waY

 

 

4 réflexions sur « Les chemins de Compostelle en Catalogne »

  1. Pour les amoureux de plein-air, cela semble être une expérience vraiment fantastique de voyager et de découvrir! Surtout si comme tu dis, le chemin encore tranquille malgré qu’il soit devenu patrimoine mondial de l’UNESCO (j’ai entendu dire par des pèlerins que certains tronçons plus populaires sont malheureusement devenus des courses aux refuges). C’est un très bel article très inspirant e, avec les liens vraiment pertinents, cela donne envie de faire des projets!

    1. Je peux le confirmer, c’est une expérience extraordinaire que de parcourir les chemins de Compostelle. On dit que le chemin catalan est le Camino Francés (le chemin de Compostelle le plus fréquenté) des années 80! Il est vrai que le Camino Francés est extrêmement populaire, mais je tiens à souligner que la course aux gîtes n’est plus comme elle était vers 2005. En fait, plusieurs gîtes ouvrent chaque année étant donné le nombre grandissant de pèlerins. Plusieurs d’entre eux reçoivent des subventions pour tenir leur gîte. Selon l’Oficina del peregrino, plus de 215 880 pèlerins ont obtenu leur Compostela (diplôme qui atteste le pèlerinage) en 2013. Les chemins gagnent de plus en plus en popularité d’année en année et c’est pour cette raison que l’on redécouvre des chemins autres fois très fréquentées, en particularité au Moyen Âge. Le chemin catalan est l’un d’entre eux.

  2. Effectivement, d’après la description que tu en fais, le chemin de Compostelle me parait magnifique. Il semble que plusieurs parcours soient disponibles selon l’humeur du pèlerin. Par contre, je croyais que les randonneurs qui décidaient d’entreprendre cette expédition, le faisaient sur une base plus spirituelle que culturelle. Quoiqu’il y ait beaucoup d’attraits touristiques tout au long du parcours.

    1. J’aime bien aussi la description qu’elle en fais, d’ailleurs j’ai une amie qui a décidé de parcourir les chemins de Compostelle l’été dernier. C’était une expérience personnelle pour se recentrer sur elle-même, mais une de ses motivations était bien entendu le côté historique. Auparavant, les pèlerins s’engageaient dans ce parcours avec des motivations spirituelles. Je crois qu’aujourd’hui, même celui qui parcours ces chemins pour motivations touristiques doit être motivé. De plus, avec les gens qu’on y croisent et les longues heures seuls, j’imagine que le voyageur est tenu de réfléchir sur certains aspects de sa vie, sans que ce ne soit un cheminement religieux.

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