Récit de mon premier choc culturel.

J’ai décidé pour terminer comme dernier article de vous partagez ma première expérience de choc culturel à vie (selon ma mémoire)! Enfant, tous les dimanches, je mangeais du délicieux lapin cuisiné par ma grand-mère catalane comme d’autres devait manger du poulet ou du rôti de boeuf. Mes grand-parents avaient une maison à Saint-Timothée, avec une immense cour, ils avaient acheté un supplément de terrain pour y faire un immense jardin et  ils élevaient des lapins dans le but de les manger (pratique pas très courante dans nos banlieues).  Pour ma grand-mère, c’était probablement la facçon la plus simple de pouvoir perpétuer les traditions culinaires de sa propre mère,  et pour mon grand-père (d’origine valencienne et andalouse) ce n’étais pas non plus une pratique illicite. De plus c’était très économique.

J’adorais la cuisine de ma grand-mère et je me régalais de son lapin, qu’elle apprêtait très bien, et de multiples façon. Mon préféré c’était le lapin aux champignons.

Alors ce fameux choc est arrivé un lundi matin des années 1980, alors que tous les camarades de classes à l’école maternelle racontent chacun leur tour leur fin de semaine. Et bien moi j’ai raconté, en gros : “Je suis allée chez mon papi et ma mamie dimanche, j’ai mangé du lapin”.  Stupeur dans la classe et réactions!!! Des petites filles pleuraient, je me suis fait pointer du doigt, certains on a évité de jouer avec moi cette journée là: J’étais la méchante fille qui mangeait du lapin! Il faut dire que ce n’était pas dans les habitudes alimentaires et que le lapin était l’animal domestique de certains de mes camarades.

Le soir à la maison, j’ai raconté mon expérience à mes parents et c’est là que j’ai eu la première fois conscience que mes origines n’étaient pas seulement différentes géographiquement mais aussi culturellement. Et que ça pouvait déranger.

De nos jours, les choses ont bien changées. On peut acheter du lapin dans de grandes épiceries, on en retrouve sur les menus de certains restaurants et je gage que Ricardo à du publier plusieurs recettes de lapin. Je ne choque plus personne quand je raconte cette histoire, qui est devenue mignonne.  Même qu’il y a quelques années, une petite fille qui pleurait dans les années 1980 est venue chez moi manger du lapin…

 

Une réflexion sur « Récit de mon premier choc culturel. »

  1. Ton point de vue est très intéressant, surtout aujourd’hui ou la “malbouffe” est très présente dans les écoles. Je pense que les traditions passent aussi par l’alimentation et c’est important de garder ça. Je me souvient également le dégout de certaine personne quand je leur avais annoncé que pendant un weekend nous avions tué un cochon afin de préparer toute sorte de plats.

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