le catalan à alghero

La petite ville d’Alghero est célèbre au sein de la culture catalane. La cause de cette célébrité est qu’Alghero, situé sur la côte méditerranéenne de la Sardaigne en Italie, est habitée par une petite communauté de catalanophones de moins de 50 000 personnes.

C’est au Moyen Âge que les catalans ont migrés vers l’île, alors que la Sardaigne faisait partie de la couronne d’Aragon, sous le règne de Pierre IV d’Aragon. Même après près de sept siècles, le catalan perdure à Alghero. Bien que, tout comme le reste de la Catalogne, la ville d’Alghero se bat pour préserver sa variante du catalan. La langue est reconnue par la République de l’Italie et la Sardaigne comme langue minoritaire, mais de moins en moins de jeunes l’apprennent et l’utilisent de nos jours. Ayant quelques représentants au gouvernement indépendant de la Catalogne, Alghero participe activement aux mesures du gouvernement catalan pour faire perdurer sa langue. Langue d’éducation et d’autorité locale, il est difficile pour le catalan d’être conservé alors qu’il est entouré d’une population qui opte majoritairement pour l’usage de la langue de l’État; l’italien. Ou alors pour le sarde ou le sassarais, deux langues indo-européennes romanes ayant plus de 100 000 locuteurs chacune.

Il est beau de voir une population s’unir ainsi pour préserver sa langue et sa culture. Bien qu’étant séparés depuis plusieurs siècles de leur terre mère, les catalans d’Alghero sont bien décidés à poursuivre leurs efforts pour faire perdurer leur langue.

Sources;

“Alghero.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 28 Aug. 2019, en.wikipedia.org/wiki/Alghero.

“Sassarais.” Wikipedia, Wikimedia Foundation, 1 Sept. 2017, fr.wikipedia.org/wiki/Sassarais.

Las Hogueras de San Juan

La San Juan, une fête bien répandue en Espagne, est une tradition marquant le solstice d’été et le jour le plus long de l’année. Par contre, la plus grande célébration de la San Juan en Espagne prend place à Alicante, dans la région de Valence. Las Hogueras de San Juan est un festival célèbre pour ses feux de camps sur la plage la nuit de la San Juan, mais aussi pour ses nombreuses célébrations tout au long de la semaine suivante. La mascletá et las fallas sont d’excellents exemples de la riche culture catalane.

 La mascletá est un spectacle de pyrotechnie sonore, un arrangement de pétards est présenté à chaque jour de la semaine suivant la nuit de la San Juan. Durant Las Hongueras, la mascletá est organisée sous forme de concours; chaque mascletá est mise en place par un pyrotechnicien différent et le grand gagnant est annoncé à la fin de la semaine.

Ensuite, Las Fallas est une tradition qui me fascine énormément. Durant toute l’année, de nombreux artistes travaillent sur la confection de sculptures géantes (pouvant atteindre plusieurs mètres de haut) faites de divers matériaux (papier mâché, bois, etc.) et sont exposées à chaque coin de la ville, pour finalement être mises en feux à la fin des festivités.

 J’ai eu la chance d’assister à cette tradition l’été dernier, et c’était époustouflant! Quoi qu’un peu dangereux, puisque les œuvres sont disposées très près d’immeubles et de parcs. La présence des pompiers sur les lieux est absolument nécessaire; alors que les œuvres prennent feux, ils aspergent tout autour pour s’assurer que rien d’autre ne brûle. Bien entendu, les locaux prenaient plaisir à se faire arroser et à profiter de l’ambiance très festive!

Source;

Routard.com. “Fête De San Juan En Espagne: Agenda.” Routard.com, www.routard.com/guide_agenda_detail/3099/fete_de_san_juan_en_espagne.htm.

l’Aquelarre de Cervera

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Aquelarre de Cervera | Instagram

Festival étant célébré à chaque dernière fin de semaine d’août depuis 1978, il est très important dans la culture catalane. L’idée étant venue de la sorcellerie que le peuple aurait pratiquée dans le passé, le festival prend place dans la ville de Cervera, aux alentours de l’université. L’Aquelarre (ou encore le coven en français), est en fait la manière que les européens appelaient les réunions nocturnes des sorcières et des sorciers. Ces réunions avaient dans le but de venir pratiquer des rituels et de s’entretenir avec le diable en personne.

L’Origine

C’est à cette époque que l’Inquisition fit apparition au cœur du royaume d’Aragon du roi catholique Ferdinand II. Ce tribunal avait comme mandat, entre autre, de venir contrôler les délits d’opinion de manière chrétienne[1]. Le paganisme, autrement dit païen, comprenait « toutes […] formes religieuses qui ne sont ni juives ni chrétiennes »[2]. Il était donc considéré comme illégal. Ainsi dit, les croyances satanistes des membres du Coven furent aussitôt punies : « [ils] ont été torturés à mort »[3]. Afin d’en apprendre plus sur la sorcellerie au sein de la Catalogne, vous pourrez vous référer sur l’article « La sorcellerie en Catalogne » sur le blogue[4] Envolées Catalanes.

Sorcière brulée sur le bûcher

Ce festival prit forme alors qu’en 1978, plusieurs jeunes se sont rendus à Cervera afin d’y organiser une fête. C’est dans cette ruelle qu’auraient eu lieu les fameuses réunions. À partir de ce moment, la ville commença à célébrer cette fête qui deviendra de vraies célébrations traditionnelles. Par exemple, à chaque année, la ville vient organisée des dizaines de festivités : on y retrouve des groupes de musique (18 à chaque édition), des feux d’artifices, des rituels traditionnels qui viennent rendre hommage en quelque sorte aux femmes qui ont été tuées lors à cause de ces aquelarres.

Forme du festival

Le festival est habituellement séparé en trois actes : le premier est défini par la descente aux enfers, le deuxième par l’apparition de la chèvre (suivi d’une danse traditionnelle par des démons), alors que le troisième est entièrement concentré aux pratiques sexuelles : c’est ce que l’on peut appeler une orgie festives. Aucune nudité n’est représentée, alors que tout est d’allure symbolique. En effet, « Excité par les sorcières et les danses sensuelles, le démon fait une éjaculation superbe sur le public »[5].  Le démon, qui est en fait représenté par « le Mascle Cabró, un bouc géant et lubrique »[6], est l’élément important de cette célébration. Il prend une place qui pourrait être défini comme étant le roi des festivités.

Aquelarre de Cervera | Instagram

En plus d’avoir un programme pour les adultes, on retrouve plusieurs ateliers pour les enfants qui souhaitent célébrer avec leurs parents. Plusieurs sont costumés, d’autres participent à des jeux qui tournent autour de la magie.


[1] Garcesius. « L’Inquisition ». Histoire de l’Espagne (blog), 29 juillet 2011. https://histoiredespagne.wordpress.com/2011/07/29/linquisition-2/. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[2] Universalis‎, Encyclopædia. « PAGANISME ». Encyclopædia Universalis. Consulté le 20 octobre 2019. http://www.universalis.fr/encyclopedie/paganisme/. [en ligne]

[3] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera.

[4] « La Sorcellerie en Catalogne | Envolées catalanes ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.mediatheque.cat/envolees/?p=693. [en ligne]

[5] Femturisme.Catalunya, Ergates Informàtica (Barcelona. « L’aquelarre à Cervera | femturisme ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.femturisme.cat/fr/itineraires/aquelarre-de-cervera. [en ligne]

[6] Cap Catalogne. « AQUELARRE DE CERVERA ». Consulté le 20 octobre 2019. http://capcatalogne.com/events/aquelarre-de-cervera-2/. [en ligne]

de la musique si puissante comme un élephant

Shuarma, Jordi Ramiro, Julio Cascan et Hugo Toscano forment le groupe de rock pop nommé Elefantes. Fondé à Barcelone, le groupe est actif depuis 25 ans déjà. Cependant, bien que ce groupe espagnol ait été éclipsé par d’autres genres musicaux, il vaut bien la peine d’en savoir un peu plus de ce groupe.

Bien que le groupe aurait commencé à sonner en 1994, il n’a pas été plus que reconnu comme un groupe local de Barcelone. Cependant, à l’année 2000, le musicien espagnol Enrique Bunbury écoute le groupe et décide de les aider avec la production d’un nouvel album.  Azul va voir le jour et va se proclamer comme un des meilleurs albums du groupe. Muni d’un rythme doux des guitares électriques ainsi que des lettres si touchantes écrites par le leader du groupe Shuarma, cet album c’est le travail parfait pour apprendre à connaître ce groupe barcelonais. « Azul » est aussi le nom du premier « single » de l’album, homonyme, et c’est dans cette même chanson que le chanteur Enrique Bunbury est en duo avec le groupe. Une mélodie très passionnante, très magique et accompagnée des simples paroles cela va être la combinaison parfaite pour voir le monde en bleu. De plus, la vidéo de cette chanson nous présente une petite histoire dont on peut comprendre que les souvenirs sont toujours là et c’est pour cette raison qu’il faut vivre chaque jour, car on ne sait pas ce qui nous attend demain.

Ensuite, cet album présente aussi des mélodies très intimes comme celle nommée « Me gustaria hacerte feliz », une belle chanson très acoustique et avec des chœurs féminins qui donnent beaucoup de force et passe d’une mélodie acoustique à une plus puissante. En effet, c’est ce que l’on ressent lorsqu’on veut que quelqu’un soit toujours heureux. On commence doucement jusqu’à ce qu’on arrive à notre objectif. Aussi, il faut parler sans doute du solo de guitare et du piano qui ferment la chanson, ces deux instruments essentiels pour Elefantes qu’aident toujours à bien conclure leur travail d’une façon puissante, mais sans laisser de côté la nostalgie.

Finalement, il faut dire qu’Elefantes n’est pas un groupe très commercialisé comme Rosalía par exemple. Le groupe ne compte qu’avec un peu plus de cinquante chansons réparties en cinq albums de studio. Malgré cela, pour une petite dégustation musicale du groupe catalan, je trouve que ces deux chansons pourront faire l’affaire et captiver l’oreille de tout ce qui veuille les écouter. 

Vidéo “Azul”: https://www.elefantes.net/wp-content/uploads/Elefantes-Azul-Vinilo-yoast-facebook.jpg

Wikipedia. Elefantes (banda). [En ligne] https://es.wikipedia.org/wiki/Elefantes_(banda) [Consulté le 22 octobre 2019]

Le monde de Game of Thrones à Gérone

Localisée au nord-est de l’Espagne dans la communauté autonome de Catalogne, la ville de Gérone est une des villes des plus intéressantes à visiter dans la Péninsule Ibérique. La beauté de cette ville est telle que les réalisateurs de la série Game of Thrones ont opté pour faire de Gérone une des principales locations pour recréer d’hallucinants endroits dont on a pu être témoins lors de la sixième saison émise par la chaîne HBO. Dans cet article, on pourra se promener dans cette ville aux quatre fleuves et connaître des endroits transformés pour recréer l’atmosphère mythique du monde de Game of Thrones.

La ville de Gérone
La rue del Bisbe Josep Cartañà vue comme une rue de la ville de Braavos

En effet, lors de la sixième saison, la série nous a montré la ville de Braavos, l’endroit où le personnage d’Arya Stark devrait s’apprêter à devenir « personne ». Le personnage devait passer des épreuves et des difficultés comme mendier dans des roues telles comme la rue del Bisbe Josep Cartañà. Cette rouelle est juste derrière la cathédrale et c’est pour sa simplicité médiévale pour la que cette roue a été choisie pour accompagner à la plus petite des Stark dans son entrainement.

Ensuite, un autre endroit qui a fait partie de l’univers du Trône de Fer, a été la Plaça desl Jurats. Bien que cette place ne date pas de l’époque médiévale, mais plutôt du XXe siècle, c’est un espace dont les habitants de la ville de Gérone profitent des spectacles de rue pour passer de bons moments. En revanche, bien que l’on parle de GAME OF THRONES, on sait déjà que l’on ne va jamais trouver une place où les personnages pourront bien s’amuser sans avoir des conséquences. C’est qu’arrive avec notre personnage Arya Stark qui est toujours à Braavos et assiste à une pièce de théâtre représenté sur cette placette et l’on est témoins de comment la jeune louve réalise le sort des membres de sa famille.

Finalement, on ne pouvait pas finir ce tour de Game of Thrones à Gérone sans dire que l’étoile gothique de la ville a fait son apparition dans une des scènes des plus importantes de la sixième saison de la série de HBO. Je parle sans doute de la cathédrale Sainte-Marie qui se trouve au sommet de la ville. Fait à partir du XIe siècle, le grand escalier et la façade de cette église se sont convertis pour représenter le Gran Septuaire de Baelor, localisé dans la capitale du monde du Trône de fer. C’est ici que la reine Cersei Lannister, la plus détestée de ce monde, a dû faire une « marche de la honte » pour s’expier de ses pêches. Cette marche consistait à se faire devant tout le peuple, le corps nu. Évidemment, cet épisode a marqué à tous les fanatiques de GOT. Plus tard, ce même personnage va prendre sa vengeance et va faire exploser cette cathédrale.

On peut donc conclure que Gérone est une ville magique partout où l’on se trouve. Cette fois-ci, je n’ai mentionné que quelques places à Gérone que l’on était métamorphosé pour nous transporter au monde de Game of Thrones, mais il reste encore d’autres places à découvrir qui ont fait partie de différents univers de séries et de films lesquelles font de Gérone une ville cinématographique.

Salta conmigo. “Ruta por la Girona de Juego de Tronos en 7 localizaciones”. [en ligne] https://saltaconmigo.com/blog/2017/01/ruta-por-la-girona-de-juego-de-tronos-en-7-localizaciones/ [consulté le 22 octobre 2019]

Girona emociona. “La ciudad histórica”. [en ligne] http://www.girona.cat/turisme/esp/monuments.php [consulté le 22 octobre 2019]

iTraveller.(1 novembre 2018) Girona – Game of Thrones. [en ligne] https://www.youtube.com/watch?v=ZQ6iYCHZQ-8

FC BARCELONE, «més que un club»

Pas besoin d’être un fan du foot pour connaître l’existence du FC Barcelone, club représentant la ville catalane dans la ligue locale, comme dans la prestigieuse UEFA Champions League, championnat européen.

Cependant, l’objectif de cet article ne pas de vous faire connaître l’histoire du club, ses titres conquis ni ses grands joueurs qui ont porté ce glorieux maillot «blaugrana», mais plutôt de partager un autre aspect qui a un impact direct dans l’économie de Barcelone.

Il s’agit de revenus qui rapporte le club à la ville. En fait, il génère le 1.5% du PIB de Barcelone. D’ailleurs, dans la saison 2014/15, l’équipe avait connu une saison parfaite en rapportant les 3 titres: La Liga, la Copa del Rey et la UEFA Champions League. Cela en terme économique signifie un revenu d’environ 906 millions d’euros. Aussi, Barça permet d’avoir un emploi à environ 16 600 personnes, chiffre qui représente environ le 18% des emplois dans la ville. Le club a environ un budget de 600 millions d’euros par année.

D’un autre côté, le FC Barcelone est une de raisons pour laquelle les touristes décident de visiter la ville. En fait, 6% de tous les touristesqui visitent Barcelone, leur principale raison est de visiter le club, soit le Camp Nou (stade), son musée ou son magasin. Alors, on peut dire que le club génère des revenus à la ville grâce aux touristes qui viennent partout à travers le monde.

C’est ainsi qu’on peut voir que ce n’est pas seulement un club de foot connu internationalement, mais aussi une entité qui contribue au progrès social et économique de la ville de Barcelone.

Sources:

https://futbolfinanzas.com/la-importancia-del-barca-la-economia-la-ciudad-barcelona/

https://www.expansion.com/catalunya/2016/06/21/576941df46163f123b8b456b.html

Les grèves féministes du 8 mars en Catalogne

Actuellement, nous nous trouvons dans un contexte de manifestation au travers du monde. Que ce soit pour le climat, pour la recherche d’indépendance ou toute autre situation, chacune d’entre-elle sont à la recherche de la même chose : soit une manière de faire entendre leur revendication, leur requête. Une des revendications qui vient ralliée la planète entière est très simple : la demande de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, à chaque 8 Mars, journée internationale des droits de la femme, le monde se met en grève pour venir contrer les inégalités qui sont toujours présentes aujourd’hui, en 2019.

L’Espagne est une des régions qui regroupent le plus de manifestants en cette journée. En effet, depuis deux ans déjà, la ville de Barcelone retrouve plus de 200 000 féministes qui se baladent au travers des rues de la ville. Ces personnes ont revendiqué « l’égalité, la fin des violences sexistes, la réduction de l’écart salarial et la défense de la dignité du travail domestique »[1]. Elles viennent également défendre le travail non-rémunéré des femmes ainsi que « les soins qui incombent aux femmes […] tels que les soins aux enfants et aux personnes à charge, ou les tâches ménagères »[2] car les femmes travaillent deux fois plus d’heures quand vient le temps de travailler à la maison[3].

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4]

Des étudiantes prennent part à la manifestation à Barcelone pour la journée internationale des droits des femmes. | AFP[4] En 2018, on vient organiser une grève légale au sein de la ville. Cette situation est une première historique. Plusieurs ministères de PSOE (dont Pedro Sanchez) ont marchés aux côtés du peuple. Ce dernier a même affirmé qu’il « [voulait] une Espagne féministe. Car c’est seulement grâce au féminisme que nous en finirons avec la violence machiste et que nous obtiendrions l’égalité réelle »[5]. À la suite de cette marche, les barcelonais ont non seulement décidé de la répéter, mais ils s’y sont pris d’avance. En effet, plusieurs services au niveau du transport, de la santé et de l’éducation ont été mis en place. Par exemple, comme Montréal l’a fait lors de la marche pour le climat en ce vendredi 27 septembre, le métro, le tramway et d’autres transports à Barcelone ont été réduit (à 50% aux heures de pointe et 25% pour le reste de la journée). Évidemment, plusieurs services de transports ont été réduit dût à la quantité de monde qui serait dans les rues. En ce qui concerne le système de la santé, les services d’urgence et de santé publique ont été maintenus, mais en ce qui concernait les chirurgies pouvant être déplacées, elles l’ont été. Les écoles ont laissé un professeur pour six classes, un professeur pour quatre classes spécialisées et le reste du personnel a été réduit au tiers. Ces mesures en disent beaucoup sur l’importance de la manifestation sur la ville catalane. On vient montrer que l’égalité au niveau des sexes est d’une importance capitale et que la ville encourageait les gens à aller manifester en ce 8 mars. Suite à l’imposition de l’Espagne franquiste lors d’une majeure partie du XXe siècle, les manifestants sentent qu’il y a toujours une importante vague de machisme sur le territoire et qu’il est temps que l’égalité s’installe.

Au cours de l’année 2004, « le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a voté une loi hissant [le féminicide] au rang de cause nationale […]. En Espagne, près de 1500 hommes portent un bracelet électronique »[6]. Ce bracelet est une sorte de GPS qui permet aux femmes, portant une balise, de savoir si leur conjoint ou ex-conjoint se trouve à proximité. La police sera ainsi prévenue, permet d’avoir un système prévoyant d’une part la violence conjugale, mais apporte d’une autre part une sérénité à la femme qui avait peur de la personne concernée. Ceci n’est qu’un exemple de ce que ce genre de manifestation peut apporter à une société. On permet à une ville, voir un pays, de progresser vers un futur égalitaire (les manifestations féministes du 8 mars), écologique (la grève mondiale pour le climat du 27 septembre dernier), national (la manifestation du 11 septembre 2014 en Catalogne).  


[1] Le petit journal « Ce qu’il faut savoir sur la grève féministe du 8M à Barcelone ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.lepetitjournal.com/barcelone/actualites/ce-quil-faut-savoir-sur-la-greve-feministe-du-8m-barcelone-251949 [en ligne]

[2] Idem

[3] Selon les données de l’INE

[4] Ouest-France. « 8 mars. Grève générale sans précédent pour les femmes en Espagne ». Ouest-France.fr, 8 mars 2018. https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/8-mars-greve-generale-sans-precedent-pour-les-femmes-en-espagne-5610342. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[5] La Presse. « Espagne: grève féministe et manifestations massives pour le 8 mars », 8 mars 2019. https://www.lapresse.ca/international/europe/201903/08/01-5217586-espagne-greve-feministe-et-manifestations-massives-pour-le-8-mars.php. [en ligne] (consulté le 20 octobre 2019)

[6] Europe 1 « Lutte contre les féminicides : l’Espagne, l’exemple à suivre ». Consulté le 20 octobre 2019. https://www.europe1.fr/international/lutte-contre-les-feminicides-lespagne-lexemple-a-suivre-3908365. [en ligne]

Tradition de décembre en catalogne: une crèche et… un Caganer!

À la recherche des traditions catalanes, j’en ai trouvé une qui m’a laissé bouche bée, non seulement par la surprise qu’elle m’a donnée, mais du divertissement que cela m’a causé. La plupart des gens ne pensent guère à ces petits détails qui rendent un pays, une région ou une ville culturellement riche et diversifiée.

En décembre, nous pouvons trouver des crèches de différentes tailles, avec de nombreux accessoires et différents personnages. Ces derniers, appartiennent strictement à la naissance du fils de Dieu. Parmi les plus connus on retrouve Jésus, Marie ou Joseph, ainsi que des anges, des bergers et des moutons. En Catalogne, cette tradition change un peu et implique un personnage plutôt drôle : Le Caganer!

Ce petit personnage est un paysan vêtu de manière traditionnelle catalane : il porte un pantalon bleu, une chemise blanche et une barretina (chapeau rouge) et date de l’époque baroque, entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle. Sa particularité est assez génial! le petit homme est dans la position typique pour faire caca… oui les amis! Il est assis, son pantalon est baissé (on peut voir ses fesses) et tout sous lui, un caca à terre. Dans la crèche, il est cachée derrière un arbre. Il faut mentionner que l’église est consciente et d’accord avec la place qu’il a dans le paysage.

 Il est apparu pour la première fois peint sur des carreaux, en tant que personnage, dans certaines histoires. Avec le temps, il a commencé à avoir une partie importante dans la crèche.

Cette tradition est attribuée à la conviction qu’elle donne de la chance et de la prospérité à l’année suivante, car les matières fécales sont un fertilisant pour la terre. En général, il est considéré comme une figure amusante.

Il y a beaucoup de variances et personnifications de ce petit homme. Des vedettes du football, des présidents ainsi que des chanteurs ont été créés en tant que caganer. Le petit bonhomme est un des favoris pour beaucoup, à tel point qu’il y existe une association, les Amics del Caganers, qui sont chargés de faire connaître cette tradition.

Vous savez maintenant quel nouveau personnage peut faire partie de votre crèche en décembre pour vous remplir de fortune et de prospérité!

Sources:

Ajuntament de Barcelona. Cultura popular. [en ligne] https://lameva.barcelona.cat/culturapopular/es/fiestas-y-tradiciones/personajes-y-elementos-festivos/caganer [consulté le 21 octobre 2019]

El Web de l’Associació Amics del Caganer. Mise à jour en 2019. [en ligne] https://www.amicsdelcaganer.cat/ [consulté le 21 octobre 2019]

Wikipedia. Mise à jour en 2019. [en ligne] https://es.wikipedia.org/wiki/Caganer [consulté le 21 octobre 2019]

FESTA DE SANT MEDIR : Une journée à ne pas manquer!

La naissance de cette belle tradition date du quatrième siècle, à Barcelone, plus précisément dans la municipalité de Sant Cugat del Vallès. Il y a deux personnages importants : Medir l’agriculteur et l’évêque chrétien.

La légende

Medir plantait des haricots sur sa ferme et vit, tout à coup, un moine passer à toute vitesse. Celui-ci évitait les soldats romains qui, à cette époque, persécutaient les chrétiens pour des raisons religieuses. Ce moine a forcé le fermier à ne pas mentir sur son emplacement si les soldats venaient le lui demander. Pendant que l’évêque continuait son chemin, les haricots que Medir avait semés fleurissaient. Quelque temps après, les Romains arrivèrent et demandèrent au fermier s’il avait vu le moine. Il dit la vérité, comme demandé. Le groupe de soldats ne le croyait pas. Pensant qu’il le protégeait le moine, ils ont capturé le fermier. Ils ont ensuite attrapé le moine, puis ont été torturés et tués ensemble. C’est pour cette raison que Medir est sanctifiée comme le saint des paysans.

Histoire d’un miracle

Au 19e siècle, Josep Vidal I Granès, un boulanger, pria le saint de le guérir de sa maladie. S’il guérissait, il promettait de visiter le Saint Medir à chaque année. Au bout d’un an, le miracle s’est produit. Le boulanger s’est rétabli et est allé en pèlerinage, le 03 mars, partant du quartier dans lequel il habitait: Gràcia. Il y a plusieurs versions de cette histoire Barcelonaise. Après son pèlerinage et en l’honneur de Saint Medir, le boulanger a distribué des haricots aux voisins et aux personnes qui l’accompagnaient. Dans d’autres versions, les gens parlent de l’utilisation de bonbons livrés de la même manière que les haricots.

L’important est que cette belle tradition, qui rend les petits et les grands très heureux, se poursuive et reste un incontournable.

Fête à Barcelone au XXI siècle 

Beaucoup de gens, bien que peu soient des touristes, se retrouvent dans le quartier de Gràcia à Barcelone, pour célébrer cette tradition qui a une particularité exquise : elle est remplie de bonbons! Oui, il y a des bonbons de toutes les tailles, de saveurs, et de couleurs. Beaucoup restent collées aux semelles des chaussures et aux roues des calèches. Des tonnes des bonbons sont lancés au public.

Quelques Curiosités…

  • Ce défilé a principalement lieu dans trois quartiers : Vila de Gràcia, Sarria et La Bordeta.
  • Il est divisé en défilé du matin et du soir
  • Les castells de chacune des villas inscrites participent à cette tradition 100 % Catalane.
  • « Les Colles » sont des camions et de calèches qui distribuent les tonnes de bonbons aux participants. Ils sont toujours distribués de la même manière grâce à l’organisation de l’événement et à un protocole établi.
Drapeau des Colla Sant Medir 1960- source: http://comenius-legends.blogspot.com

Le Corps du drapeau : composé de 3 coureurs, dont l’un porte le drapeau du Colle principal. Ensuite, le pèlerinage se poursuit sur des chevaux, des chars et des camions suivis par un troupe de musique traditionnelle.

Avant le défilé, il y a aussi la bénédiction des bonbons, organisée par la fédération principale. Il y a une messe pendant laquelle quelques paniers avec des bonbons sont présentés pour être bénis.

C’est une fête où vous pourrez profiter en famille et où des générations entières se rencontrent pour renforcer cette ancienne et belle tradition.

Sources:

Ajuntament de Barcelona. Cultura popular. [En ligne] http://lameva.barcelona.cat/culturapopular/es/fiestas-y-tradiciones/sant-medir [consulté le 21 octubre 2019]

Federació de Colles de Sant Medir. Mise à jour en 2017. [En ligne] http://www.santmedir.org/

[consulté le 21 octobre 2019]

Generalitat de Catalunya. Patrimoni festiu de Catalunya. [En ligne] http://patrimonifestiu.cultura.gencat.cat/Festes-i-elements-festius-catalogats-o-declarats/Altres-festes/La-festa-de-Sant-Medir

[consulté le 21 octobre 2019]

Wikipedia. Mise à jour en 2019. [En ligne] https://es.wikipedia.org/wiki/Fiesta_de_San_Med%C3%ADn

[consulté le 21 octobre 2019]

Un souper à la catalane

Le mercredi 16 octobre dernier, je suis allée souper chez Bo’Dégat, un petit restaurant espagnol. Situé sur Beaubien dans Rosemont-La-Petite-Patrie, Bo’Dégat est un restaurant de tapas plutôt nouveau. Au moment où on entre dans ce restaurant, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un endroit plutôt moderne. La décoration est très moderne, mais rappelle tout-de-même l’Espagne. On retrouve beaucoup de bois ainsi que de jaune à travers la pièce. De plus, on retrouve quelques cadres où on peut apercevoir des affiches d’anciens films espagnols et même français. En un mot, je décrirais cet endroit comme étant chaleureux. 

Aussitôt rentrées dans le restaurant, la propriétaire, Carmen Martinez, est venu nous accueillir ma mère et moi. Dès notre arrivée, elle était très souriante; une très bonne hôtesse. Comme il s’agissait de notre première visite chez Bo’Dégat, elle nous a recommandé quelques tapas en particulier. Étant végétariennes, les options étaient moyennement limitées. Elle nous a donc même offert des changements à quelques de ses plats typiques. Carmen expliquait que la grande majorité de ses tapas étaient typiques à la Catalogne. D’ailleurs, elle-même vient de la Catalogne. En attendant notre repas, elle discutait avec nous. Étant de la Catalogne moi-même, on abordait différentes villes d’où venaient nos familles respectives. Carmen avait des éléments bien intéressants à dire sur cette région. Elle a certainement rendu notre souper une expérience unique.

L’ambiance, en général, était parfaite. On entendait de la musique parfois espagnole, parfois catalane. Ce n’était ni trop fort, ni trop faible; juste parfait pour pouvoir l’entendre tout en discutant et pouvoir s’entendre. Comme il s’agit d’un petit restaurant, il y avait seulement deux autres clients. Cela était tout simplement idéal, pour nous, mais aussi pour la propriétaire, qui était la seule employée, à part le chef cuisinier. À première vue, on peut croire qu’il s’agit d’un restaurant chic, mais au contraire, c’était plutôt décontracté, ce qui a rendu notre expérience encore plus agréable. 

Les ”Croquetas de jamón”,la ”Tostada de escalivada con manchego y olvivada” et le ”Pa amb tomàquet”.

Venu le moment de commander, nous avons choisi quatre tapas différents à partager. Il s’agissait de la ‘’Tortilla española’’ (l’omelette espagnole), les croquettes de jambon, la ‘’Pa amb tomaquet’’ (pain grillé avec tomate râpée et huile d’olive) ainsi qu’une marinade de poivrons rouges et aubergines grillées avec fromage manchego sur un pain grillé. Les cannellonis d’épinards catalane à la sauce parmesan avaient l’air délicieux, mais malheureusement, il n’y en restait plus. Dès le moment où la serveuse arrivait avec nos plats, on pouvait déjà sentir la bonne odeur. Bien que le jambon ne soit pas ce que je préfère dans la vie de tous les jours, j’ai bien apprécié les croquettes. Elles étaient très croustillantes; parfaitement cuites. Par la suite est arrivé le pain grillé avec tomate et huile. Une autre portion a été commandée tellement c’était délicieux. Les tomates étaient vraiment fraîches. En ce qui la concerne la ‘’Tortilla española’’, en commençant à la manger, j’ai été plutôt surprise. Elle était bien différente de celles que j’ai toujours mangées en Espagne. Elle était différente, mais tout-de-même très bonne. Finalement est venu le moment de gouter à la marinade de poivrons rouges et d’aubergines. Je n’ai jamais particulièrement aimé les aubergines. J’ai tout-de-même décidé d’y gouter. Heureusement, c’était délicieux. Nous avons vraiment apprécié notre premier repas espagnol à Montréal. 

Autant l’ambiance, la nourriture et le service sont de très bonnes raisons pour revenir à ce restaurant qui transformé mon mercredi plutôt ennuyeux à une merveilleuse soirée en bonne compagnie. 

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Source:

BO’DÉGAT: Tapas et vins. Repéré à https://bodegat.com

 

Carnet de découvertes catalanes des étudiant·e·s du cours CTL1120 Introduction à la culture catalane