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Le monde de Game of Thrones à Gérone

Localisée au nord-est de l’Espagne dans la communauté autonome de Catalogne, la ville de Gérone est une des villes des plus intéressantes à visiter dans la Péninsule Ibérique. La beauté de cette ville est telle que les réalisateurs de la série Game of Thrones ont opté pour faire de Gérone une des principales locations pour recréer d’hallucinants endroits dont on a pu être témoins lors de la sixième saison émise par la chaîne HBO. Dans cet article, on pourra se promener dans cette ville aux quatre fleuves et connaître des endroits transformés pour recréer l’atmosphère mythique du monde de Game of Thrones.

La ville de Gérone
La rue del Bisbe Josep Cartañà vue comme une rue de la ville de Braavos

En effet, lors de la sixième saison, la série nous a montré la ville de Braavos, l’endroit où le personnage d’Arya Stark devrait s’apprêter à devenir « personne ». Le personnage devait passer des épreuves et des difficultés comme mendier dans des roues telles comme la rue del Bisbe Josep Cartañà. Cette rouelle est juste derrière la cathédrale et c’est pour sa simplicité médiévale pour la que cette roue a été choisie pour accompagner à la plus petite des Stark dans son entrainement.

Ensuite, un autre endroit qui a fait partie de l’univers du Trône de Fer, a été la Plaça desl Jurats. Bien que cette place ne date pas de l’époque médiévale, mais plutôt du XXe siècle, c’est un espace dont les habitants de la ville de Gérone profitent des spectacles de rue pour passer de bons moments. En revanche, bien que l’on parle de GAME OF THRONES, on sait déjà que l’on ne va jamais trouver une place où les personnages pourront bien s’amuser sans avoir des conséquences. C’est qu’arrive avec notre personnage Arya Stark qui est toujours à Braavos et assiste à une pièce de théâtre représenté sur cette placette et l’on est témoins de comment la jeune louve réalise le sort des membres de sa famille.

Finalement, on ne pouvait pas finir ce tour de Game of Thrones à Gérone sans dire que l’étoile gothique de la ville a fait son apparition dans une des scènes des plus importantes de la sixième saison de la série de HBO. Je parle sans doute de la cathédrale Sainte-Marie qui se trouve au sommet de la ville. Fait à partir du XIe siècle, le grand escalier et la façade de cette église se sont convertis pour représenter le Gran Septuaire de Baelor, localisé dans la capitale du monde du Trône de fer. C’est ici que la reine Cersei Lannister, la plus détestée de ce monde, a dû faire une « marche de la honte » pour s’expier de ses pêches. Cette marche consistait à se faire devant tout le peuple, le corps nu. Évidemment, cet épisode a marqué à tous les fanatiques de GOT. Plus tard, ce même personnage va prendre sa vengeance et va faire exploser cette cathédrale.

On peut donc conclure que Gérone est une ville magique partout où l’on se trouve. Cette fois-ci, je n’ai mentionné que quelques places à Gérone que l’on était métamorphosé pour nous transporter au monde de Game of Thrones, mais il reste encore d’autres places à découvrir qui ont fait partie de différents univers de séries et de films lesquelles font de Gérone une ville cinématographique.

Salta conmigo. “Ruta por la Girona de Juego de Tronos en 7 localizaciones”. [en ligne] https://saltaconmigo.com/blog/2017/01/ruta-por-la-girona-de-juego-de-tronos-en-7-localizaciones/ [consulté le 22 octobre 2019]

Girona emociona. “La ciudad histórica”. [en ligne] http://www.girona.cat/turisme/esp/monuments.php [consulté le 22 octobre 2019]

iTraveller.(1 novembre 2018) Girona – Game of Thrones. [en ligne] https://www.youtube.com/watch?v=ZQ6iYCHZQ-8

Une critique du film avec un sourire la révolution

Le premier février dernier, j’ai assisté à la première du documentaire Avec un sourire la révolution du réalisateur québécois Alexandre Chartrand. Le film porte sur les évènements qui précèdent et se passe durant le référendum pour l’indépendance de la Catalogne qui a eu lieu le 1er octobre 2017. J’ai beaucoup aimé ce documentaire qui présentait un point de vue engagé sur la situation par rapport à la perspective catalane. La présentation d’anecdotes de la part de Catalans qui ont grandi durant le Franquiste   apporte aussi une belle compréhension de la perspective historique du débat qui a actuellement en Espagne.

Bien que j’aie aimé ce documentaire, j’ai toutefois ressenti que je n’étais pas le publique visé. Cela peut s’expliquer par les raisons suivantes. Premièrement, j’étais déjà au courant des faits présentés, je n’ai donc pas eu l’impression que ce film m’apportait une autre perspective ou une plus grande compréhension de la complexité de la problématique. Comme par exemple, mieux comprendre les symboles que représente la constitution pour le reste de l’Espagne, bien que celle-ci ne doit aucunement servir à légitimer les actes de violence présentés dans ce documentaire. Ou encore qu’est-ce que l’indépendance de la Catalogne dans le quotidien des Catalans et des Espagnols. Bien sûre, ces questions viennent probablement du fait que je suis étudiant en anthropologie et que je suis habitué de travailler toujours dans la complexité. J’ai aussi trouvé que le film laissait beaucoup de place aux élites artistiques et politiques de la Catalogne, mais peu de place a été laissé à la parole de la population et principalement aux jeunes Catalans ce qui aurait permis d’avoir une diversité dans les points de vue. Cependant, la conclusion du film donne une grande légitimité pour avoir présenté le point de vue des élites, car certains sont en prison et d’autre ont dû s’exiler pour ne pas y aller à la suite du référendum. De plus, il se peut que se soit dû à des contraintes techniques comme le temps. Malgré que j’aie trouvé que le film manquait un peu de complexité, je vous le conseil fortement surtout si vous ne connaissez pas bien les faits ou que vous voulez introduire le sujet à des néophytes, de plus, il est bien fait.


“Avec un sourire, la révolution” d’Alexandre Chartrand

C’est vendredi dernier, le 2 février, qu’était présenté, au cinéma Beaubien, le nouveau film d’Alexandre Chartrand: Avec un sourire, la révolution.

Le public offre un standing ovation au réalisateur à la fin du film

Dans ce documentaire, Alexandre Chartrand présente la lutte de la Catalogne pour mener son référendum sur la question de la souveraineté catalane: entre le moment où la loi affirmant qu’il y aura un référendum a été voté jusqu’au jour du vote – le 1er octobre 2017 – ainsi que des informations sur ce qu’il s’est passé aux principaux acteurs de ce référendum suite à la déclaration d’indépendance de la Catalogne.

Le réalisateur, Alexandre Chartrand

Ce qui frappe dans ce documentaire, c’est la position du gouvernement espagnol voir qu’il est prêt à tout pour empêcher la tenue du vote, allant jusqu’à envoyer la police agir violemment contre la population catalane qui agit pacifiquement face aux agents. Ce qui est très particulier est le silence total de la part des autres pays ainsi que de l’Union Européenne face à cette situation. D’autant plus que, il y a quelques années, lorsqu’il y a eu le référendum sur la souveraineté de l’Écosse, tous les pays d’Occident avaient établi leur préférence.

Le film présente la manière dont les indépendantistes catalans manifestent, avec joie et sourires, leur appui à l’indépendance de la Catalogne. Et il montre également la manière dont ceux qui s’opposent à la tenue de ce référendum font tout ce qui est en leur pouvoir pour essayer de l’empêcher ainsi que de faire peur à la population. Nous pouvons sentir que le gouvernement espagnol a peur d’une Catalogne libre et indépendante et il préfère que la Catalogne reste une région de l’Espagne.

Le film se finit en parlant des prisonniers politiques catalans. Il sera intéressant de suivre leurs procès qui doivent commencer bientôt. Les indépendantistes craignent que ces procès ne seront pas justes parce que le gouvernement espagnol va s’ingérer dans le système judiciaire pour donner une peine exemplaire aux politiciens catalans pour éviter qu’un autre référendum sur l’indépendance puisse voir le jour prochainement.

Dans une salle remplie, il y avait des politiciens québécois indépendantistes tels que Jean-Martin Aussant, Catherine Fournier, Martine Ouellette et Pierre-Karl Péladeau, ainsi que le président du Casal Català del Quebec (le Cercle culturel catalan du Québec) Èric Viladrich.

Le film est présentement à l’affiche au Cinéma Beaubien et au cinéma Quartier Latin à Montréal, au cinéma Le Clap à Québec et au cinéma Le Tapis rouge à Trois-Rivière. Il sera présenté au Ciné-Campus de l’Université de Montréal le 20 mars 2019 avec une projection spéciale en compagnie du réalisateur à 19h.